Bonjour à tous
Petite liste non exhaustive de quelques fusillades dans des écoles et universités américaines à rapprocher de l'article en bas de page :
14 février 2008. Fusillade sur le campus de Northern Illinois près de Chicago, faisant six morts, dont le tireur, et 16 blessés.
16 avril 2007. Un étudiant de 23 ans tue 32 personnes avant de se donner la mort sur le campus de l'université de Virginia Tech (Virginie). Originaire de Corée du Sud, Cho Seung-hui s'est ensuite
donné la mort en laissant une note critiquant les «gosses de riches». Cet événement est le massacre scolaire le plus meurtrier de l'histoire des États-Unis.
21 mars 2005. A Red Lake (Minnesota), un adolescent de 16 ans tue neuf personnes dont cinq lycéens de son école, avant de retourner l'arme contre lui. Fasciné par l'idéologie nazie, Jeff Weise
avait d'abord tué son grand-père et sa femme avant de poursuivre sa tuerie dans son lycée.
20 avril 1999. Deux jeunes de 17 et 18 ans, armés de revolvers et de bombes artisanales, ouvrent le feu dans le lycée de Columbine, à Littleton (Colorado), tuant 12 élèves et un professeur, avant
de se suicider. Cette tuerie a été très largement médiatisée, notamment via le documentaire réalisé par Michael Moore «Bowling for Columbine» et le film «Elefant» de Gus Van Sant.
21 mai 1998. Un élève de quinze ans exclu provisoirement du lycée Thurston de Springfield (Oregon) ouvre le feu avec une carabine 22 LR dans la cafétéria de l’établissement, tuant deux
adolescents et blessant vingt-trois autres de ses camarades. Il avait auparavant assassiné ses parents.
18 mai 1998. Trois jours avant la fin de l’année scolaire, un lycéen de dix-huit ans ouvre le feu sur le parking du lycée Lincoln County, à Fayetteville (Tennesse), tuant un camarade qui sortait
avec son ancienne petite amie.
28 avril 1998. Deux adolescents sont abattus et un troisième est blessé par balles, alors qu’ils jouaient au basket-ball après les cours dans une école élémentaire de Pomona (Californie). Un
garçon de quatorze ans a été inculpé. Le drame est imputé à une rivalité entre deux bandes.
24 avril 1998. Un professeur de sciences de quarante-huit ans est abattu devant ses étudiants lors d’une fête du collège James W. Parker à Edinboro (Pennsylvanie). Un collégien de quatorze ans
est inculpé.
24 mars 1998. Quatre jeunes filles et un enseignant sont abattus, tandis que dix autres personnes sont blessées lors d’une fausse alerte au feu au collège Westside à Jonesboro (Arkansas). Deux
garçons âgés de onze et treize ans sont accusés d’avoir déclenché l’alarme et d’avoir ouvert le feu sur les écoliers depuis un bois voisin. Ils possédaient trois fusils et sept armes de poing.
1er décembre 1997. Trois lycéens sont tués et cinq autres sont blessés à l’intérieur du lycée de Heath à West Paducah (Kentucky). Un élève de quatorze ans décrit comme immature est arrêté. L’une
des jeunes filles blessées reste paralysée.
10 octobre 1997. Un ancien élève du lycée Lew Wallace à Gary (Indiana) fait irruption lors d’un match de football américain. Il abat une adolescente de dix-huit ans et blesse deux autres lycéens.
1er octobre 1997. Un garçon de seize ans est accusé d’avoir tué au couteau sa mère à Pearl (Mississipi), avant de tirer ensuite au fusil sur neuf élèves du lycée de la ville. Deux d’entre eux
meurent, dont l’ancienne petite amie du suspect. Les autorités accusent ensuite six amis du tueur présumé de complicité, affirmant que le groupe s’adonnait au satanisme.
19 février 1997. Un lycéen de seize ans fait usage de son fusil à pompe dans le lycée de Bethel (Alaska), tuant le proviseur et un élève. Deux autres lycéens sont blessés. Les autorités accusent
ensuite deux élèves d’avoir été au courant des intentions d’Evan Ramsey. Ce dernier a été condamné à une double peine de quatre-vingt-dix-neuf ans de prison.
2 février 1996. Un élève de quatorze ans sort un fusil d’assaut en classe d’algèbre, tue deux camarades et le professeur du lycée Frontier Junior à Moses Lake (État de Washington). Barry
Loukaitis est condamné à une double réclusion criminelle à perpétuité.
18 janvier 1993. Un adolescent de dix-sept ans fait irruption en classe d’anglais dans le lycée East Carter à Grayson (Kentucky) et abat une jeune fille d’une balle dans la tête. Il blesse
ensuite à l’abdomen le concierge. Scott Pennington est condamné à la réclusion à perpétuité avec une peine incompressible de vingt-cinq ans.
1er mai 1992. Un jeune homme de vingt ans retranché dans son ancien lycée à Olivehust (Californie) abat quatre personnes et en blesse dix autres. Selon la justice, il voulait se venger d’avoir
échoué à ses examens. Eric Houston a été condamné à mort.
17 janvier 1989. Patrick Purdy, un vagabond de vingt-quatre ans, se met à tirer avec un kalachnikov dans la cour de récréation de l’école maternelle Cleveland à Stockton (Californie). Cinq
enfants sont tués et vingt-neuf autres blessés ainsi qu’un enseignant. Le jeune homme retourne ensuite son arme contre lui.
1 août 1966. Massacre de l'Université d'Austin au Texas perpetré par Charles Whitman. 18 morts et 30 blessés.
15 septembre 1959. Attaque de l'école élémentaire de Poe à Houston au Texas par Paul Orgeron. 6 morts.
(...)
Dans "Courrier International" n° 906 du 13 mars 2008, on relève l'article de Randal C. Archibold paru dans le New York Times :
"Et si on armait les étudiants ?
Face à la multiplication des tueries dans les universités, plusieurs Etats envisagent de se doter de lois permettant aux étudiants de circuler armés sur les campus. Une façon de mieux se protéger
en cas de fusillade.
Horrifiée par les récentes fusillades sur les campus, une sénatrice de l’Arizona a trouvé le moyen d’y remédier : armer les étudiants. Karen S. Johnson a récemment déposé un projet de loi devant
le Sénat de l’Arizona afin de permettre aux personnes titulaires d’un permis de port d’armes de venir armées à l’université. Selon Mme Johnson, le récent carnage de la Northern Illinois
University [qui a fait 5 morts et 15 blessés le 14 février dernier] aurait pu être évité ou du moins limité si un étudiant ou un professeur avait réussi à neutraliser le tireur. Selon Mme Johnson
la police met toujours trop de temps à intervenir, et elle est persuadée que les personnes menacées sont les mieux à même de réagir efficacement. Au départ, la sénatrice souhaitait que son projet
de loi concerne tous les établissements, de la maternelle à l’université. Mais ses collègues l’ont convaincue qu’il avait de meilleures chances de passer s’il se limitait à l’enseignement
supérieur.
Depuis la tuerie de l’université Virginia Tech, en avril 2007, plusieurs Etats envisagent de se doter d’une législation similaire, au grand dam des adversaires des armes à feu. Selon la Brady
Campaign to Prevent Gun Violence, une association de Washington qui fait campagne contre les armes à feu, une quinzaine d’Etats dont l’Alabama, l’Indiana, le Kentucky, le Michigan et la Virginie
étudieraient des projets de lois autorisant le port d’armes – sous certaines conditions – dans les écoles ou sur les campus. Mais, pour l’association, la proposition de loi de l’Arizona est la
plus dangereuse car les étudiants comme les enseignants auraient le droit de porter des armes.
L’Utah est aujourd’hui le seul Etat dont la loi autorise explicitement les personnes titulaires d’un permis de port d’armes à circuler avec une arme à feu sur les campus. Les détracteurs de ces
lois pointent les effets pervers. Ils expliquent, par exemple, qu’il pourrait être difficile pour la police de distinguer un forcené au milieu d’une foule d’étudiants armés. Ils avancent
également qu’il serait plus facile pour des étudiants de réagir avec excès à une mauvaise note ou un chagrin d’amour, le genre de frustrations qui abondent sur les campus. En Arizona, les
partisans du projet de loi reconnaissent que cette proposition risque d’être âprement débattue, même dans cet Etat dont le Parlement est à majorité républicaine. Et si la proposition de Mme
Johnson venait à être ratifiée par les deux chambres, il ne serait pas facile pour autant de convaincre la gouverneure démocrate de l’Arizona, Janet Napolitano, de ratifier la loi. Mme Napolitano
a déjà opposé son veto, il y a quelques années, à un projet de loi proposant de lever l’interdiction de porter des armes à feu dans les bars et les restaurants de l’Etat. Envers et contre tout,
Mme Johnson reste convaincue du bien-fondé de sa proposition. “Nous ne vivons pas au Far West, comme beaucoup de gens le croient. C’est juste que les gens d’ici ont des idées plus arrêtées sur la
meilleure façon d’assurer leur sécurité.”
Tonton Daniel