Publié le 17 Novembre 2016
Publié le 16 Novembre 2016
Bonjour à tous
Parfait exemple d'oeuvre romantique du XIXe siècle, à la fois fantastique, passionnée et esthétique, "Frankenstein ou le Prométhée moderne" de Mary Shelley est un roman "gothique", noir, lugubre et fascinant, qui a inspiré de nombreux auteurs de science-fiction depuis sa parution en 1818. Souvent critiquée pour sa construction alambiquée, ses digressions interminables ou ses caractères secondaires inutiles, l'oeuvre souffre aujourd'hui d'un style larmoyant et emphatique propre à son genre et à son siècle.
Inspiré des travaux de l'alchimiste Johann Conrad Dippel au XVIIIe siècle, des expériences de galvanisme du chirurgien Giovanni Aldini sur le cadavre de George Forster en 1803 et du très réel château allemand de Frankenstein, le récit fantastique est devenu malgré ses défauts un succès mondial grâce à un sujet dans l'air du temps au début du XIXe siècle, la possibilité de ramener un cadavre à la vie sans intervention divine...
Voulant décrypter les "lois cachées de la nature" et percer le "mystère de l'âme humaine", le génial mais inconséquent Dr Victor Frankenstein parvient à créer artificiellement un être vivant à partir de matière informe. Néanmoins, doublement horrifié par sa laborieuse réussite et par l'aspect effrayant de son oeuvre, il finit par s'enfuir et abandonner le monstre à son triste sort. Abandonnée aux nuits d'orage et à l'obscurité, la créature sans nom apprend donc seule et par imitation le langage des hommes, cite des poètes, parle d'amour et de beauté, finit par philosopher, juger la nature humaine et pleurer sur ses sombres origines. Conscient de sa différence, le "démon" retrouvera son créateur et lui demandera une compagne "difforme et hideuse", et faute de l'obtenir deviendra "malfaisant car malheureux"...
Encouragé par une filmographie abondante souvent très éloignée de l'oeuvre de Mary Shelley, l'imaginaire collectif confond souvent aujourd'hui le docteur et sa création. Au-delà des apparences, qui est donc le monstre ? Le scientifique coupable d'orgueil qui recherchera la solitude et fuira ses semblables en se mortifiant ? Ou la créature avide de compagnie dont le seul défaut est la laideur et dont l'intelligence lui servira par dépit à accomplir plusieurs meurtres ?
Tonton Daniel
Publié le 13 Novembre 2016
Bonjour à tous
Très jolie exposition au musée des Arts et Métiers de Paris consacrée à l'oeuvre de Schuiten et Peeters, auteurs belges de bandes dessinées cultes. La rencontre du dessin technique et du dessin d'art ou la confrontation de machines réelles issues des collections du musée avec les machines rêvées par deux artistes. Quand technique rime avec esthétique et poétique et quand architecture se confond avec aventure et démesure...
Tonton Daniel
François Schuiten (prononcer " s'cueille-teun"), né le 26 avril 1956 à Bruxelles, est un dessinateur de bande dessinée et scénographe belge. Rendu célèbre par la série de bande dessinée fa...
Considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs de l'œuvre d' Hergé, Benoît Peeters est l'auteur du Monde d'Hergé, ouvrage de référence sur l'univers du père de Tintin, d' Hergé, fils de ...
culture TV - Le blog de Tonton Daniel
Bonjour à tous Ah la la, ma pôv'dame ! En sortant de l'exposition "Culture TV - Saga de la télévision française" que présente le Musée des Arts et Métiers à Paris jusqu'au 8 mars 2015, le ...
L'affiche et les photos prises hier :
Publié le 12 Novembre 2016
Bonjour à tous
Il était une fois, dans une ile proche de la Jamaïque, un dictateur qui, comme tous ses prédecesseurs, n'aimait pas du tout les mots ! Servant à fabriquer des histoires et à véhiculer des idées dans des livres dangereux pour lui, les mots inutiles devront donc être supprimés définitivement ! Malgré les autodafés, les destructions de dictionnaires, les listes de mots autorisés et les arrestation de tous les mots d'origine étrangère, notre dictateur devra néanmoins compter avec la réaction de jeunes enfants qui vont entrer en résistance et partir en guerre contre lui.
Menés par leur institutrice dans une fabrique clandestine de mots réfugiée au fond d'une ancienne mine d'or, les enfants seront peu à peu transformés en "architectes des mots", découvriront l'étymologie, les anglicismes, le verlan, l'argot, la "jalousie des synonymes" et vivront des "aventures grammaticales" à la recherche du subjonctif, des accents ou de la ponctuation. Jeanne et ses amis apprendront que les mots sont des entités vivantes qui naissent sans hasard, ont des familles, une histoire, qu'on met parfois en cage, qu'on oublie ou qui disparaissent, qu'une langue vivante, enfin, s'enrichit, emprunte, transforme, rejette et oublie en permanence.
Signée par l'écrivain et académicien Erik Orsenna, ancienne plume de François Mitterrand, prix Goncourt en 1988 et membre du Haut Conseil de la francophonie, "La fabrique des mots" est une fable illustrée, un conte très naïf et vite lu qui prouve que le silence est d'argent mais que la parole est d'or quand elle permet aux hommes de communiquer, d'accompagner musique et poésie et de vaincre tous les dictateurs de la planète !
Tonton Daniel
Publié le 11 Novembre 2016
Bonjour à tous
N'en déplaise à M. de La Fontaine, la cigale américaine, ayant chanté tout l'été, ne se trouve pas fort dépourvue quand la bise est revenue ! Et pour cause ! Magicicada septendecim ne passe pas l'hiver à quémander un petit morceau de mouche ou de vermisseau chez la fourmi sa voisine pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. Ce petit insecte meurt avant la fin de l'été en laissant derrière lui de nombreux descendants destinés à s'enfouir sous terre pour une durée de... 17 ans !
Bizarrerie de Dame Nature, le cycle de vie de la cigale américaine intrigue les entomologistes depuis qu'il fut observé pour la première fois en 1893. Habitant les forêts de l'est des États-Unis, la larve de notre insecte sort de terre au printemps après y avoir passé 17 ans afin d'achever sa métamorphose. Aggripée au tronc d'arbre qu'elle a escaladé, la nymphe sort de sa carapace, fait sécher ses ailes, commence à chanter afin d'attirer son partenaire, se reproduit, pond ses oeufs et meurt ! Chaque femelle pondant des centaines d'oeufs, ce sont après quelques semaines, des milliards de petites larves tout juste écloses qui se laissent tomber au sol pour s'enfouir et se nourrir à leur tour de la sève des racines durant 17 ans ! Magicicada tredecim, une autre cigale périodique américaine plus pressée que sa cousine de 17 ans, n'attendra que 13 ans sous terre pour achever son cycle...
"Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant."
Tonton Daniel
Magicicada septendecim - Wikipédia
Magicicada septendecim , la Cigale dix-sept ans, est une espèce de cigales chanteuses du genre Magicicada ou cigales périodiques.


