Publié le 8 Décembre 2013

Bonjour à tous

Il était une fois un royaume imaginaire et lointain nommé Westeros. Dans cette contrée mystérieuse et brutale où les saisons duraient des années, sept grandes familles se disputaient depuis la nuit des temps le trône de fer, symbole royal du pouvoir absolu et de règne sans partage. Derrière les murailles de châteaux-forts ou dans les campagnes enneigées, intrigues et complots se succèdaient au gré de légendes anciennes et de vengeances longuement ruminées. Dans ce paysage médiéval rôdaient des assassins sans visage, les chevaliers donnaient des noms à leurs épées, les arbres centenaires étaient sacrés et l'on pouvait encore trouver des oeufs de dragon et des loups géants...

On l'aura compris, la saga du "Trône de fer" imaginée par l'écrivain américain George R. R. Martin fait partie de l'univers "heroic fantasy" tendance "médiéval-fantastique", au même titre que "Donjons et dragons" ou que "Le Seigneur des anneaux" de J.R.R. Tolkien. Les cinq premiers volumes publiés dans la version originale (dont "A Game of Thrones") ont été découpés en quinze titres dans la traduction française, rendant difficile la compréhension de cette fresque déjà très compliquée et pas encore achevée. Des dizaines de personnages principaux, des intrigues croisées, de très nombreux décors ne sont pas sans rappeler les univers complexes de "Dune" ou de "Star Wars" et obligent souvent à un réel effort de réflexion de la part du lecteur. Sans oublier un style affecté et souvent déroutant bien qu'inhérent au genre, ainsi qu'un vocabulaire et une syntaxe difficiles à traduire.

Depuis 1996, cet univers alambiqué a connu un succès planétaire avec quinze millions de livres vendus, une série télévisée partout récompensée, de nomreux produits dérivés, des jeux de société et d'inévitables jeux vidéos. En plus du réalisme des scènes de violence et d'une sexualité fort débridée, la raison du succès réside peut-être dans l'absence de manichéisme et dans la nature ambivalente, et donc très humaine, de chacun des caractères. Contrairement aux héros ou anti-héros d'autres séries du même genre, aucun de ceux du "Trône de fer" n'est totalement blanc ou noir, bon ou mauvais, gentil ou méchant.

Malgré l'inventivité de l'auteur et la richesse de ses personnages en demi-teintes, la perspective de lire l'intégralité d'un cycle aussi important, et qui plus est non achevé, m'incite à laisser de côté cette saga sans fin. Que deviendront Jon, Arya, Tyrion ou Daenerys ? Je laisse aux fans le destin des familles Starck, Lannister ou Baratheon et ne conseillerai donc la découverte de ce "Trône de fer" qu'aux plus assidus des lecteurs. Les autres pourront relire plus rapidement le cycle des "Brumes d'Avalon" de Marion Zimmer Bradley, moins sombre et plus abordable !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tr%C3%B4ne_de_fer

http://fr.wikipedia.org/wiki/George_R._R._Martin

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9di%C3%A9val-fantastique

Tonton Daniel

le trône de fer

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

Repost0

Publié le 4 Décembre 2013


Bonjour à tous

Qu'on se le dise, le comédien, acteur et réalisateur Guillaume Gallienne n'est PAS homosexuel ! Adaptation à l'écran de sa pièce autobiographique "Les garçons et Guillaume, à table !", son premier film est, selon lui, un "coming out inversé" ! Se croyant fille pendant toute sa jeunesse à cause d'une mère manipulatrice et castratrice, il découvrira sur le tard qu'il est bien un garçon, efféminé par moments mais définitivement hétérosexuel. Aujourd'hui marié et père de famille, il nous livre un premier film tonique, sensible, drôle, intelligent et émouvant, dans lequel la vulgarité et les poncifs sont totalement absents.

Devenu comédien, dit-il, en imitant sa mère, sa grand-mère et toutes les femmes qu'il a rencontré, Guillaume Gallienne a été découvert par le grand public en 2000 dans le film "Jet Set" de Fabien Onteniente alors qu'il était déjà sociétaire de la Comédie-Française depuis 1998. Ayant joué sur scène Racine, Brecht, Shakespeare, Molière, Marivaux, Feydeau, Musset, Tchekhov ou Goldoni, il est capable de toutes les métamorphoses sur les planches comme sur les écrans, n'hésitant pas à s'enlaidir, à se dénuder (au propre et au figuré) et à s'auto-flageller comme seuls savent le faire les plus grands acteurs. Oubliez vite les excentricités de "La cage aux folles", de "Tootsie" ou de "Priscilla, folle du désert" : sa double et subtile interprétation de fils et de mère dans "Les garçons et Guillaume" est une vraie réussite toute en finesse, comme le sera sans doute dans un registre différent son rôle de Pierre Bergé dans le prochain "Yves Saint Laurent" de Jalil Lespert.

Répétons-le : en plus d'être un petit bijou irrésistible de drôlerie (la parodie de Sissi et la séquence du sanatorium sont à pleurer de rire), "Les garçons et Guillaume, à table !" est un film intelligent et mordant qui dénonce avec force la bêtise et l'hypocrisie. Guillaume Gallienne n'hésite pas à égratigner la morale, les codes sociaux, les différentes cultures européennes et tous les milieux, bourgeois, militaires, religieux, psychiatriques, gays ou sportifs. Les seconds rôles, principalement féminins, Françoise Fabian, Brigitte Catillon ou Diane Kruger, sont tous excellents.

Avant le générique final, les questions sur le travestissement, sur la tolérance, sur le genre et l'orientation sexuelle ont toutes disparu, effacées par l'émotion et sublimées en une réelle déclaration d'amour filial à une mère originale et excentrique. Comme l'écrivait Antoine de Saint-Exupéry dans son "Petit prince" : "On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Gallienne

http://tontondaniel.over-blog.com/article-35448665.html

Tonton Daniel

les garçons et guillaume, à table !

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

Repost0

Publié le 27 Novembre 2013


Bonjour à tous

En attendant l'ouverture en 2014 de la réplique de la grotte Chauvet Pont-d'Arc dans l'Ardèche, retournons en Périgord visiter (virtuellement) la grotte ornée de Lascaux en cliquant sur le lien suivant :

http://lascaux.culture.fr/#/fr/00.xml

Et aussi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_de_Lascaux

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grotte_Chauvet

http://www.lagrottechauvetpontdarc.org/la-replique/

http://tontondaniel.over-blog.com/article-7089985.html (Sites préhistoriques en Périgord)

http://tontondaniel.over-blog.com/article-13551830.html (Lascaux et les étoiles)

Tonton Daniel

lascaux en 3D

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #histoire

Repost0

Publié le 19 Novembre 2013

Bonjour à tous

Albert Camus l'avait surnommée la "Joconde noyée", Aragon parlait d'une "morte belle éternellement" et Jules Supervielle trouvait son sourire "plus résistant qu'un sourire de vivante". En 1880, telle l'Ophélie de Shakespeare, le corps d'une jeune fille semblant plus endormie que morte est repêché dans la Seine à Paris. Suicide ? Assassinat ? Son visage est si magnifique et si souriant qu'il bouleverse un assistant du médecin légiste qui décide de le figer pour l'éternité grâce à un masque funéraire.

Après diffusion de très nombreuses copies du moulage dans toute l'Europe, différents artistes, écrivains, poètes, sculpteurs ou photographes seront à leur tour fascinés et inspirés par le destin de l'inconnue au point de lui "inventer" mille vies, mille morts et "mille histoires d’amour qui, toutes, la conduisaient inexorablement vers le fleuve"... Ignorant la raison de ce mystérieux et énigmatique sourire, Breton, Céline, Magritte, Man Ray, Nabokov ou Rilke vont créer un mythe qui durera jusqu'à la seconde guerre mondiale. Pendant longtemps, le masque de cette nouvelle Mona Lisa sera un ornement très populaire des ateliers d’artistes, des chambres des jeunes filles romantiques et des intérieurs les plus bourgeois. Dans les années 1920, il inspirera beaucoup de jeunes allemandes qui copient sa coiffure en bandeaux.

L'histoire ne s'arrête pas là ! Retrouvé par hasard en 1958 par Asmund Laerdal, fabricant de jouets norvégien, un exemplaire du masque va servir à son tour de modèle au visage de "Rescue Annie", mannequin d'apprentissage des secouristes aujourd'hui répandu sur les cinq continents, ce qui a fait dire à quelques esprits facétieux que les lèvres de la "Joconde noyée" étaient désormais les plus embrassées de tous les temps !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Inconnue_de_la_Seine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Resusci_Anne

http://tontondaniel.over-blog.com/article-franz-xaver-messerschmidt-70488890.html

Tonton Daniel

la joconde noyée

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #histoire, #secrets et mystères, #la mort

Repost0

Publié le 17 Novembre 2013


Bonjour à tous

Une fidèle lectrice me charge aujourd'hui d'un "article de commande" sur un sujet aussi vaste que passionnant : le piano ! Libre à moi de développer le sujet dans le sens que je désire, historique, musical, culturel, technique ou anecdotique. C'est donc une série d'anecdotes méconnues sur le compositeur et pianiste hongrois Franz Liszt que je vous confie maintenant.

Enfant prodige puis pianiste virtuose capable d'invraisemblables improvisations en plein concert, Franz Liszt fut adulé par son public dans toutes les salles européennes au XIXe siècle. On raconte souvent que certains admirateurs lui baisaient les doigts à la fin de ses récitals et que d'autres récoltaient "le fond de ses tasses dans des fioles" ! Affublé de mains "d’une taille peu commune" et entrainé sur un clavier "lourd", il avait développé une grande force physique qui lui faisait souvent maltraiter les pianos sur lesquels il donnait ses concerts : "La puissance de ses attaques, jointe à un style extravagant et romantique à l'extrême, laissait la plupart des instruments choisis comme des bêtes blessées : cordes brisées, mécaniques fracassées, touches éclatées parsemaient l'estrade. Les malheureux pianos soumis à ces tortures devaient être réaccordés plusieurs fois tout au long du concert ; dans certaines occasions, on voyait avant le concert, sur le côté du podium, un assortiment de pièces détachées de rechange pour parer à toute éventualité, si l'instrument venait à subir trop d'outrages. La réputation de Liszt grandit à ce point, en ce domaine, que le public finit par se sentir floué si un piano parvenait intact à la fin du concert !"

Qui donc a prétendu plus tard que les romantiques étaient des êtres frêles et chétifs ? Franz Liszt fut considéré par beaucoup de spécialistes comme l'un des plus grands pianistes de son temps et demeure aujourd'hui un immense compositeur et une figure indissociable de cet instrument magnifique.

Et voilà ! Qu'en dites-vous, ma chère Chloé ?

(Sources : Internet + "Le Piano" - John-Paul Williams - Ed. Minerva)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Liszt

http://tontondaniel.over-blog.com/article-22001587.html (Sumi Jo)

Tonton Daniel


La rhapsodie hongroise n°2 en version originale :

Et la version de Tom et Jerry :

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #portraits, #histoire, #paroles et musique, #le saviez-vous

Repost0