Publié le 15 Août 2009


Bonjour à tous


Saviez-vous que l'hôtel Ritz, palace parisien appartenant au milliardaire égyptien Mohamed Al Fayed, est parfumé depuis 1980 avec des kilos d'ambre et de résine d'encens importés directement des souks du Caire et déversés chaque semaine dans ses conduits d'aération ? Le Ritz, c'est aussi 250 bouquets quotidiens, 200 000 roses et 100 000 orchidées chaque année...


Le palace de la place Vendôme a depuis fait école et chacun de ses homologues possède aujourd'hui une signature olfactive qui lui est propre, comme un logo parfumé et inoubliable.
Ainsi, au Park Hyatt Vendôme voisin du Ritz, "la fragrance de l’hôtel [est] un patchouli poudré mêlé à la senteur de cuir de Russie et à l’effluve d’oranges de Floride". A La Réserve de Genève, on se remémore "l’odeur qui émane des valises posées dans les salons avec des effluves de bois précieux, de tabac et d’épices"... Au Costes K, toujours à Paris, dominent les muscs blancs, les feuilles d’eucalyptus et le gingembre... Quant au Bristol, rue du Faubourg Saint Honoré, à deux pas de l'Elysée, "notes vertes et touches boisées et fumées de bois de gaïac et de bouleau" évoquent la fraîcheur de ses jardins et l’élégance de ses boiseries...


http://www.ritzparis.com/home_ritz/home.asp?show_all=1


http://www.ritzparis.com/detail.asp


Tonton Daniel

 

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Publié le 14 Août 2009


Bonjour à tous


Avec Sissi, Angélique et autres sucreries, j'ai longtemps cru que la Cour des rois, et surtout celle de Versailles, n'était que luxe, beauté, plaisir, calme et volupté, enchantement et raffinement...
La réalité historique ? La luxure et non le luxe, la volupté... celle des prostituées, le plaisir... celui du roi, et le raffinement... celui des ébats sexuels dans les fourrés du parc...


Jardinier en chef du domaine de Versailles depuis 30 ans, Alain Baraton sait tout de la petite Histoire, celle des alcôves, des parties carrées et des enfants illégitimes. Loin des portraits officiels, son livre "L'amour à Versailles" est édifiant et fait tomber bien des idées reçues sur la France des lumières !


Première étape vers la Bretagne et vers l'enfer, le site de Versailles est choisi comme garçonnière par Louis XIII pour le calme et la solitude propices à des aventures amoureuses. Assurément bissexuel, il rejoindra Louise de la Fayette ou le marquis de Cinq-Mars dans des bosquets conçus dès l'origine pour s'isoler de la foule...


Plus loin, on apprend comment Louis XIV a été déniaisé par la baronne de Beauvais, borgne, vérolée, vicieuse et surnommée Cateau la borgnesse, avant d'épouser pour raison d'état la jeune et vilaine Marie-Thérèse d'Espagne.
On croise successivement Philippe, frère du roi, et son amant le chevalier de Lorraine, Louise de la Vallière, maigre, boiteuse et les dents cariées, puis Mme de Montespan, qui aura "sur le tard, des allures de cétacé"... C'est aussi la duchesse de Chartres et la princesse de Conti se traitant publiquement de "sac à vin" et de "sac de guenilles"... Louis XIV vieillissant a les dents cariées, une loupe sur la tête, de l'embonpoint et, comme son grand-père Henri IV, une haleine pestilentielle !


Le libertin Louis XV, lui, est tout simplement un obsédé sexuel, cruel et vicieux, à la limite de la pédophilie quand il recrute pour son bordel personnel, le Parc aux Cerfs, des jeunes filles de douze ans sous prétexte de vouloir éviter la vérole. Paranoïaque et hypocondriaque, il utilisera tous les recoins du château pour la gaudriole et pour manger des fraises sur les seins de ses maitresses... A cette époque, prostitution organisée ou pas, les mères viennent "offrir" leurs filles au monarque, "les bosquets sentent le foutre" et la nymphomane duchesse de Retz s'exhibe nue dans le parc pour se faire prendre par qui le souhaite... "Que la fête commence !"


Et voici la marquise de Pompadour, "éduquée" par sa mère à toutes les techniques érotiques et sexuelles, "testée" comme toutes les autres par Lebel, premier valet de chambre du roi, surnommée "la macreuse" et donnant publiquement du "ma salope" à ses amies avant de se voir offrir ce qui deviendra plus tard le palais de l'Elysée...


L'impudique comtesse du Barry se promène elle aussi nue dans Trianon, jure comme un charretier et interpelle son royal et vieil amant dans la Galerie des Glaces : "Hé, la France !"


Avec Marie-Antoinette, nous rencontrons une femme petite, le cou gras, la poitine plate, mariée à un Louis XVI ennuyeux, pansu, "qui tient plus du crapaud que du prince" et qui finira par honorer sa femme sur les conseils de son beau-frère l'empereur Joseph II qui lui fait découvrir la position de la levrette !


A Versailles, "des femmes qui se sont données au roi dans un bosquet, il y en a autant que des mauvaises herbes au printemps"..., le bois devient "un claque à ciel ouvert (...) il y a quasiment autant de filles que d'arbres"...


Alain Baraton n'oublie pas le peuple qui a faim et nous fait surtout comprendre tout au long de son ouvrage pourquoi les parisiens grondent devant tant d'horreurs... Informée par pamphlets et quatrains satiriques (car tout se sait), la France file tout droit vers la Révolution...
Alain Baraton conclut avec les naturistes, exhibitionnistes et autres couples illégitimes contemporains qui ont presque déserté le parc depuis la tempête de 1999 mais qui n'attendent qu'une occasion pour revenir soupirer dans les bosquets...


Les anecdotes coquines fourmillent sur les moeurs de la Cour et sur ce qui se cache derrière l'apparence des lambris dorés : maquillage, hygiène, vêtements, éventails, mouches, codes des accessoires, langage des fruits et des fleurs, mais aussi les repas, les jeux, la musique, la danse, les godemichés, les dentelles...
"L'amour à Versailles" aurait fini il y a peu dans l'Enfer des bibliothèques et son auteur embastillé aux côtés du marquis de Sade car les portraits au vitriol peints et décrits par Alain Baraton sont dignes de la méchanceté perfide d'un courtisan du Grand Siècle. Le style est clair, fluide, drôle et léger comme une caresse de la Pompadour ! Le langage est fleuri, la fellation devient une "mise en bouche", le cunnilingus un "effeuillage de rose", le gland un "gros bigarreau rouge"...
Un vrai délice !


Tonton Daniel


 



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Publié le 13 Août 2009


Bonjour à tous


Croix gammées, portrait de Barack Obama transformé en Hitler, menaces de mort, lettres anonymes à caractère raciste, parlementaires insultés, réunions houleuses alimentées en sous-main par les lobbies de la santé, haine déclarée publiquement sur les radios et sur internet...
Comment ne pas s'étonner (quand on est français) des réactions démesurées de quelques citoyens américains opposés à la réforme du système de santé proposé par l'administration Obama ?


Entre individualisme et collectivité, loi du plus fort et dévotion religieuse, l'Amérique a toujours été une terre de contrastes et ses habitants des schizophrènes en puissance ! Depuis la "conquête de l'ouest", outre la violence, c'est la loi du plus fort qui a toujours régi à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières le mode de vie des américains : massacres d'indiens, esclavage, utilisation de la bombe atomique, ségrégation raciale, port d'armes, impérialisme, libéralisme économique débridé... Malheur aux faibles, aux isolés et aux vaincus ! Mort aux chômeurs, aux obèses et aux invalides !


Ce que propose Barack Obama ? "Un texte visant à donner une alternative publique à l'assurance-maladie privée, jugée pourtant trop coûteuse et inadéquate par plus de la moitié de la population. Chaque jour, rappelle Obama, 14 000 Américains perdent leur assurance. Ils sont aujourd'hui plus de 47 millions sans aucune couverture santé. L'objectif, insiste le Président, est d'améliorer la qualité des soins des citoyens déjà couverts et d'offrir une assurance à ceux qui n'en ont pas".


Mais quand on est blanc, riche et en bonne santé, qu'on a un emploi et donc une couverture sociale grâce à son employeur, on devient adepte du "chacun pour soi" et on refuse naturellement le principe de l'assurance maladie publique. Et tant pis si profiter égoïstement de ses richesses est incompatible avec les valeurs humaines de partage, d'aide et de fraternité que prônent pourtant les évangélistes à longueur de journée outre-Atlantique ! Quelle tartufferie !


Le maire de New-York, Michael Bloomberg, lui, n'a pas attendu. Sa solution ? Exporter ses pauvres à l'étranger ! Le vrai visage de l'Amérique !
http://www.liberation.fr/societe/0101584908-le-maire-de-new-york-exporte-la-pauvrete


Comme le disait Francis Blanche, aux Etats-Unis aujourd'hui, "Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade" !
Obama ou pas, le rêve américain a définitivement disparu !


http://www.20minutes.fr/article/341671/Monde-Assurance-maladie-les-esprits-s-echauffent-autour-du-plan-d-Obama.php


http://tontondaniel.over-blog.com/article-4292657.html


http://tontondaniel.over-blog.com/article-25495821.html


http://tontondaniel.over-blog.com/article-14020769.html


http://fr.wikipedia.org/wiki/Assurance_maladie


http://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_sociale_aux_%C3%89tats-Unis_d%27Am%C3%A9rique


Tonton Daniel


 



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Publié le 12 Août 2009


Bonjour à tous


Quel rapport existe-t-il entre François Rabelais, Buster Keaton et une pintade noire ? Réponse : l'agélaste !


Définition : Qui ne rit jamais.


Etymologie : Composé du préfixe privatif "a" et du grec "gelos" (le rire).


Le mot aurait été créé au 16e siècle par François Rabelais pour désigner "ceux qui ne savent pas rire" et désignerait aussi... deux espèces de pintade (Agelastes niger et Agelastes meleagrides) sans doute baptisées ainsi à cause de leur air sévère !


Citation :
« François Rabelais a inventé beaucoup de néologismes qui sont ensuite entrés dans la langue française et dans d’autres langues, mais un de ces mots a été oublié et on peut le regretter. C’est le mot agélaste ; il est repris du grec et il veut dire : celui qui ne rit pas, qui n’a pas le sens de l’humour. Rabelais détestait les agélastes. Il en avait peur, Il se plaignait que les agélastes fussent si “atroces contre lui” qu’il avait failli cesser d’écrire, et pour toujours.»
(Milan Kundera, L’Art du Roman)


Le mot est utilisé dans la traduction d'un article de Jim Holt sur la mécanique du rire paru récemment dans The Guardian.


Exemples d'agélastes célèbres : Isaac Newton (qui n'aurait ri qu'une seule fois dans sa vie), Staline, Margaret Thatcher ou le personnage créé par Buster Keaton au cinéma.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Rabelais


http://fr.wikipedia.org/wiki/Buster_Keaton


http://fr.wikipedia.org/wiki/Pintade


Tonton Daniel








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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #lexique

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Publié le 11 Août 2009


Bonjour à tous


Dans l'Antiquité, les hommes croyaient que la Terre était le centre du Monde et que Soleil, Lune et planètes tournaient dans un système géocentrique. Les seules planètes visibles à l'oeil nu étaient cinq : Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Plusieurs siècles avant notre ère, les astrologues (bien avant les astronomes...) attribuèrent ainsi un jour à chacune de ces planètes, ainsi qu'au Soleil et à la Lune, en y associant également une divinité : les Dieux et les premières constellations étaient nés... et la semaine de sept jours aussi !


On retrouve plus tard ces vieilles croyances à la fois dans la tradition religieuse juive (création du Monde en six jours dans l'Ancien Testament puis la Bible) et dans le calendrier romain païen.
Les divinités romaines associées aux planètes étaient Mars (Martii dies), Mercure (Mercurii dies), Jupiter (Iouis dies), Vénus (Veneris dies) et Saturne (sambati dies) auxquelles furent ajoutés la Lune de la déesse Diane (lunæ dies) et Mithra, le dieu solaire romain (dies solis).


Sous la double impulsion politique et religieuse de l'empereur romain Constantin et du pape Sylvestre Ier en 321, le "dimanche" fut déclaré jour de repos obligatoire : "Au jour vénérable du soleil, que les magistrats et les habitants se reposent et que tous les ateliers soient fermés". Cette décision habile permit de concilier les deux principales religions de Rome et de l'Empire, paganisme déclinant et christianisme en plein essor.


Plus tard, et tout aussi habilement, les autorités religieuses romaines tentèrent de faire coincider les dénominations païennes avec des noms latins plus "chrétiens" : "jour de la lumière" (Luminis dies) pour lundi, "jour des martyrs" (Martyrium dies) pour mardi, "jour de l'Église sans tâche" (Merae ecclesiae dies) pour mercredi, "jour du saint sacrement" (Jesus dies) pour jeudi, "jour de la passion" (Veneranda dies) pour vendredi, "jour du sabbat" (sabbato dies) pour samedi et bien sur "jour du seigneur" (dies Dominicus) pour le dimanche".


Au contraire des autres jours de la semaine, seul notre dimanche doit ainsi son nom français au calendrier religieux alors qu'il garde son aspect "solaire" en anglais et en allemand (Sunday et Sonntag).


Aujourd'hui, en toute logique, tous les athées (dont je suis) devraient donc approuver le travail du dimanche... pardon, du "soldi" !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Dimanche


http://fr.wikipedia.org/wiki/Semaine


Tonton Daniel


 



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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le temps qui passe

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