Publié le 3 Novembre 2018

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #architecture

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Publié le 31 Octobre 2018


Bonjour à tous

"A Paris, la température de l'air s'est élevée de 2°C depuis 100 ans, ainsi que celle du sous-sol : à 28 mètres de profondeur, dans les caves de l'Observatoire de Paris, la température, qui était de 11.8°C jusque vers 1880, dépasse actuellement 13.3°C. Cette augmentation est liée principalement aux apports thermiques (foyers domestiques, industries, circulation automobile) et aux modifications de surface (extension des surfaces dures)."

Sources : QUID 2000 - Ed. Robert Laffont (p.105) et https://www.notre-planete.info/terre/climatologie_meteo/changement-climatique-France.php

A la fin du XVIIIe siècle, de 1783 à 1789, Jean-Dominique Cassini, directeur de l'Observatoire de Paris, organisa une série de mesures de températures dans les sous-sols de l'Observatoire, mesures aujourd'hui archivées dans la bibliothèque de l'établissement. Les mesures furent établies avec le plus grand soin à 28 mètres de profondeur grâce à deux thermomètres à mercure et à alcool de Réaumur et au thermomètre de Lavoisier, instrument d'une précision inégalée à cette époque, permettant des mesures de 0.005°C. 

Dans la salle de mesures, hermétique en-dehors de la porte d'entrée, Cassini entrait toujours seul, muni d'une faible chandelle et ne restait que peu de temps afin de ne pas perturber les conditions opératoires. En six ans, la température s'éleva de 0.5°C.

Après la révolution, François Arago, nouveau directeur de l'Observatoire, reprit les mesures de 1817 à 1852 en ajoutant un nouvel appareil de mesure, un thermomètre commandé au physicien Gay-Lussac. Les mesures effectuées plus tard, entre 1865 et 1954, furent probablement faussées par l'utilisation de lampes à pétrole puis par l'installation du chauffage central dans le bâtiment mais indiquaient toutes une hausse générale de température. Pour information, la température moyenne relevée dans la pièce de Cassini en 2004 était de 14.9°C.

D'autres relevés furent effectués depuis 1873 dans le parc de Montsouris ainsi qu'à Saint-Maur et à Vincennes depuis 1978 afin de comparer et moyenner les résultats qui, eux aussi, ont révélé une augmentation de température.

Les mesures modernes effectuées en surface et dans les sous-sols de plusieurs villes européennes indiquent également un accroissement constant des températures, indépendamment de l'urbanisation, de la densité de population, des saisons et des cycles solaires, puis une accélération du réchauffement après 1987, indiquant avec certitude un effet de serre d'origine anthropogène s'additionnant à une possible variation naturelle de moindre amplitude.

Source : https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1002/joc.1211

Tonton Daniel
 

 

le climat souterrain de paris

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #dérèglements climatiques, #paris - ile de france, #histoire

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Publié le 28 Octobre 2018


Bonjour à tous

Ne vous fiez surtout pas à son titre futile et commercial ! Paru en 1946, "Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie" est considéré aujourd'hui comme un classique de la littérature moderne. Peu connu en France, son auteur, le psychiatre et neurologue autrichien Viktor Frankl fut déporté en 1942 avec sa famille dans les camps de concentration de Theresienstadt puis d'Auschwitz et de Dachau. Cette expérience lui permit de théoriser sur le sens de la vie et de mettre au point une méthode psycho-thérapeutique nommée "logothérapie" prenant en compte le besoin de "sens" et la dimension spirituelle de l'être humain.

Témoignage froid et historique, la première partie autobiographique de ce livre bouleversant décrit sans pathos le quotidien terrifiant des camps de la mort, les hommes réduits à des numéros tatoués, la vie humaine sans valeur ou le tabou sordide du cannibalisme... Paradoxalement, dans cet univers carcéral morbide cohabitent aussi l'espoir d'un avenir meilleur, les choix intérieurs à faire pour survivre, la liberté spirituelle qui permet à chacun de donner un sens à sa vie, et le récit est aussi celui d'un certain "art de vivre", teinté d'humour, de rêves, de contemplation de la Nature, d'un certain détachement, "bonheur négatif par absence de souffrance" acquis par les plus résistants et qui inspirera sa future méthode au praticien. 

Cette expérience des camps de la mort alimentera donc l'analyse du psychiatre et la réflexion du philosophe résumées dans la deuxième partie du récit. Ayant constaté que des prisonniers de faible constitution physique survivaient aux plus solides grâce à une intense vie intérieure, Viktor Frankl développe son concept de logothérapie et réaffirme la puissance de l'esprit sur la matière. Il invente le terme "autotranscendance" qui suggère que chacun, quel que soit son environnement, peut et doit agir seul, faire des choix intérieurs, refuser l'effet nocebo et la peur de l'évènement, chercher un but dans la vie à l'extérieur de lui-même, se réaliser dans l'art, la création, l'amour ou l'action, voire dans la souffrance transcendée quand celle-ci est inévitable : "Plus on s'oublie soi-même, plus on est humain" !

Contrairement à la psychanalyse centrée sur les pulsions, la logothérapie est donc centrée sur l’inconscient spirituel. Avec un discours résolument anti-nihiliste, elle est tournée vers l'avenir et vers l'extérieur, incite le patient névrosé, dépressif ou suicidaire à utiliser "intention paradoxale" et auto-dérision, à se projeter vers un futur positif, constructif et bienfaisant afin de combler tout ennui et tout vide existentiel. Ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?

Le premier institut de logothérapie sera fondé en Californie en 1970, des centres et des associations de logothérapie créés dans trente pays, et l'oeuvre de Viktor Frankl traduite dans une vingtaine de langues. "Man's Search for Meaning" sera même désigné parmi les "dix livres les plus influents aux États-Unis" et vendu à plus de dix millions d'exemplaires. Pour alimenter le travail de mémoire, comprendre la nature humaine ou... découvrir un sens à sa vie (!), voici un livre extraordinaire à découvrir ou à relire d'urgence !

Tonton Daniel

 

découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 22 Octobre 2018

"L'étonnant sommeil des arbres.

Les arbres aussi suivent un rythme circadien et "s'endorment" la nuit venue, voyant leur branches s'affaisser. Des chercheurs européens ont, pour la première fois, observé le phénomène en conditions réelles sur une espèce de bouleau (Betula pendula).

À quoi rêvent les grands feuillus ? Et si le bois dormant, sans sa belle, sommeillait lui-aussi comme une souche ? Une équipe de chercheurs finlandais, autrichiens et hongrois a mis en évidence, à travers un article publié dans Frontiers in Plant Science, le relâchement au cours de la nuit des branches et feuillage d'une espèce de bouleau (Bouleau verruqueux, ou Betula pendula)... et ce n'est pas de la faute du vent. Les branches voient leur hauteur nocturne fluctuer spontanément, l'amplitude du déplacement pouvant même atteindre 10 cm. En bref : l'arbre s'incline vers le sol par oscillations délicates puis se redresse au petit matin.

C'est un fait connu depuis des siècles : le règne végétal possède ses propres biorythmes, le tournesol (Helianthus annuus) représentant l'un des exemples les plus populaires.  Directement dépendantes de la photosynthèse, les plantes doivent naturellement s'adapter au mouvement du soleil et à l'alternance jour/nuit. Les scientifiques avaient déjà réussi, en laboratoire, à observer le repos circadien d'espèces végétales de petite taille. Cette prouesse restait encore à accomplir sur le terrain, à l'échelle d'un grand arbre dans son environnement forestier.

Mais comment observe-t-on un arbre dormir ? L'équipe de chercheurs a eu la bonne idée de recourir à des lasers en guise de capteurs, une instrumentation facile à déployer sur le terrain et capable de détecter les plus petites déformations géométriques. Afin de s'assurer que le vent ne puisse pas influencer les résultats, l'expérience a été répétée sur deux sites distincts en Autriche et en Finlande. Il a aussi fallu choisir des jours de météo clémente pour écarter toute action mécanique du vent, et suffisamment proches de l'équinoxe d'automne pour que le soleil soit le plus proche possible du zénith. Une telle technique d'imagerie laser appliquée aux arbres est une première dans le champ des sciences végétales, et demande désormais à être généralisée à d'autres espèces que le bouleau. D'autant plus que cette étude doit encore être doublée d'une analyse physiologique précise qui confirmera les causes exactes du phénomène : “Ces oscillations nocturnes sont certainement liées à des fluctuations dans la quantité d'eau et sa pression dans les branches”, estime Eetu Puttonen, auteur principal. De quoi intéresser la science, mais aussi les industriels. “Mieux comprendre les cycles d'activité végétaux pourra par exemple aider les sociétés forestières à mieux planifier leurs périodes d'exploitation.” 

Source : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/l-etonnant-sommeil-des-arbres_105096 (09.2016)

 

le sommeil des arbres

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #arbres

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Publié le 21 Octobre 2018


Bonjour à tous

Qui n'a pas déjà entendu une personne âgée se plaindre et regretter à voix haute "le bon vieux temps" ? En réponse à cet avis péremptoire, Johan Norberg, jeune écrivain suédois de 45 ans, prétend au contraire comme tous les "nouveaux optimistes" que nous avons collectivement la mémoire courte ! Mieux avant ? Dans son livre paru en 2016 "Non ce n'était pas mieux avant : 10 bonnes raisons d'avoir confiance en l'avenir" ("Progress: Ten Reasons to Look Forward to the Future"), il dénonce avec pragmatisme toutes les idées reçues, démonte un par un tous les arguments catastrophistes et prétend au contraire que tout va mieux dans tous les domaines ! Derrière le titre choc, aveuglement, optimisme béat ou simple réalité ?

En dix chapitres, l'auteur démontre, chiffres implacables à l'appui, que tout évolue vers un monde de paix, d'abondance et de liberté. Ralentissement démographique, alphabétisation croissante, progrès de la médecine, espérance de vie en hausse, amélioration de l'hygiène ou égalité des droits d'un côté, diminution des famines, baisse de la pauvreté, déclin des violences individuelles et du terrorisme, guerres de moins en moins nombreuses et meurtrières ou épidémies de moins en moins virulentes de l'autre.

De nouveaux problèmes apparaissent-ils à cause du développement économique, pollutions, raréfaction des ressources naturelles, extinction d'espèces, surpopulation, surconsommation ? Rappelant diverses prévisions catastrophiques jamais concrétisées, l'auteur rappelle avec confiance que le progrès n'a jamais été linéaire et que des solutions efficaces ont toujours été trouvées (et le sont aujourd'hui très rapidement grâce à internet et aux réseaux sociaux), et il affirme que la durabilité écologique et le progrès perpétuel passent par un développement scientifique, technologique et économique illimité ! Les raisons de l'amélioration globale invoquées par Johan Norberg sont en effet majoritairement d'ordre commercial et économique (le capitalisme, le libéralisme et la mondialisation induisent une hausse des richesses et consolident indirectement la démocratie, garante de paix et de prospérité pour tous).

Une fuite en avant et un discours transhumaniste légitimant le libéralisme économique, la consommation à outrance et le rythme effréné de la société moderne, qui font évidemment hurler écologistes, lanceurs d'alerte et adeptes de la décroissance et qui valent à Johan Norberg d'être largement controversé par les "collapsologues" et les "effondristes" ! Un discours qui laisse croire que tout va de mieux en mieux n'est-il pas contre-productif en incitant à la passivité alors que le pessimisme incite au contraire à l'action ? La disparition des abeilles, les marées de plastique, le réchauffement climatique, le ralentissement de l'espérance de vie en bonne santé, la résurgence de nombreuses maladies oubliées, la montée des nationalismes, la construction de murs, le repli sur soi, le retour en force du créationnisme et des extrémismes religieux sont-ils les indices d'un renversement général de tendance ou des évènements ponctuels qui finiront pas se diluer dans le temps comme le prétend l'auteur ?

La réponse de Johan Norberg à cette dernière question arrive en fin d'ouvrage : le ressenti de progrès général est incompatible avec la durée d'une vie humaine, à jamais insuffisante pour appréhender des changements lents et peu visibles. Il ne faut donc pas se fier aux discours déclinistes, aux impressions individuelles et à l'effet de loupe des médias avec leur effet nocebo à grande échelle mais prendre du recul et avoir une vision globale et planétaire à long terme ! Alors ? C'était mieux avant ?

Tonton Daniel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle

https://www.humanprogress.org/

https://ourworldindata.org/

https://www.gapminder.org/

http://tontondaniel.over-blog.com/article-essai-sur-le-principe-de-population-53749284.html

http://tontondaniel.over-blog.com/2016/11/la-6e-extinction.html

 

non ce n'était pas mieux avant

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #le temps qui passe, #économie, #démographie

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