Publié le 26 Avril 2018


Bonjour à tous

L'Histoire de l'Art est souvent imprégnée de mystères ! Alors que ses contemporains hésitaient encore entre panneaux de bois et toiles de lin pour le support de leurs peintures à l'huile et que Mona Lisa souriait déjà depuis longtemps sur son panneau de peuplier, l'espagnol Bartolomé Esteban Murillo choisit au XVIIe siècle de réaliser trois de ses oeuvres sur d'étranges pierres noires polies...

De tailles sensiblement identiques, 26 à 38 cm de hauteur et de largeur, ces plaques pesant 2 à 3 kg chacune ont longtemps intrigué les spécialistes. On sait aujourd'hui que ces pierres sont en obsidienne, lave vitrifiée noire et brillante, souvent utilisée comme miroir après polissage dans l'Antiquité. Les historiens supposent que les blocs furent dérobés et rapportés d'Amérique au XVIIe siècle par des colons sans scrupules avant d'être achetés par Murillo à Séville, alors principal port vers les colonies américaines, et que ces tables pourraient avoir fait partie d'un ensemble rituel précolombien, inca, aztèque ou maya.

Mais pourquoi ce choix d'un support lourd, fragile et cassant ? Par simple défi ? Pour les noirs profonds offerts par la pierre volcanique et laissés en réserve par l'artiste ? Pour sa résistance à l'usure du temps qui passe ? Par conviction religieuse, l'auteur a-t-il délibérément voulu couvrir des pierres païennes par des sujets bibliques ?

Intégrées en 1784 aux collections de Louis XVI, "Le Christ à la colonne avec saint Pierre" et "Le Christ au jardin des Oliviers" sont aujourd'hui conservées au musée du Louvre. La troisième, représentant "La nativité", se trouve au Museum of Fine Arts de Houston.

Le mystère des pierres noires de Murillo reste entier !

Tonton Daniel

 

murillo et le mystère des pierres noires
murillo et le mystère des pierres noires
murillo et le mystère des pierres noires
murillo et le mystère des pierres noires

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #les arts, #secrets et mystères

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Publié le 26 Avril 2018

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Publié dans #paris - ile de france, #les arts

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Publié le 22 Avril 2018

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Publié dans #paroles et musique

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Publié le 21 Avril 2018


Bonjour à tous

Des effluents noirâtres déversés à flot dans un canal de décharge, des nuages de gaz toxiques masquant l'horizon, des jardins autrefois luxuriants réduits à quelques plantes desséchées... Voici quelques images effrayantes tournées en Tunisie par Alexis Marrant pour son reportage "La Méditerranée va-t-elle passer l'été ?" diffusé cette semaine sur Arte.

Depuis 1972 et contre toute préoccupation écologique, l'état tunisien porte à bout de bras le complexe pétrochimique de Gabès, situé à 80 km de Djerba et géré par le GCT (Groupe Chimique Tunisien). Ici sont traitées des quantités astronomiques de phosphates transformés en engrais pour l'exportation, activité qui génére en bout de chaine une eau de refroidissement mélangée à du phosphogypse, résidu de production hautement toxique. En plus de l'épuisement de la nappe phréatique, ce sont 6000 tonnes de boues contenant métaux lourds, acide fluorhydrique, soufre et même matières radioactives comme uranium et radium qui sont ainsi déversées quotidiennement et directement en mer sans aucun traitement !

Le reportage pointe aussi du doigt l'ensemble des activités économiques en Méditerranée, le manque de régulation du trafic maritime en Grèce, l'affairisme politique un peu partout, l'enfouissement des déchets en bord de mer au Liban, la surpêche, l'exploitation pétrolière et gazière, le tourisme de masse à Majorque et à Barcelone, le bétonnage des côtes au Montenegro, la pollution au fuel lourd engendrée par les paquebots de croisière et le commerce maritime, la surpopulation dans toute la zone...

Pollutions, maladies, inégalités sociales, disparition d'écosystèmes, mise en péril des herbiers de posidonies, risques de submersion... Des solutions existent néanmoins pour éviter que la Méditerranée ne devienne une nouvelle Mer Morte : création de réserves, décisions politiques, responsabilisation de chacun... Comme toujours en matière de protection de l'Environnement, il y a urgence... et personne ne fait rien !

Tonton Daniel

 

la Méditerranée va-t-elle passer l'été ?

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #environnement, #international, #télévision

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Publié le 15 Avril 2018


Bonjour à tous

Comment résumer "Kong", le dernier roman-fleuve de l'écrivain Michel Le Bris, créateur du concept de "littérature-monde" ? Derrière ce titre minimaliste se cache en effet une vaste fresque historique, la biographie romancée de deux hommes d'exception, un tourbillon de 900 pages à l'extraordinaire pouvoir évocateur aboutissant à la genèse et à la sortie du film "King Kong", écrit, réalisé et produit en 1933 par Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack.

L'histoire commune des deux amis débute par leur rencontre à Vienne en 1919, à l'issue du premier conflit mondial. Se définissant comme "rêveurs de voyages", l'as de l'aviation et le caméraman ne se quitteront plus et traverseront ensemble tous les conflits majeurs de ce début de XXe siècle accompagnés par Marguerite Harrison et Ruth Rose, deux femmes au caractère bien trempé.
Pour le tournage de films documentaires retentissants, révélant "la dimension romanesque du réel" et considérés aujourd'hui comme les premiers témoignages journalistiques filmés, les deux complices iront à la rencontre des ethnies oubliées d'Afrique, d'Asie du sud-est, du Moyen-Orient, en Abyssinie, en Iran, au Siam ou au Tanganyka.
De Haïlé Selassié à Herbert Hoover, ils croiseront de nombreux personnages historiques et autant d'anonymes hauts en couleurs, soldats, contrebandiers, chercheurs d'or, marins, chefs de guerre, prostituées, missionnaires, prisonniers évadés... Sans oublier quelques visionnaires et illuminés, de nombreux miséreux, orphelins, esclaves, réfugiés ou pestiférés...

De retour à New-York, Cooper et Schoedsack prendront part au lancement de l'aviation commerciale et de l'aéropostale aux côtés de Charles Lindbergh et d'Amelia Earhart, à la création de la PanAm en pleine crise économique de 1929, au développement du cinéma parlant aux côtés des Lasky, Zukor et autres Selznick. Période très mouvementée, les années 30, c'est l'époque de la prohibition, d'Al Capone, des milliardaires philanthropes, de la Grande Dépression, du New Deal de Roosevelt, d'Adolf Hitler, des frontières incertaines et changeantes, l'époque des dernières grandes explorations et des empires coloniaux, tout un monde qui disparait... Loin de leurs premiers films animaliers, les deux amis participeront à la mise au point pour le cinéma de nombreuses innovations techniques, animation, trucages ou synchronisation, croiseront producteurs et réalisateurs, nouveaux nababs et anciennes gloires du muet, cascadeurs et techniciens dans le décor des villas somptueuses et des grands studios d'Hollywood. Juste le temps de se demander si le cinéma est art ou industrie, mystification ou "temps solidifié" ?

En 1932, inspirés par leurs lectures et par leurs incroyables aventures à la Corto Maltese, par les jungles d'Hollywood et de New-York, par "Le monde perdu" de Sir Arthur Conan Doyle et par "Voyages en Afrique Equatoriale" de Paul Du Chaillu, les deux hommes vont mettre sur pied pour RKO une fiction "plus prenante que la réalité", à la fois conte de fées et film d'horreur à l'instar de "La Belle et la Bête" ! Film insensé réalisé dans des circonstances insensées, "King Kong", tourné par Cooper pour et avec Fay Wray sera la transposition d'une histoire d'amour par procuration, fantasme visuel dont les effets spéciaux révolutionnaires deviendront des références et qui vaudront à l'oeuvre une renommée internationale et définitive.

Plusieurs vies difficiles à résumer, donc ! Après huit années d'écriture et une liste de références impressionnante en fin d'ouvrage, le passionnant "Kong" de Michel Le Bris finit par déborder de tous côtés, se dispersant dans un bouillonnement incessant, un foisonnement de personnages, d'anecdotes et d'aventures secondaires, regroupant plusieurs livres en un seul. Parcours spirituel de deux hommes de génie, réflexion sur le temps qui passe, récit documentaire, métaphore sur la nature humaine, réquisitoire contre la guerre et le totalitarisme, histoire d'amour et histoire d'un film de légende, "Kong" est tout cela à la fois ainsi que le prélude incontournable à la redécouverte d'un vieux film en noir et blanc daté de 1933. Une île mystérieuse dans la brume, des tams-tams invisibles, un rugissement menaçant au fond de la jungle, une silhouette gigantesque... Que le spectacle commence !

Tonton Daniel

http://tontondaniel.over-blog.com/article-gorille-enlevant-une-femme-65412435.html

Grass 1925 :

https://youtu.be/FdnL0CkRdkk

Chang 1927 :

https://youtu.be/2XQBMI0fMko

KIng Kong 1933 :

https://youtu.be/H0WpKl2A_2k

 

kong

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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