Publié le 6 Avril 2015

Bonjour à tous

Toujours à la recherche de lieux méconnus, je vous emmène aujourd'hui hors des sentiers battus du 5e arrondissement de la Capitale, celui du Panthéon, de la Sorbonne, de la Faculté des Sciences et de la rue Mouffetard. Suivez-moi dans les ruelles étroites mais ensoleillées du quartier latin pour y croiser Sainte Geneviève et le président François Mitterrand, pour escalader des barricades et voir un vieux film d'auteur, assister à un baptême grec et frémir à un spectacle de gladiateurs, flâner dans les jardins de la Mosquée de Paris et musarder sur les quais de la rive gauche, avant de profiter des couleurs, des parfums et de l'exubérance printanière du Jardin des Plantes et de fredonner le romantique "April in Paris" avec Ella Fitzgerald et Louis Armstrong....

Tonton Daniel

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Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 3 Avril 2015

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Publié dans #paroles et musique

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Publié le 31 Mars 2015

Bonjour à tous

Il était une fois la science ! Voici le titre qu'aurait dû porter le recueil "Sur les épaules de Darwin" qui regroupe plusieurs des chroniques scientifiques du biologiste Jean Claude Ameisen rédigées pour l'émission éponyme qu'il anime sur les ondes de France Inter chaque samedi matin depuis septembre 2010. A la fois récit d'aventures et ouvrage philosophique, recueil de poésie et livre d'histoire, roman intimiste et encyclopédie scientifique, le texte est toujours passionnant car Jean Claude Ameisen possède le don rare de mêler avec talent vulgarisation et poésie.

Si l'ensemble du récit parait parfois décousu, mêlant tours de magie, extinction des dinosaures, floraison de silènes fossiles en Sibérie, madeleine de Proust, ruines de Pompéi et travail des oiseaux jardiniers en Australie, il reflète parfaitement la diversité, la complexité et la beauté du monde dans lequel nous vivons. Vitesse de la lumière, chants d'oiseaux, sélection sexuelle, ADN, vie et mort des étoiles répondent à la musique, à la mémoire, au rêve, aux souvenirs, aux émotions esthétiques, à la perception du temps qui passe et à la recherche de manuscrits anciens perdus et retrouvés à la Renaissance...

Le récit est illustré par de nombreuses citations d'écrivains, de poètes ou de scientifiques : Fernando Pessoa et Vladimir Nabokov s'entretiennent avec T.S.Eliot et Paul Eluard, Umberto Eco et Georges Pérec croisent Adam Smith et Jacques Monod pendant que Pascal Quignard et John Keats répondent à Lucrèce et à Hubert Reeves... Autant de géants sur les épaules desquels nous pouvons tous nous hisser pour voir plus loin que le bout de notre petit nez !

Tonton Daniel

sur les épaules de darwin

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 27 Mars 2015

Bonjour à tous

Construit en 1980 comme porte-conteneur, reconverti en navire bétailler en 2007 et rebaptisé une énième fois en 2009, l'Ocean Shearer fut pendant sa courte carrière le plus grand navire bétailler du monde. Avec ses 213 mètres de long et sa silhouette massive, celui qui fut le Deneb Prima puis le Stella Deneb de la compagnie italienne Siba ships avant d'être racheté en 2009 par la société australienne Wellard Rural Exports et de battre pavillon panaméen pour sa filiale Oceanic Livestock a été définitivement envoyé à la casse en mai 2012.

L'Ocean Shearer pouvait embarquer 25 000 bovins ou 120 000 ovins vivants par voyage ! Sur le port de Fremantle, au sud-ouest de l'Australie, le chargement prenait plusieurs jours malgré d'incessantes rotations de trains routiers en provenance des "parcs d'engraissement" de la périphérie de Perth. A la vitesse de 20 noeuds, le voyage pouvait durer trois jours vers la péninsule arabique, l'Indonésie ou l'Asie du sud-est, principales destinations de cette Arche de Noé surdimensionnée. 45 tonnes de carburant consommées par jour, des rampes d'accès interminables, plusieurs unités de dessalement d'eau de mer destinées à abreuver les bêtes embarquées, un extraordinaire système de ventilation, plusieurs tonnes de fourrage distribuées par un inextricable réseau de tapis roulants, tout était hors norme sur ce bâtiment unique.

Ne répondant plus aux normes de sécurité, d'hygiène et de rentabilité, l'Ocean Shearer a été remplacé par son propriétaire par un navire légèrement plus petit et portant le même nom. Construit en Chine, ce dernier, à la capacité moindre mais plus rapide, est aujourd'hui aussi rentable que son ainé grâce à une plus grande rapidité des opérations à quai et à une moindre consommation de carburant. Il peut transporter 17 000 bovins ou 75 000 moutons, autant que le Becrux, autre fleuron de la flotte Siba racheté lui aussi en 2009 et rebaptisé à son tour Ocean Drover. D'autres navires de même capacité devraient rejoindre la flotte, l'Ocean Outback et l'Ocean Swagman, malgré un secteur en crise depuis quelques années et le mécontentement des associations de défense des animaux qui rappellent que 900 bêtes périrent pendant le voyage inaugural du Becrux !

L'Ocean Shearer aura évité les pirates du détroit de Malacca et du golfe d'Aden, symbolisé la mondialisation et l'essor des échanges commerciaux, servi une société de consommation toujours plus exigeante et contribué à faire de l'Australie le premier exportateur mondial d'ovins vivants mais sera à son tour victime de l'âge et des impératifs commerciaux. Après avoir transporté des millions d'animaux vers l'abattoir, l'Ocean Shearer a fait lui aussi un dernier voyage pour être désossé morceau par morceau... Triste fin pour un géant des mers !

Tonton Daniel

ocean shearer
ocean shearer

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #transports, #économie

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Publié le 22 Mars 2015

Bonjour à tous

Lumineux, surprenant, extraordinaire, imposant, déconcertant, déstructuré, labyrinthique, avant-gardiste... Posé en bordure du bois de Boulogne à Paris, le nouveau bâtiment abritant la fondation Louis Vuitton issu de l'imagination de Frank Gehry est tout cela à la fois ! L'architecte américain créateur, entre autres édifices, du Musée Guggenheim de Bilbao et de la future Fondation Guggenheim à Abou Dabi, a imaginé pour Bernard Arnault et LVMH un univers extérieur courbe et onirique, tout en voiles, en vagues, en ondulations et en rondeurs enveloppantes.

L'oeil parisien, plus habitué aujourd'hui aux colonnades du Louvre, aux tuyaux rectilignes du centre Pompidou à Beaubourg, à la symétrie anguleuse de l'Arche de la Défense, aux verticales de la Tour Maine-Montparnasse, aux cubes du musée du quai Branly et aux perspectives fuyantes des jardins à la française, n'est plus habitué aux lignes courbes oubliées depuis longtemps dans Paris. Grâce au bâtiment de Frank Gehry, à la nouvelle philarmonie de la Villette et à la future canopée du forum des Halles, la Capitale va retrouver sans doute un peu de sa douceur et de sa féminité !

Quant aux oeuvres présentées par la fondation Louis Vuitton, perdues dans les salles immenses d'un espace pas encore aménagé en totalité, elles sont simplement éclipsées par l'édifice qui leur sert d'écrin, d'autant que, comme au Mac/Val de Vitry, peu d'artistes connus par le grand public sont exposés, à l'exception notable du sculpteur Modigliani.

Un bâtiment hors norme, un art contemporain hermétique et élitiste, des vues magnifiques sur Paris, sur le quartier de la Défense et sur le bois de Boulogne depuis les terrasses supérieures, on aimera ou on détestera mais on ne restera pas indifférent à ce nouveau centre d'attraction de l'ouest parisien !

Tonton Daniel

Les photos prises hier après-midi :

la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton
la fondation louis vuitton

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #les arts, #architecture

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