Publié le 21 Janvier 2018


Bonjour à tous

Ville Lumière, Capitale de la mode et de l'art de vivre, plus belle ville du monde, mais aussi "Capitale des plaisirs" et "Cité du vice", Paris est tout cela à la fois, ce que nous rappelle Emmanuel Pierrat, avocat, conservateur du musée du Barreau de Paris et fin connaisseur des secrets de la Capitale dans son passionnant et coquin "Paris, ville érotique" qui nous transporte du XIIIe au XXe siècle dans tous les lieux discrets de la Capitale !

Après un court et nécessaire "préliminaire", ce sont d'abord les ruelles puantes et sombres du Paris médiéval, les putains anonymes de la Cour des Miracles, les étuves et bains publics favorisant les rapprochements physiques sous couvert d'hygiène, l'occasion de découvrir la possible étymologie du "bordel", souvent construit au "bord de l'eau", à l'écart de la communauté et dissimulé aux regards par les roseaux et les saules... Sauf à Paris, par commodité, où le quartier "chaud" occupe l'ile de la Cité, entre le palais royal et la cathédrale Notre-Dame...

Après les bouillonnants étudiants du quartier latin, place aux nombreuses maitresses d'Henri IV, au sulfureux poète Claude Le Petit, à la célèbre entremetteuse Marguerite Gourdan et aux filles publiques, involontaires locataires des geôles du Châtelet, de la Sapêtrière ou de l'Hopital Général. Alors que nombre de prostituées sont expédiées de force dans les colonies américaines et qu'à Versailles est installé le Parc-aux-Cerfs, bordel royal de Louis XV, boudoirs privés, folies champêtres, maisons de plaisance et "petites-maisons" reçoivent soupers fins et pratiques de tous ordres en bordure de la Capitale. C'est le temps des pastilles aphrodisiaques "à la Richelieu", des "chaises volantes", des "redingotes anglaises", du théâtre scatologique, du théâtre "gaillard", des romans et des pamphlets libertins... Le peuple parisien gronde face à tant de frasques et de turpitudes...

Gage de libertés individuelles, la Révolution sera le prétexte à de nombreux débordements rappelant bientôt ceux de l'ancienne aristocratie. Sous les galeries du Palais-Royal et aux Tuileries s'agitent amazones et bardaches. Clubs lesbiens et saphiques prolifèrent alors que Barras, Robespierre ou Cambacérès, révolutionnaires homosexuels ou bisexuels, prendront bientôt des mesures répressives face à la recrudescence des cas de syphilis et de maladies vénériennes...

Construits sur les anciennes fortifications, bals et théâtres des Grands Boulevards voient débarquer les "grandes horizontales", cocottes, demi-mondaines et célèbres courtisanes de la Belle Epoque. La Païva, Valtesse de la Bigne, Caroline Otéro, Liane de Pougy, Emilienne d'Alençon ou Cléo de Mérode reçoivent à domicile pendant que le Prince de Galles visite l'aristocratie des maisons de rendez-vous, Chabanais, Sphinx ou One Two Two. La IIIe République sera l'âge d'or des grisettes et des lorettes, des lupanars et des claques parisiens. Le peuple, lui, se contente de simples maisons de tolérance quand il ne va pas visiter hôtels de passe, maisons d'abattage ou "brasseries à femmes", débits de boissons où l'on peut "consommer" à loisir dans des arrières-boutiques ancêtres de nos backrooms modernes...

Le XXe siècle sera marqué par la fermeture des maisons closes après le vote de la loi Marthe Richard en 1946. Les rencontres clandestines nécessitent désormais vespasiennes, cinémas X, boites échangistes, sex-shops, salons de massage... Avec l'apparition d'un proxénétisme organisé, la prostitution se diversifie, s'internationalise, émigre de Pigalle et Montparnasse vers la rue Saint-Denis, le Bois de Boulogne, la Porte Dauphine, les boulevards périphériques ou le Marais alors que Madame Claude reçoit au sein du très bourgeois XVIe arrondissement...

Anecdotes croustillantes, polissonnes et historiques, Emmanuel Pierrat balaie d'un trait de plume toute géographie sacrée mais se garde bien de prédire quels seront les futurs endroits du plaisir parisien. Et pour cause ! Avec la réalité virtuelle, la révolution numérique et le tourisme de masse, Paris n'est déjà plus la "Capitale des plaisirs" et la "Cité du vice", abandonnant à d'autres ses titres les moins glorieux !

Tonton Daniel


http://tontondaniel.over-blog.com/2017/04/la-rue-du-pelican.html

http://tontondaniel.over-blog.com/2015/10/le-souterrain-de-l-elysee.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-34908331.html (L'amour à Versailles)

http://tontondaniel.over-blog.com/2016/03/le-pavillon-du-butard.html

http://tontondaniel.over-blog.com/2017/02/epectase.html

 

paris ville érotique

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #sexualité, #paris - ile de france

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Publié le 17 Janvier 2018


Bonjour à tous

Qui ne connait les célèbres fables de Jean de la Fontaine publiées à partir de 1668, doublement inspirées à leur auteur par les courtisans de Versailles et les antiques fables d'Esope ? Rusés renards, fourmis travailleuses et sages savetiers ont fait travailler des générations d'écoliers mais ne doivent néanmoins pas faire oublier d'autres histoires beaucoup plus coquines imaginées par le fabuliste à la même époque, regroupés sous le titre de "Contes licencieux" et à la morale beaucoup plus incertaine... 
Parmi ces poèmes érotiques, voici "Les lunettes" dans lequel un jeune séducteur travesti en nonnette s'introduit clandestinement au couvent, engrosse une des soeurs et finit par casser les lunettes de la mère supérieure avec sa... "machine"...

Tonton Daniel

http://tontondaniel.over-blog.com/article-5409209.html


"Les lunettes.

 J’avais juré de laisser là les nonnes :
 Car que toujours on voie en mes écrits
 Même sujet, et semblables personnes,
 Cela pourrait fatiguer les esprits.
 Ma muse met guimpe sur le tapis :
 Et puis quoi ? guimpe; et puis guimpe sans cesse ;
 Bref toujours guimpe, et guimpe sous la presse.
 C'est un peu trop.
 Je veux que les nonnains
 Fassent les tours en amour les plus fins ;
 Si ne faut-il pour cela qu'on épuise
 Tout le sujet; le moyen ? c'est un fait
 Par trop fréquent, je n'aurais jamais fait :
 II n’est greffier dont la plume y suffise.
 Si j y tâchais on pourrait soupçonner
 Que quelque cas m’y ferait retourner ;
 Tant sur ce point mes vers font de rechutes ;
 Toujours souvient à Robin de ses flûtes.
 Or apportons à cela quelque fin.
 Je le pretends, cette tâche ici faite.

 Jadis s'était introduit un blondin
 Chez des nonnains à titre de fillette.
 II n'avait pas quinze ans que tout ne fût :
 Dont le galant passa pour soeur Colette
 Auparavant que la barbe lui crût.
 Cet entre-temps ne fut sans fruit; le sire
 L’employa bien: Agnès en profita.
 Las quel profit ! j eusse mieux fait de dire
 Qu'à soeur Agnès malheur en arriva.
 Il lui fallut élargir sa ceinture ;
 Puis mettre au jour petite créature,
 Qui ressemblait comme deux gouttes d'eau,
 Ce dit l’histoire, à la soeur jouvenceau.
 Voilà scandale et bruit dans l'abbaye.
 D'où cet enfant est-il plu ? comme a-t-on,
 Disaient les sœurs en riant, je vous prie,
 Trouvé céans ce petit champignon ?
 Si ne s'est-il après tout fait lui-même.
 La prieure est en un courroux extrême.
 Avoir ainsi souillé cette maison !
 Bientôt on mit l'accouchée en prison.
 Puis il fallut faire enquête du père.
 Comment est-il entré ? comment sorti ?
 Les murs sont hauts, antique la tourière,
 Double la grille, et le tour très petit.
 Serait-ce point quelque garçon en fille ?
 Dit la prieure, et parmi nos brebis
 N'aurions-nous point sous de trompeurs habits
 Un jeune loup ? Sus qu'on se déshabille :
 Je veux savoir la vérité du cas.
 Qui fut bien pris, ce fut la feinte ouaille.
 Plus son esprit à songer se travaille,
 Moins il espère échapper d'un tel pas.
 Nécessite mère de stratagème
 Lui fit. . . eh bien ? lui fit en ce moment
 Lier. ..: eh quoi ? foin, je suis court moi-même :
 Ou prendre un mot qui dise honnêtement
 Ce que lia le père de l'enfant ?
 Comment trouver un détour suffisant
 Pour cet endroit ? Vous avez ouï dire
 Qu'au temps jadis le genre humain avait
 Fenêtre au corps; de sorte qu'on pouvait
 Dans le dedans tout à son aise lire ;
 Chose commode aux médecins d'alors.
 Mais si d'avoir une fenêtre au corps
 Etait utile, une au cœur au contraire
 Ne l'était pas; dans les femmes surtout :
 Car le moyen qu'on pût venir à bout
 De rien cacher ? Notre commune mère
 Dame Nature y pourvut sagement
 Par deux lacets de pareille mesure.
 L'homme et la femme eurent également
 De quoi fermer une telle ouverture.
 La femme fut lacée un peu trop dru.
 Ce fut sa faute, elle-même en fut cause ;
 N'étant jamais à son gré trop bien close.
 L'homme au rebours ; et le bout du tissu
 Rendit en lui la Nature perplexe.
 Bref le lacet à l'un et l'autre sexe
 Ne put cadrer, et se trouva, dit-on,
 Aux femmes court, aux hommes un peu long.
 Il est facile à présent qu'on devine
 Ce que lia notre jeune imprudent ;
 C'est ce surplus, ce reste de machine,
 Bout de lacet aux hommes excédant.
 D'un brin de fil il l'attacha de sorte
 Que tout semblait aussi plat qu'aux nonnains :
 Mais fil ou soie, il n’est bride assez forte
 Pour contenir ce que bientôt je crains
 Qui ne s’échappe ; amenez-moi des saints ;
 Amenez-moi si vous voulez des anges ;
 Je les tiendrai créatures étranges,
 Si vingt nonnains telles qu'on les vit lors
 Ne font trouver à leur esprit un corps.
 J'entends nonnains ayant tous les trésors
 De ces trois sœurs dont la fille de l’onde
 Se fait servir; chiches et fiers appas,
 Que le soleil ne voit qu'au nouveau monde,
 Car celui-ci ne les lui montre pas.
 La prieure a sur son nez des lunettes,
 Pour ne juger du cas légèrement.
 Tout à l'entour sont debout vingt nonnettes,
 En un habit que vraisemblablement
 N'avaient pas fait les tailleurs du couvent.
 Figurez-vous la question qu'au sire
 On donna lors; besoin n'est de le dire.
 Touffes de lis, proportion du corps,
 Secrets appas, embonpoint, et peau fine,
 Fermes tétons, et semblables ressorts
 Eurent bientôt fait jouer la machine.
 Elle échappa, rompit le fil d'un coup,
 Comme un coursier qui romprait son licou,
 Et sauta droit au nez de la prieure,
 Faisant voler lunettes tout à l’heure
 Jusqu'au plancher.
 II s'en fallut bien peu
 Que l'on ne vît tomber la lunetière.

Elle ne prit cet accident en jeu.
 L'on tint chapitre, et sur cette matière
 Fut raisonné longtemps dans le logis.
 Le jeune loup fut aux vieilles brebis
 Livré d'abord. Elles vous l’empoignèrent
 A certain arbre en leur cour l’attachèrent
 Ayant le nez devers l'arbre tourné,
 Le dos à l'air avec toute la suite :
 Et cependant que la troupe maudite
 Songe comment il sera guerdonné,
 Que l'une va prendre dans les cuisines
 Tous les balais, et que l'autre s'en court
 A l'arsenal où sont les disciplines,
 Qu'une troisième enferme à double tour
 Les soeurs qui sont jeunes et pitoyables,
 Bref que le sort ami du marjolet
 Ecarte ainsi toutes les détestables,
 Vient un meunier monté sur son mulet
 Garçon carré, garçon couru des filles,
 Bon compagnon, et beau joueur de quille
 Oh oh dit-il, qu'est-ce là que je vois ?
 Le plaisant saint ! jeune homme, je te prie,
 Qui t'a mis là ? sont-ce ces soeurs, dis-moi.
 Avec quelqu'une as-tu fait la folie ?
 Te plaisait-elle ? était-elle jolie ?
 Car à te voir tu me portes ma foi
 (Plus je regarde et mire ta personne)
 Tout le minois d'un vrai croqueur de nonne.
 L'autre répond : Hélas, c’est le rebours :
 Ces nonnes m’ont en vain prié d'amours.
 Voilà mon mal; Dieu me doint patience ;
 Car de commettre une si grande offense,
 J'en fais scrupule, et fut-ce pour le Roi ;
 Me donnât-on aussi gros d'or que moi.
 Le meunier rit; et sans autre mystère
 Vous le délie, et lui dit: Idiot,
 Scrupule toi , qui n'es qu'un pauvre hère !
 C'est bien à nous qu'il appartient d'en faire !
 Notre curé ne serait pas si sot.
 Vite, fuis-t'en, m'ayant mis en ta place :
 Car aussi bien tu n'es pas, comme moi,
 Franc du collier, et bon pour cet emploi :
 Je n’y veux point de quartier ni de grâce :
 Viennent ces soeurs ; toutes je te répond,
 Verront beau jeu si la corde ne rompt.
 L'autre deux fois ne se le fait redire.
 Il vous l'attache, et puis lui dit adieu.
 Large d’épaule on aurait vu le sire
 Attendre nu les nonnains en ce lieu.
 L'escadron vient, porte en guise de cierges
 Gaules et fouets : procession de verges,
 Qui fit la ronde à l'entour du meunier,
 Sans lui donner le temps de se montrer,
 Sans l'avertir. Tout beau, dit-il, Mesdames :
 Vous vous trompez; considérez-moi bien :
 Je ne suis pas cet ennemi des femmes,
 Ce scrupuleux qui ne vaut rien à rien.
 Employez-moi, vous verrez des merveilles.
 Si je dis faux, coupez-moi les oreilles.
 D'un certain jeu je viendrai bien à bout ;
 Mais quant au fouet je n’y vaux rien du tout.
 Qu’entend ce rustre, et que nous veut-il dire ?
 S’écria lors une de nos sans-dents.
 Quoi tu n'es pas notre faiseur d'enfants ?
 Tant pis pour toi, tu paieras pour le sire.
 Nous n'avons pas telles armes en main,
 Pour demeurer en un si beau chemin.
 Tiens tiens, voilà l’ébat que l'on désire.
 A ce discours fouets de rentrer en jeu,
 Verges d'aller, et non pas pour un peu ;
 Meunier de dire en langue intelligible,
 Crainte de n’être assez bien entendu :
 Mesdames je... ferai tout mon possible
 Pour m'acquitter de ce qui vous est dû.
 Plus il leur tient des discours de la sorte,
 Plus la fureur de l'antique cohorte
 Se fait sentir.
 Longtemps il s'en souvint.
 Pendant qu'on donne au maître l'anguillade,
 Le mulet fait sur l'herbette gambade.
 Ce qu'à la fin l'un et l'autre devint,
 Je ne le sais, ni ne m'en mets en peine.
 Suffit d'avoir sauvé le jouvenceau.
 Pendant un temps les lecteurs pour douzaine
 De ces nonnains au corps gent et si beau
 N'auraient voulu, je gage, être en sa peau."

 

les lunettes jean de la fontaine

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 13 Janvier 2018


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? Une bombe nucléaire perdue et oubliée depuis 60 ans sommeille dans l'Océan Atlantique au large de la ville de Savannah aux États-Unis !
Le 5 février 1958, après une collision en vol avec un autre appareil militaire, le bombardier B-47B qui la transportait pour un exercice finit par la larguer volontairement dans la baie de Wassaw Sound près de l'île Tybee en vue d'un atterrissage d'urgence.

La bombe H de type "Mark 15" au numéro de série 47782, surnommée depuis "bombe de Tybee Island", pesait 3500 kg et avait une puissance d'environ 1,6 mégatonne mais était certainement désactivée (sans détonateur). Contenant une charge de plutonium ou d'uranium enrichi, elle transportait aussi 180 kg d'explosifs conventionnels.

Lancées immédiatement, les recherches durèrent plusieurs semaines mais furent toutes infructueuses. Le rapport final évoquait l'enfouissement probable de la bombe "sous 2 à 5 mètres de vase". Au début des années 2000, de nouvelles recherches auraient relevé des taux de radioactivité anormaux à un kilomètre des côtes, expliqués selon la version officielle par le rayonnement du sable contenant de la monazite naturellement radioactive... Depuis l'accident, les différentes commissions d'enquête ont produit des rapports contradictoires quant à la charge de l'engin, au danger réel d'explosion et aux risques de contamination radioactive après corrosion mais aucun ne situe l'endroit exact où git toujours la bombe...

Malgré ce dangereux mystère, le site de Tybee Island fut choisi pour accueillir les compétitions olympiques de voile pour les jeux d'Atlanta en 1996 ! Enfin, on rappellera que les recherches furent stoppées au moment même où une autre bombe H fut larguée accidentellement par un autre B-47 de l'US Air Force dans l'état voisin de Caroline du Sud, ajoutant à une longue liste un énième accident militaire impliquant une arme nucléaire ("Broken Arrow") !

Tonton Daniel

(Sources : Internet - Reportages impossibles - Daniel Smith - Ed. Geo)

 

la bombe de tybee island

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous, #USA, #histoire, #secrets et mystères

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Publié le 10 Janvier 2018


Bonjour à tous

Oeuvre célébrissime adaptée plusieurs fois pour le grand écran depuis sa parution en 1925, "Gatsby le Magnifique" de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerald a pour cadre l'Amérique des années 1920 et pour décor Long Island, banlieue résidentielle de la haute bourgeoisie new-yorkaise.

Villas opulentes, matches de polo, tenues blanches, réceptions fastueuses, tout semble merveilleux dans le monde des Années Folles de Jay Gatsby, jeune homme mystérieux et fascinant au centre du roman. Au-delà des rumeurs, de la rubrique mondaine et de la part d'ombre concernant une fortune d'origine douteuse, Gatsby est un homme désepérément seul, invitant à ses réceptions de nombreux inconnus à la fois pour tromper son ennui, prouver sa réussite et attirer l'attention de Daisy Buchanan, femme mariée, petite "oie blanche" aussi légère qu'inconséquente et insouciante dont il est secrètement et désespérément amoureux. Cette histoire d'amour fou, passionné et incompréhensible finira très mal, en forme de naufrage existentiel et mortel...

Derrière les apparences trompeuses et l'hypocrite blancheur des tenues et des façades, le récit est l'occasion de dénoncer un univers factice et superficiel, le "néant" d'une société de parasites, racistes, manipulateurs et orgueilleux, emplis de tous les défauts possibles, jalousie, bêtise, envie, paresse, snobisme, intolérance, suffisance... Reflet d'une époque, "Gatsby" dresse le constat pessimiste et prémonitoire d'une société violente, au bord de la crise, pleine de mensonge, de tricherie, de trahison, de faux-semblants et de malhonnêteté. Quant à la forme, elle est encore plus décevante avec son écriture inégale, sa construction déconcertante et ses portraits incomplets...

Gatsby, comparé par Fitzgerald à Trimalcion, figure antique et "évocation littéraire la plus ancienne du nouveau riche parvenu", se dévoile finalement comme un personnage ambigu, falot et pas forcément très sympathique. Silhouette aux contours imprécis, mythe littéraire à la réputation usurpée, anti-héros magnifique et flamboyant uniquement en apparence...

Tonton Daniel

 

gatsby le magnifique

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 3 Janvier 2018


Bonjour à tous

Réputée pour être la plus grande hêtraie d'Europe avec ses 17.300 hectares, la forêt d'Iraty a longtemps été l'un des endroits les plus reculés et les plus mystérieux du Pays Basque...

Située à cheval sur la frontière franco-espagnole, la futaie d'Iraty a longtemps été d'accès difficile mais a toujours été exploitée par charbonniers, forestiers, forgerons, mineurs et bergers. Grâce à ses arbres exceptionnels, elle fournissait des mâts de navire aux marines française et espagnole dès le XVIIe siècle.

Aujourd'hui protégée, la forêt d'Iraty est peuplée à 90 % de hêtres, espèce aujourd'hui fragilisée par le dérèglement climatique, de sapins, de houx et de sorbiers. Une grande biodiversité animale y est abritée dans plusieurs zones préservées, oiseaux (roitelets, rouge-gorges, pics), petits mammifères (musaraignes, loirs, rats musqués), petits carnassiers (chats sauvages, putois, belettes, martres, renards, blaireaux) ainsi que de nombreux cerfs, sangliers et chevreuils.

Les métiers d'autrefois ont aujourd'hui laissé place aux skieurs de fond et aux randonneurs, les petits chemins sombres se sont transformés en sentiers pédestres "d'interprétation" et les cabanes de bergers ont été remplacées par le village de loisirs des Chalets d'Iraty construit dans les années 60. Et pourtant... Loin des Hommes et dès la nuit tombée, le visiteur égaré ici perçoit parfois le murmure discret des Basajaun et des Laminak qui fait renaitre inlassablement dans la forêt silencieuse et isolée tout le mystère et la magie des légendes basques...

Tonton Daniel

 

la forêt d'iraty

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #arbres, #pays basque

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