Publié le 18 Mai 2009


Bonjour à tous


Article de Viv Groskop paru dans The Guardian et repris dans Courrier International n°966 du 7 mai 2009 :


"Dans l’orgasme tu accoucheras :


Amber Hartnell n’a rien fait pour avoir un orgasme pendant son accouchement : c’est arrivé comme ça. “Je me suis retrouvée dans un état d’extase, j’avais des montées orgasmiques. Je riais, je pleurais. Je n’avais pas l’impression d’avoir des contractions, ça ressemblait plutôt à des vagues.” C’est chez elle, dans l’eau, que la jeune femme a accouché de son fils Orus. L’accouchement a duré douze heures, dont huit ponctuées de “vagues orgasmiques”. “Je n’ai jamais ressenti un plaisir aussi fort de ma vie”, confie l’extatique parturiente, qui dit ne pas avoir suivi de préparation à l’accouchement. “Je fais du yoga pour que mon corps reste ouvert et souple, et j’ai pratiqué différentes formes de méditation. Mais je n’avais lu qu’un seul livre sur la naissance.” Cette mère au foyer figure dans le documentaire Orgasmic Birth, projeté dans le monde entier, notamment lors de plusieurs rassemblements de sages-femmes en Grande-Bretagne.


Les réactions au film oscillent entre fascination et horreur. “Que la souffrance fasse partie intégrante de l’accouchement, et que le corps s’abandonne pour que ce soit aussi agréable que possible, d’accord. Mais orgasmique ? Non. Quiconque trouve ça orgasmique devrait consulter”, écrit une blogueuse dans ses derniers mois de grossesse. “Je n’aimerais pas me dire que ma mère a joui en me donnant le jour”, écrit un autre blogueur. Amber Hartnell, de son côté, dit avoir reçu des centaines de messages enthousiastes, notamment de plusieurs femmes enceintes ayant changé leurs projets d’accouchement après avoir vu le documentaire. Le titre du film est toutefois un peu trompeur : s’il comprend bien plusieurs entretiens avec des femmes assurant avoir connu l’orgasme pendant leur travail (ainsi que des images saisissantes), le documentaire porte plus précisément sur l’“accouchement non assisté” : un enfantement naturel, à la maison, sans médicament ni gaz anesthésiant. Il n’y a que dans ce type d’environnement qu’une poignée de femmes peuvent atteindre l’orgasme, assure le Dr Marsden Wagner, ancien directeur en charge de la santé féminine et infantile à l’OMS. “Il faut être en sécurité, dans un environnement rassurant, et ne pas être interrompue – comme quand on fait l’amour”, déclare-t-il dans le documentaire.


L’idée d’accouchement orgasmique n’est pas nouvelle. Sheila Kitzinger, gourou britannique de la naissance, assure avoir rencontré au cours de sa carrière des “centaines” de femmes qui disent avoir enfanté dans l’extase. “La pression exercée par la tête du bébé sur les parois du vagin et la dilatation des tissus au fur et à mesure que le fœtus descend suscitent chez certaines femmes une sensation inattendue d’excitation sexuelle, voire d’extase”, explique-t-elle. Mais s’agit-il vraiment d’un orgasme ou simplement d’une sensation totalement inhabituelle ? “Cela peut être orgasmique, et c’est identifié comme tel. Il peut même y avoir orgasme multiple, à chaque poussée.” Pour l’accompagnante en naissance Debra Pascali-Bonaro, réalisatrice du documentaire, la capacité de la femme à ressentir un plaisir physique intense pendant l’accouchement est “le secret le mieux gardé qui soit”. Que l’on croie ou non à l’accouchement orgasmique, l’accouchement n’est pas si différent des rapports sexuels, rappelle Christine Grabowska, maître de conférences auprès des étudiants sages-femmes à la Thames Valley University. “La phase de travail va naturellement crescendo, et ceux qui y assistent entendent les femmes faire des bruits semblables à ceux qu’elles peuvent faire pendant l’amour – ce qui peut d’ailleurs embarrasser leur partenaire.” Beaucoup de phénomènes observés pendant le travail se produisent également pendant les rapports sexuels, notamment la sécrétion d’ocytocine et d’endorphines dans le sang. Toutes les femmes ayant un jour dépassé le terme de leur grossesse savent que les sages-femmes recommandent la stimulation des tétons et/ou des rapports sexuels pour favoriser l’apparition de contractions. “L’orgasme est un effet secondaire, pas le but recherché, insiste Sheila Kitzinger. Nous ne voulons pas que les femmes ni les sages-femmes aient un sentiment d’échec s’il n’y a pas d’orgasme. Et je veux dire aussi à tous les hommes de ne pas s’attendre à ce que cela se produise : votre partenaire peut simuler au lit, mais certainement pas en accouchant".


Tonton Daniel




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Publié le 17 Mai 2009


Bonjour à tous


A travers l'exemple de l'amarante, plante autrefois cultivée et aujourd'hui classée comme "mauvaise herbe" à cause de prétextes religieux imbéciles puis de stupides raisons économiques, on sait désormais qu'un végétal peut muter et résister aux herbicides en s'appropriant une partie du génome d'une autre espèce génétiquement modifiée ! L'histoire est simple, lisez cet article de l'écrivain et journaliste Sylvie Simon :


"Effet boomerang chez Monsanto :


Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».
C’est en 2004, qu’un agriculteur de Macon, en Géorgie, ville située à environ 130 kilomètres d’Atlanta, remarqua que certaines pousses d’amarantes résistaient au Roundup dont il arrosait ses cultures de soja.
Les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe ont été ensemencés avec des graines Roundup Ready, qui comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».


Depuis cette époque, la situation s’est aggravée et le phénomène s'est étendu à d'autres états, Caroline du Sud, et du Nord, Arkansas, Tennessee et Missouri. Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique située à Winfrith, dans le Dorset, il y aurait eu un transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes "indésirables", comme l’amarante. Ce constat contredit les affirmations péremptoires et optimistes des défenseurs des OGM qui prétendaient et persistent à affirmer qu'une hybridation entre une plante génétiquement modifiée et une plante non-modifiée est tout simplement « impossible ».


Pour le généticien britannique Brian Johnson, spécialisé dans les problèmes liés à l’agriculture : « Il suffit d’un seul croisement réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est créée, la nouvelle plante possède un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. » Ainsi, un gène de résistance aux herbicides a, semble-t-il, donné naissance à une plante hybride issue d’un saut entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, devenue impossible à éliminer.


La seule solution est d’arracher les mauvaises herbes à la main, comme on le faisait autrefois, mais ce n’est pas toujours possible étant donné l’étendue des cultures. En outre, ces herbes, profondément enracinées sont très difficiles à arracher et 5 000 hectares ont été tout simplement abandonnés.
(...)
Déjà, le 25 juillet 2005, The Guardian publiait un article de Paul Brown qui révélait que des gènes modifiés de céréales avaient transité vers des plantes sauvages, créant ainsi une « supergraine » résistante aux herbicides, croisement « inconcevable » par les scientifiques du ministère de l’environnement. Depuis 2008, les media agricoles américains rapportent de plus en plus de cas de résistance et le gouvernement des États-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.


Il est amusant de constater que cette plante, « diabolique » aux yeux de l’agriculture génétique, est une plante sacrée pour les Incas. Elle fait partie des aliments les plus anciens du monde. Chaque plante produit en moyenne 12 000 graines par an, et les feuilles, plus riches en protéines que le soja, contiennent des vitamines A et C et des sels minéraux.
Ainsi ce boomerang, renvoyé par la nature sur Monsanto, non seulement neutralise ce prédateur, mais installe dans des lieux une plante qui pourra nourrir l’humanité en cas de famine. Elle supporte la plupart des climats, aussi bien les régions sèches que les zones de mousson et les hautes terres tropicales et n’a de problèmes ni avec les insectes ni avec les maladies, donc n’aura jamais besoin de produits chimiques.
Ainsi, « la marante » affronte le très puissant Monsanto, comme David s’opposa à Goliath. Et tout le monde sait comment se termina le combat, pourtant bien inégal ! Si ces phénomènes se reproduisent en quantité suffisante, ce qui semble programmé, Monsanto n’aura bientôt plus qu’à mettre la clé sous la porte. À part ses salariés, qui plaindra vraiment cette entreprise funèbre ?"


Merci à mon collègue Simon pour l'info !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Amarante_(plante
)


http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/487933/monsanto-est-en-train-de-perdre.html


http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsanto


http://fr.wikipedia.org/wiki/Roundup


http://fr.wikipedia.org/wiki/OGM


Tonton Daniel



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Publié dans #environnement

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Publié le 16 Mai 2009


Bonjour à tous


Il y a deux mois environ, un pêcheur philippin a découvert dans ses filets un bébé requin-baleine. Quelle importance, me demanderez-vous ? C'est tout simplement le premier jamais observé, car on ne connait ni où ni comment cet animal se reproduit ! Et la preuve que notre planète a encore bien des surprises et des trésors à nous montrer.


Le débonnaire requin-baleine, avec sa magnifique robe mouchetée de points blancs, est le plus grand poisson du monde : 12 mètres de long et 14 tonnes. Malgré son nom, il est aussi inoffensif qu'un poisson rouge puisqu'il ne se nourrit que de plancton, de crevettes et d'algues !


Aujourd'hui menacé d'extinction, le requin-baleine pourrait vivre jusqu'à 100 ans si, comme tous les requins, il n'était pourchassé à cause de son aileron et de l'imbécillité de certaines croyances chinoises.


http://www.panda.org/about_our_earth/blue_planet/news/?158503/Tiny-whale-shark-gives-clues-to-sea-giants-behaviour


http://fr.wikipedia.org/wiki/Requin_baleine


Tonton Daniel







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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

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Publié le 15 Mai 2009


Bonjour à tous


Jean Poiret et Michel Serrault dans la scène mythique de la biscotte dans la "Cage aux folles" :



Antoine de Caunes et José Garcia dans "Nulle part ailleurs" sur Canal + :

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Publié le 14 Mai 2009


Bonjour à tous


Saviez-vous que le mot "capital" (qui désigne "l'ensemble de biens ou de richesses accumulés générant de nouveaux biens ou revenus") a la même origine latine que le mot "cheptel" désignant l'ensemble du bétail d'une exploitation agricole ?


Entendu sur France Inter jeudi 7 mai 2009 le reportage de Philippe Reltien consacré à la location... de vaches laitières !


"Acheter et louer des vaches à lait net d’impôt :


Déçus par les rendements des actions, refroidis par la chute de l'immobilier, de plus en plus d'investisseurs français achètent des vaches à lait pour les louer. La société Gestel, qui loue des vaches laitières, a doublé son activité en un an. Le mot « capital » vient d’ailleurs du mot « cheptel ». Investir dans la vache laitière, une idée qui fait son chemin ?
« La ferme des vaches heureuses » à Saint-Victor de Cessieu, dans l'Isère, est une ferme de 95 vaches qui produit 700 000 litres de lait par an. Ils sont 3 jeunes associés sous la gouverne de Richard Durand, qui a démarré à 16 ans chez ses parents, un sportif de 48 ans qui écoute La Callas en courant le marathon dans les bois le dimanche. Les bâtiments sont neufs et écologiques, on chauffe au bois déchiqueté, on recycle l'eau qui sert à refroidir le lait. Tout l'effort consiste à développer la vente directe de yaourts et de fromage blanc en transformant sur place un septième de la production totale de lait. Comme l'attestent les comptes de l’exploitation, 15 % des revenus proviennent des subventions de la Politique Agricole Commune. Ils travaillent 80 heures par semaine en se relayant pour un salaire mensuel entre 1500 et 2000 euros net par mois. On ne risque pas de devenir riche assure Richard Durand, mais quelque chose a changé en mieux depuis l'arrivée des vaches louées.
C'est en effet moins d'endettement, c'est de quoi payer les 150 hectares en fermage, c'est 50 000 euros pour la machine d'occasion à mélanger et distribuer les aliments, c'est de l'argent pour engraisser les veaux, c'est un salarié et un apprenti à la fromagerie, et du bien-être pour les vaches. En un mot : moins de stress et plus de caresses !
"Tartine" en argot fiscal est une valeur immobilisée amortissable. Sa valeur initiale est de 1250 euros. Elle est déclarée non par l’éleveur mais par l'investisseur au bénéfice agricole. Elle figure au patrimoine des 1200 investisseurs possédant 37 000 vaches réparties sur 880 fermes.
On ne peut pas pour autant parler de niche fiscale. Il s'agit d' une tradition de maintien d'un patrimoine agricole. On pourrait très bien imaginer le contraire, une crise du lait mettant à plat les 82 000 élevages laitiers de France et une délocalisation de millions de vaches".


Vache à lait : http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/884/etre-une-vache-a-lait/


http://tontondaniel.over-blog.com/article-3470387.html


Tonton Daniel




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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #lexique

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