Publié le 11 Avril 2016

Bonjour à tous

Estragon et Vladimir attendent. Ils attendent et n'ont rien à faire. "En attendant Godot", ils parlent de tout et de rien, regardent passer le temps, évoquent le suicide et la mort, s'étonnent de la vacuité des choses et des êtres... Quant à Winnie, enterrée peu à peu dans sa vieillesse et sa médiocrité, elle semble heureuse mais récite la nostalgie, égrène ses souvenirs entre rêve et cauchemar, redoute la solitude, la perte de mémoire ou la folie... "Oh les beaux jours" !

Absurde, bizarre, loufoque, décalé, surréaliste, hypnotique, dérangeant, difficile, futile... le théâtre du poète irlandais Samuel Beckett est également bien pessimiste ! Paralysé par sa condition première, esclave d'un jour sans fin et méprisé par un Dieu lointain, l'Homme est définitivement coincé sur Terre et ne vaut pas mieux qu'un animal, un rat, un porc, une fourmi...

Comment, Mr Beckett ? Vous refusez votre prix Nobel de littérature ? Merdre et GaBuZoMeu !

Tonton Daniel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_de_l%27absurde

en attendant godot
en attendant godot

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 9 Avril 2016

Bonjour à tous

Ne vous fiez pas au mauvais jeu de mot du titre parodiant la célèbre chanson de Charlélie Couture, "Un avion sans elle" de Michel Bussi est un excellent roman policier récompensé de nombreux prix dont celui de la Maison de la Presse en 2012.

Le récit débute par un accident d'avion, la découverte d'un nourrisson rescapé sans identité et le début de l'enquête du détective Crédule Grand-Duc qui va tenter durant 18 ans de résoudre cette incroyable énigme. Egrené lentement, son journal posthume évoquera un bébé aux yeux bleus, une libellule exotique, une gourmette en or, quelques morts violentes, des aveux, des mensonges, des faux-semblants, des secrets de famille... autant d'indices et d'étapes sur le chemin d'une surprenante vérité.

L'intrigue est machiavélique, les rebondissements nombreux, la mécanique implacable. Grâce au journal posthume du détective qui prend "un malin plaisir à raconter son enquête comme on structure un roman policier", Michel Bussi réussit une mise en abyme au suspense inégalé et signe un livre qu'on ne peut plus quitter avant de découvrir la clé du mystère. Votre bagage est prêt ? L'embarquement est ouvert !

Tonton Daniel

un avion sans elle

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature

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Publié le 3 Avril 2016

Bonjour à tous

Adieu, charme des musées d'antan qui ressemblaient à des cabinets de curiosité avec leurs collections anarchiques, leurs salles d'exposition très sombres et leurs parquets grinçants embaumant la cire et l'encaustique ! Les plus anciens se souviendront sans doute des vitrines poussiéreuses du Muséum d'Histoire Naturelle à Paris ou de celles du Musée de l'Homme filmées en 1964 par Philippe de Broca pour son "Homme de Rio". Statuettes volées, momies précolombiennes, fléchettes empoisonnées, vieux parchemins, cartes jaunies, malédictions anciennes, trésors mystérieux, destinations exotiques, bocaux de formol et vestiges de civilisations disparues incitaient alors au voyage et excitaient l'imagination des visiteurs !

Fermé depuis 2009, ce même Musée de l'Homme a rouvert ses portes au public après six ans de travaux afin de répondre dans un ordre discutable aux trois questions suivantes : qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ? Présent, passé et avenir. En plus de cette chronologie bousculée, d'un inventaire hétéroclite regroupant l'inspecteur Gadget, des piments d'Espelette, un car sénégalais, des téléphones mobiles, des prothèses électroniques et une roue des insultes (!), le musée créé dans les années 30 bénéficie aujourd'hui d'espaces lumineux mais impersonnels, de nombreux écrans géants et d'une scénographie résolument moderne et épurée. La troisième et dernière partie du parcours fait froid dans le dos : si l'Homme a toujours été un animal social et culturel, l'avenir de l'Humanité implique désormais surpopulation, mondialisation, globalisation, modifications environnementales et génétiques, robotique et intelligence artificielle, autant de signes annoncés d'une déshumanisation rapide et inéluctable.

Il faut se faire une raison, le temps passe et le monde change. Le Musée de l'Homme a perdu son âme et il est devenu le reflet de notre époque anxiogène : il ne fait plus rêver, il fait réfléchir, il alarme et il fait peur ! Adieu, charme des musées d'antan !

Tonton Daniel

http://tontondaniel.over-blog.com/article-un-parapluie-a-cherbourg-114858877.html

musée de l'homme

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 27 Mars 2016

Bonjour à tous

Simples portraits ou réels chefs-d'oeuvre, les images ont parfois beaucoup à raconter semble nous dire le romancier Jean Diwo qui nous transporte au XVe siècle, "au temps où la Joconde parlait". Derrière ce titre accrocheur et commercial, l'auteur a peint en 1993 une fresque de 500 pages à la fois instructive et très bavarde, oscillant en permanence entre fiction romanesque et réalité historique.

Après les 200 premières pages consacrées presque exclusivement au seul peintre Antonello de Messine, le roman part dans toutes les directions, de Messine à Bruges et à Amiens en passant par Florence, Rome et Venise. Au fil des pages se croisent ouvriers itinérants et mécènes richissimes, princes et papes, compagnons et corporations, écoles italienne et flamande... Voici Van Eyck, Fra Angelico, Bramante, Botticelli, Lippi, Mantegna, Vinci, Michel-Ange, Raphaël, le Quattrocento, la Renaissance italienne et la vie des plus grands maitres réunis dans la deuxième partie d'un seul ouvrage ! Habitué à condenser l'information, l'ancien journaliste Jean Diwo est également un grand érudit et semble hésiter en permanence entre résumé formel, bavardages pédants et détails historiques, le seul mérite de cette construction confuse permettant d'illustrer le foisonnement artistique et culturel de la période.

Loin des fastes de cours et des oeuvres d'art patiemment décrites, Jean Diwo n'oublie pas que le XVe siècle cache aussi un volet obscur souvent occulté car très éloigné de l'Humanisme de la Renaissance. C'est le temps des Médicis, des Borgia, de Savonarole et de Machiavel : épidémies, guerres, luttes de pouvoir, bâtards de papes, curie romaine corrompue, lettres de dénonciation, rivalités, complots politiques, conjurations, vengeances, poison...

En conclusion, malgré le ton magistral et la forme discutable, reste sur le fond une très jolie visite dans un musée plein de chefs-d'oeuvre, de fresques, de tableaux et de statues parmi lesquels se distingue depuis plusieurs siècles une certaine Mona Lisa, aussi célèbre et mystérieuse que souriante et muette...

Tonton Daniel

http://tontondaniel.over-blog.com/2015/06/la-passion-lippi.html

http://tontondaniel.over-blog.com/2016/01/leonard-de-vinci-il-genio.html

au temps où la joconde parlait

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #les arts

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Publié le 25 Mars 2016

Bonjour à tous

Une bouteille de vin à moitié vide posée sur une vieille table en bois... Un chevalet sur lequel pend une blouse défraichie... Un canapé aux couleurs fanées... Deux jambes gainées de noir... Kiki de Montparnasse soupire, se souvient et raconte...

Elle raconte une enfance malheureuse en Province, l'arrivée à Paris dans les années 20, la misère des soirs de neige et les rares bols de soupe... Puis les premières séances de pose comme modèle pour Modigliani, Soutine ou Foujita, les ateliers de peintre, Montmartre, Picasso, Man Ray, la vie de Bohême... Et la Coupole, la Rotonde, le Sélect, les bals publics, la fête, la liberté, les amours splendides et l'insouciance des nuits blanches... Viennent ensuite Hemingway et les américains, le bal Bullier, la chansonnette, les espoirs déçus, la drogue, le temps qui passe et le tourbillon de Montparnasse qui oubliera bien vite sa reine d'un moment...

Mise en scène au théâtre du Lucernaire par Jean-Jacques Beineix, Héloïse Wagner n'interprète pas Kiki, elle EST Kiki ! La comédienne chante, danse, rit, pleure, se dévoile et met à nu son personnage, faisant naitre tour à tour sourires, tristesse, pitié, nostalgie et toutes les émotions du rire aux larmes. Un très beau moment de théâtre à deux pas des lieux où vécut Kiki de Montparnasse, muse et égérie de tant d'artistes, incarnation des Années Folles et symbole d'une atmosphère à jamais disparue...

Tonton Daniel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kiki_de_Montparnasse

http://tontondaniel.over-blog.com/article-emak-bakia-110424178.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucernaire_(centre_culturel)

kiki de montparnasse

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #les arts, #portraits

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