Publié le 9 Février 2015
Bonjour à tous
Avis ! Monsieur Spitzweg est de retour ! Après "Il avait plu tout le dimanche", le sympathique anti-héros parisien de Philippe Delerm réapparait dans "Monsieur Spitzweg s'échappe" et dans "Quelque chose en lui de Bartleby". Dix ans ont passé depuis ses premières réflexions. Le promeneur anonyme habite toujours dans le même appartement discret du XVIIIe arrondissement de la Capitale, travaille toujours comme guichetier à la Poste, mange toujours avec les mêmes collègues... mais Arnold Spitzweg pense que "Paris a changé". Ou plutôt que les Parisiens ont changé : bobos, danseurs des bords de Seine, adeptes du tai-chi, du roller ou du vélib... Va-t-il rester spectateur de ce monde en mouvement, garder ses habitudes rassurantes, continuer à cultiver son "amour trop connu de la solitude", devenir le seul parisien réfractaire aux modes et finir comme un animal en voie de disparition ?
Non ! Arnold a décidé de réagir et de ne plus regarder les autres bouger à sa place ! A lui l'aventure des pique-niques en bord de Seine, les efforts du jogging matinal, les affres de l'informatique et l'hyper-activité ! Arnold ne marche plus, il court, achète une montre, crée son blog, vit à cent à l'heure, envie les danseurs de tango, devient acteur de sa propre vie et découvre un nouveau rapport au temps et aux saisons qui passent. Sur son blog, il se raconte, s'exprime, s'épanche, se dévoile, se répand, s'extériorise, s'exporte, se multiplie... Grâce à ses lecteurs et à ses correspondants, M.Spitzweg existe "en dehors de lui". M.Spitzweg rajeunit !
Mais bien vite, la Nature reprend ses droits et la parenthèse hédoniste va se refermer lentement... A quoi sert de courir ? De faire plusieurs choses à la fois ? Pourquoi faire comme tout le monde ? Le bonheur, c'est un chocolat chaud en terrasse à Paris un jour d'hiver gris et bleu... Ou les fenêtres ouvertes d'une cour intérieure un soir d'été d'où s'échappent la vie des voisins... Monsieur Spitzweg contemple à nouveau son monde, observe les détails, picore des petites scènes, flâne... Lui sur qui le qu'en dira-t-on n'a pas de prise retrouve le bonheur de la solitude, assume sa différence et retourne "s'appuyer sur le coussin des jours"... Indépendant et dépourvu de besoin, il retrouve Paris, ses jardins, ses boutiques, ses passages couverts, ses cafés, ses gares, ses touristes, ses promenades, ses soirs d'été, ses dimanches : "Paris est le centre du monde" !
Comme le Bartleby d'Herman Melville, Arnold finira par dire "Non" aux conventions et à la vitesse. A sa manière, en douceur, sans contrarier qui que ce soit. "Arnold aime bien ne pas être riche". Il fustigera les hommes politiques qui incitent à travailler plus et gagner plus, abandonnera son blog car il choisira de ne laisser ni trace ni témoignage et redécouvrira par ce geste qu'on peut exister sans le regard des autres. Il n'est ni dans la fuite, ni dans la décroissance, juste à son rythme. M.Spitzweg a découvert la sagesse.
Tonton Daniel
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il avait plu tout le dimanche - le blog de tonton daniel
Bonjour à tous &Il faut habiter à Paris.& Par cette première et sibylline affirmation débute l'histoire d'Arnold Spitzweg, petit fonctionnaire d'âge indéterminé, depuis 30 ans guichetier à ...
http://tontondaniel.over-blog.com/2014/06/il-avait-plu-tout-le-dimanche.html
Bartleby est une nouvelle de Herman Melville parue en 1853. Bartleby (titre original : Bartleby, the Scrivener - A Story of Wall Street) est une nouvelle de Herman Melville (l'auteur de ) parue une

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