Publié le 13 Mars 2007


Bonjour à tous

Dubaï est à la fois une ville de 910 000 habitants et l'un des 7 Émirats Arabes Unis indépendants
depuis 1971, en bordure du Golfe Persique.
Avec 3 885 km², c'est le deuxième émirat en terme de superficie après Abou Dhabi.
Le climat y est subtropical humide (15 à 48°C.)
Bien que n'étant ni la capitale des Émirats Arabes Unis ni l'émirat le plus grand ou le plus peuplé,
Dubaï est le plus connu des sept émirats qui composent la fédération.
Cette renommée est en partie due à la médiatisation des gigantesques projets touristiques en construction
et à une architecture particulière et démesurée.
Ces projets sont revendiqués par le gouvernement comme un moyen de devenir d'ici quelques années la première
région mondiale du tourisme de luxe, et de devenir un des pôles mondiaux du tourisme familial ou d'affaires,
pour se substituer à une exploitation pétrolière moins rentable à long terme...

Les différents projets et constructions, en cours ou déjà réalisées :

1 - Palm Islands est un projet de création ex nihilo de trois groupes d'îles artificielles.
Chacune des ensembles d'îles a une forme rappelant celle du palmier.
Chaque palmier prévoit d'abriter près de 500 appartements, 2 000 villas, 25 hôtels et 200 boutiques de luxe.
Des complexes hôteliers, balnéaires et touristiques sont prévus sur chaque site.
Des maisons individuelles sont également disponibles pour des clients fortunés.
Cent vingt-cinq kilomètres de côtes supplémentaires seront ainsi créées.

2 - Le Burj al-Arab est un hôtel de luxe qui, avec 321 mètres de hauteur, est le plus haut édifice utilisé
exclusivement comme hôtel, et une des structures les plus distinctives pour un hôtel dans le monde.
Il est situé sur une île artificielle à 280 mètres de la plage et a la forme d'une voile géante.
Il a été construit de telle façon que son ombre ne recouvre pas la plage.
Un héliport se trouve au sommet, dépassant le bord de l'hôtel au dessus de l'océan.
Sa construction a commencée en 1994, et il a été livré en décembre 1999.
Le Burj al-Arab ne possède pas de chambres, mais plutôt 202 suites doubles, dont la plus petite occupe
une superficie de 196 mètres carrés, et la plus grande 780 mètres carrés.
Son hall d'entrée possède le plus grand atrium au monde (180 mètres), le volume de l'atrium pouvant contenir
le World Trade Center de Dubai de 38 étages !
Contrairement à la croyance populaire, le Burj al-Arab n'est pas classé sept étoiles, mais bien cinq étoiles
(le classement des hôtels s'arrête à cinq étoiles), par contre il s'auto-déclare comme étant sept étoiles.
Le Burj al-Arab est considéré comme l'un des hôtels les plus onéreux du monde (entre 1 000 $ et 6 000 $ la nuit).
La construction de l'hôtel a été si onéreuse qu'on estime qu'il faudra 400 ans pour le rentabiliser.

3 - The World : au large, près de 300 îles artificielles formeront un planisphère où figureront
tous les pays du monde. Si vous voulez acquérir une de ces îles, il vous en coûtera entre 6 et 36 millions de dollars.
L'archipel, de neuf kilomètres de long et sept de large, se situera à quatre kilomètres des côtes.
Les concepteurs prévoient que The World sera visible à l'œil nu depuis la station spatiale internationale.
La construction a débuté en septembre 2003 et finira en 2008. Le front de mer de Dubaï y gagnera 232 kilomètres.
Le volume des matériaux (principalement du sable) représente 326 millions de m3.

4 - Ski Dubaï est une station de ski couverte au cœur du plus grand complexe commercial de Dubaï (Mall of the Emirates),
ayant vu le jour en novembre 2005, et ayant coûté 250 millions de dollars.
D'une taille de 80 m de hauteur, de 80 m de largeur et de 400 m de longueur, il a fallu un mois pour faire descendre
la température de 40° en moyenne à la température actuelle (-2°C.) malgré les murs d'une épaisseur de un mètre.
On y pratique ski, snowboard, luge, bobsleigh... et on y trouve école de ski, loueurs de matériels, remontées mécaniques.
Ce complexe hivernal accueille en moyenne entre 2 000 et 4 000 personnes par jour. Des formules de séjours
existent aussi comme dans les stations de ski, c'est à dire semaine entière avec hébergement et accès aux pistes.

La 2e partie pour demain...
Patience...

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #international

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Publié le 11 Mars 2007


Bonjour à tous

C'est avec une grande surprise que je n'ai trouvé aucun article ni aucune référence sur Frida Kahlo
dans différents ouvrages (Quid, Dictionnaire Larousse, Encyclopédie de peinture)
Grâce à Internet, Wikipédia, et maintenant Tonton Daniel ;-), justice est rendue à une artiste de
talent et une femme exemplaire. J'ai volontairement supprimé quelques passages pour faciliter la lecture
de ce qui reste une vie pour le moins "bien remplie"...

"Magdalena Carmen Frida Kahlo Calderón naît le 6 juillet 1907 dans la « Maison Bleue », actuel Musée Frida Kahlo, au milieu d’un quartier populaire de Coyoacán au sud de Mexico.


Dès l'âge de 8 ans, Frida est atteinte par la poliomyélite : sa jambe droite s’amincit et le pied ne grandit pas
comme il le devrait, ce qui lui vaudra le surnom de « Frida l’estropiée » par ses camarades de classe.
En 1922, alors qu’elle a 15 ans, elle intègre l’ « Escuela Nacional Preparatoria » considérée comme le meilleur
établissement éducatif du Mexique. À cet âge, elle souhaite devenir médecin ; car malgré l’intérêt qu’elle porte aux beaux-arts, elle n’envisage pas à cette époque une carrière artistique. Frida entame de brillantes études et s'intéresse tout naturellement à la politique et cherche, comme nombre de personnes, à faire acquérir une âme mexicaine dans le pays nouvellement indépendant (1821).


Le 17 septembre 1925, Frida prend le bus pour rentrer chez elle après ses cours. Mais l’autobus sort de la route et percute un tramway. Plusieurs personnes trouvent la mort sur le lieu même de l’accident.
Frida est transpercée au niveau de l'abdomen par une tige de fer jusqu’au vagin, le pied droit est broyé,
la jambe gauche en mille morceaux (11 fractures). Le bassin, les côtes et la colonne vertébrale sont également brisés. L'épaule n'est que démise. Elle est clouée au lit pendant trois mois et passe un mois à l’hôpital. Environ un an après l’accident, elle doit retourner à l’hôpital et on constate qu’une vertèbre lombaire est fracturée.


Elle doit porter divers corsets en plâtre pendant neuf mois pour guérir. C’est à ce moment là qu’elle commence à peindre : on place un baldaquin sur son lit sous lequel on met un miroir sur toute la longueur pour qu’elle puisse se servir de son reflet comme modèle. C'est le début d'une longue série d'autoportraits, parmi les 150 peintures qu'elle accomplira dans sa vie. Elle devra subir de très nombreuses interventions chirurgicales durant sa vie, et sera souvent restée couchée dans son lit d'hôpital.


En 1928, Frida Kahlo s’inscrit au Parti Communiste Mexicain (PCM). Elle s’intéresse particulièrement à l’émancipation de la femme dans la société mexicaine qui est encore très machiste. Elle décide dès son jeune âge, qu'elle ne veut pas suivre le même parcours que les autres femmes mexicaines. Elle a un désir de voyage, d'étudier, elle veut la liberté et le plaisir. Grâce à la photographe Tina Modotti, Frida rencontre Diego Rivera (1886-1957) en 1932. Elle admire beaucoup le peintre (de 21 ans son aîné), et se marient le 21 août 1929. Ils s’installent ensemble à Mexico dans un atelier, et l'année suivante aux Etats-Unis où Rivera travaille pour la California School of Fine Art.


Après deux fausses couches, la nationaliste mexicaine peint surtout des tableaux qui traduisent sa lassitude et
son dégoût des États-Unis et des Américains alors que son mari, lui, est toujours autant fasciné par ce pays
et ne veut pas le quitter. En décembre 1933, Diego Rivera céde et rentre avec sa femme au Mexique.
En 1935, elle ne réalise que deux tableaux dont "Quelques petites piqûres". Ce tableau évoque un meurtre par jalousie perpétré sur une femme. Comme la plupart de ses œuvres, cette représentation doit être mise en rapport avec sa situation personnelle. En effet, Diego Rivera, qui avait eu plusieurs relations extra-conjugales, a une aventure avec Cristina, la sœur de Frida Kahlo, qui lui avait souvent servi de modèle.
Profondément blessée, elle quitte le foyer commun quelques mois pour s’isoler et s’installe dans un appartement au centre de Mexico. Pendant cette période, elle a plusieurs relations extra-conjugales, notamment avec des femmes. Au milieu de 1935, elle part avec deux amies pour New York et ne revient fin 1935 que lorsque la liaison entre sa sœur et Rivera est terminée.


Le 9 janvier 1937, Diego parvient à accorder l'asile politique à Léon Trotski qui est accueilli avec sa femme dans la « Maison Bleue » où Frida et Diego vécurent deux ans, jusqu’en avril 1939. Une brève liaison que l'on dit passionnée se développe entre Trotski et Frida. Il sera assassiné deux ans plus tard.
André Breton et Jacqueline Lamba sont arrivés au Mexique en avril 1938 et vécurent dans la maison du couple Kahlo-Rivera à San Angel. Pour Breton, chef de file du surréalisme, le Mexique en était l’incarnation et il interpréta les œuvres de Frida Kahlo comme surréalistes même si elle ne pensa pas appartenir à ce style. « On me prenait pour une surréaliste. Ce n’est pas juste. Je n’ai jamais peint de rêves. Ce que j’ai représenté était ma réalité ». Breton est subjugué par Frida, il dira d'elle un jour « Frida est une bombe avec un ruban autour ».


Après ses premières expositions personnelles à New-York et Paris, sa relation avec Diego Rivera est de plus en plus mouvementée et en décembre, c’est le divorce.  À cette même période, elle a de nouveau de grandes douleurs dans la colonne vertébrale et se rend à San Francisco en septembre 1940 pour y être soignée. Diego Rivera étant lui aussi à San Francisco à cette époque, il propose à Frida de l’épouser de nouveau et le second mariage a donc lieu à San Francisco le 8 décembre 1940. Ils s’installent tous les deux dans la « maison bleue » à Coyoacán.


En 1942, Frida est élue membre du « Seminario de Cultura Mexicana », organisation créée par le ministre des affaires culturelles et composée de 25 artistes et intellectuels dont Frida. Elle devait encourager et diffuser la culture mexicaine, organiser des expositions, des conférences, et publier des ouvrages.
En 1943, elle dirige une classe de peinture dans l’académie des Beaux Arts pour un total de douze heures hebdomadaires.


Mais au bout de quelques mois, Frida est obligée d’enseigner chez elle à cause de sa mauvaise santé.
Des douleurs permanentes dans le pied droit et dans le dos l’empêchent de marcher correctement.
Elle doit porter un corset de fer et en juin 1946, elle subit une opération de la colonne vertébrale.
A la fin des années 1940, l’état de santé de Frida Kahlo s’est beaucoup aggravé et en 1950, elle doit entrer
à l’hôpital ABC de Mexico pendant neuf mois. Après une seconde opération de sa colonne, une inflammation
rend inévitable une troisième opération. C’est au bout de la sixième intervention (sur un total de sept)
qu’elle peut se remettre à peindre néanmoins couchée sur le dos, un chevalet spécial fixé au lit. Au printemps 1953, la photographe Lola Alvarez Bravo qui avait compris l’importance du Mexique aux yeux de Frida organise sa première exposition individuelle dans son pays. Le soir de l’inauguration, la santé de Frida est si mauvaise que les médecins lui interdisent de se lever de son lit. Mais comme elle ne veut en aucun cas manquer le vernissage, son lit est transporté jusqu’au lieu de l’exposition. Elle peut donc participer depuis son lit au vernissage qui est un franc succès.


En août 1953, on doit lui amputer sa jambe droite jusqu’au genou. Cette opération apaise ses souffrances mais la plonge dans une profonde dépression. Atteinte d’une grave pneumonie, Frida Kahlo s’éteint dans la nuit du 13 juillet 1954, sept jours après son quarante-septième anniversaire. Les derniers mots de son journal furent « J'espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir… Frida » pourtant en travers de son dernier tableau, peint juste avant de mourir, elle a écrit : « Viva la Vida » (Vive la Vie). Elle est incinérée le 14 juillet comme elle le désirait.
« Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! ». Ses cendres reposent dans sa maison a Coyoacan, connue comme "La Casa Azul" (La maison bleue), sur son lit, dans une urne qui a la forme de son visage."

Ce parcours exceptionnel a été interprété par Salma Hayek dans le magnifique et bouleversant film "Frida" qui sera récompensé à juste titre par un Oscar en 2003.

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #portraits, #les arts

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Publié le 10 Mars 2007


Bonjour à tous

En complément de l'article d'hier ("Publicité alimentaire"), je voudrais recopier
l'article paru dans le numéro d'octobre 2006 de Sciences et Avenir et intitulé :
"Le top 10 des aliments".
Un grand merci à ce magazine qui publie chaque mois une double page "nutrition"
et qui a compris depuis longtemps que la santé passe avant tout par notre alimentation.

"Vous mangez des épinards, des amandes et du saumon ? Tant mieux. Car ces aliments
font partie des 10 considérés comme les meilleurs pour la santé. (...)
Le palmarès consacre des légumes (brocoli, épinard, haricot rouge, jus de légume),
des fruits (myrtille, patate douce, pomme), une céréale (germe de blé), un fruit sec
(amande) et un poisson (saumon sauvage).
Pour figurer dans cette liste, les aliments devaient répondre à au moins trois des
critères : richesse en vitamines, fibres et minéraux, teneur élevée en antioxydants,
réduction avérée du risque cardio-vasculaire et d'autres affections comme le cancer
ou le diabète, faible densité calorique et enfin facilité à se les procurer."

Et j'ajouterais quelques règles "de base" à cette liste d'"alicaments" :  manger de tout
en petites quantités (et lentement...), privilégier l'eau à toute autre boisson,
éviter les diners copieux (il ne sert à rien d'apporter de l'énergie à un organisme
qui n'en a pas besoin), préférer les légumes aux frites à la cantine..., et surtout
faites vous plaisir de temps en temps !

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #alimentation

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Publié le 9 Mars 2007

Bonjour à tous

Depuis le 25 février, un décret impose l'un des quatre messages suivants dans toute
publicité pour des produits alimentaires manufacturés et les boissons sucrées:

-"Evitez de grignoter entre les repas",
-"Evitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé",
-"Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour",
-"Pratiquez une activité régulière".

On peut douter de l'efficacité de ces messages si on se réfère à l'application
sur les paquets de cigarettes de messages comme "Fumer tue"...
Certains pensent qu'il serait plus efficace de discuter avec les professionnels
de l'industrie agro-alimentaire, ou d'imposer des teneurs sans danger en sucres,
sel et matières grasses.

On ferait mieux de :
-cesser de réduire les heures d'éducation physique au collège.
-interdire les distributeurs dans l'enceinte des écoles, ainsi que les publicités
 déguisées dans ces mêmes lieus d'éducation.
-légifèrer sur la diffusion de spots télé pendant les programmes destinés aux enfants.
-enseigner dans les écoles et collèges les règles de base d'une alimentation saine
 comme on enseigne le français ou les mathématiques.
-imposer à la firme Coca-Cola de diffuser une fois pour toutes la composition de
 son produit-phare...
-baisser le prix des fruits et légumes.
-informer mieux les consommateurs sur les bienfaits d'une alimentation équilibrée.

Et qu'on nous permette de manger du gâteau quand bon nous semble sans essayer de nous
culpabiliser ! Nom d'un petit bonhomme en sucre !

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #économie

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Publié le 8 Mars 2007

Bonjour à tous
 
A l'occasion de la journée internationale des femmes, et en référence au manifeste des "343 salopes" qui
affirmaient avoir subi un avortement en 1971, "Ni putes ni soumises" rend hommage aux mères des quartiers :
L'appel des 343 mamans des cités :

"Lorsque les émeutes éclatèrent en banlieue, c’est vers nous, mamans des quartiers, que vous vous êtes tournés.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez demandé de trouver les mots pour panser les maux de nos enfants.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez demandé de calmer une rage qui, partout, allumait des feux.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez demandé d’expliquer que la violence ne réglerait jamais
les problèmes du chômage, de l’exclusion et du racisme.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez demandé de faire preuve d’autorité.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez demandé de garder à la maison nos petits souvent
bien plus grands que nous.
C’est à nous, mamans des quartiers, que vous avez fait appel pour que cessent, partout dans le monde,
ces images d’une France en état de guerre civile.

En ce mois de novembre 2005, vous avez su reconnaître en nous des mamans, quelque soit notre pays d’origine.
Vous avez saisi le rôle précieux qu’en tant que telles, nous pouvions remplir, et nous avons rempli ce devoir,
notre devoir de « maternité ».
Mais avez-vous oublié, mesdames et messieurs les Politiques, qu’avant d’être des mères, nous étions des femmes ?
Alors parce que, d’où que nous venions, nous sommes d’abord des femmes, nous, les mamans des quartiers,
nous vous demandons aujourd’hui d’être traitées comme toutes les autres citoyennes de la République.
Nous vous demandons de mettre un terme aux conventions bilatérales qui préservent les lois d’origine
et qui nous exposent aux violences de la polygamie, de la répudiation et du mariage forcé.
Nous vous demandons des places en crèches et en garderie pour cesser d’être cantonnées à la sphère privée,
et pour en finir avec une situation d’enfermement qui nous rend vulnérable à toutes les violences sexistes.
Nous vous demandons de lutter contre l’ethnicisation des métiers qui nous oblige, même lorsque nous sommes
hautement diplômées, à accepter des tâches difficiles et à trop souvent subir un harcèlement au travail
contre lequel nous ne pouvons rien.
Nous vous demandons de développer les transports publics qui nous permettraient de sortir de ces ghettos
où les seuls endroits de rencontres sont des cafés réservés aux hommes.
Nous vous demandons de faciliter notre accès à la culture comme notre apprentissage de la langue française
afin que nous puissions acquérir les outils de notre émancipation.

Parce que nous sommes de véritables actrices d’intégration, nous vous demandons, mesdames et messieurs les politiques,
de cesser de nous maintenir en marge de la citoyenneté.
Ce n’est que libres et émancipées que nous pourrons remplir pleinement notre rôle de mère, et faire de nos enfants
des citoyens."
 
http://www.niputesnisoumises.com

Tonton Daniel

PS : 150e article sur le blog... Faites passer...

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #actualité

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