Publié le 11 Juin 2014

Bonjour à tous

Dépassée, la Burj Khalifa de Dubaï et ses 828 mètres ! Je vous présentais le projet dès janvier 2010 et aujourd'hui, la construction de la Kingdom Tower, premier "gratte-ciel" mesurant plus d'un kilomètre de hauteur, a débuté le mois dernier au bord de la Mer Rouge à Djeddah en Arabie Saoudite.

Elément central d'un nouveau pôle financier "entièrement réaménagé et tourné vers la Kabbah, à La Mecque", la Kingdom Tower matérialise la volonté d'un seul homme à la personnalité riche et complexe, le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud, 20e fortune mondiale et actionnaire principal de la Kingdom Holding Company, bien connu des français depuis le reportage diffusé dans le magazine "Zone interdite" qui lui était consacré en 2005.

Quelques chiffres ? 1001 mètres de hauteur, 167 étages, un budget de 1.2 milliard de dollars, 540.000 m2 de surface au sol, 59 ascenseurs, 270 pieux de 110 mètres enfoncés dans le sol pour les fondations. Conçue par le cabinet d'architectes américain Adrian Smith & Gordon Gill, la tour sera édifiée par le groupe saoudien de BTP... Ben Laden !

Livraison prévue en 2018-2019 mais d'ici là, les gouvernements chinois ou qatari auront forcément réagi !

Tonton Daniel

kingdom tower

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #architecture

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Publié le 10 Juin 2014

Bonjour à tous

Avez-vous été sages pendant mon absence ? Oui ? Pour vous récompenser, voici quelques clichés pris ces derniers jours à Chauvigny dans la Vienne !

Tonton Daniel

La Vienne

La Vienne

La Vienne 2

La Vienne 2

Coquelicots

Coquelicots

Champ de blé

Champ de blé

Sur le chemin

Sur le chemin

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sur les routes de france

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Publié le 3 Juin 2014

Bonjour à tous

Si vous êtes sujet au vertige dès la deuxième marche d'un escabeau gravie, l'expérience du Ballon de Paris n'est pas pour vous ! Les autres, amateurs de sensations fortes, amoureux de Paris ou simples curieux pourront rejoindre le plus grand ballon captif du monde installé depuis 1999 dans le parc André Citroën dans le 15e arrondissement de la Capitale.

L'aventure commence avant même d'avoir quitté la pelouse dans une salle d'attente rudimentaire constituée de deux bancs de bois et d'un portail brinquebalant... Après avoir présenté le ticket d'achat fièrement estampillé "carte d'embarquement", nous voici dans une nacelle circulaire en métal reliée au ballon par une multitude de cordages et de filins d'acier... Au centre, un simple câble relié à un treuil électrique invisible... et au-dessus de notre tête, le ballon de 22 mètres de diamètre contenant 6000 m3 d'hélium ininflammable...

Afin de nous rassurer davantage, notre pilote nous informe que nous allons rester au sol quelques minutes afin de permettre le décollage de l'hélicoptère de la Sécurité civile depuis l'hôpital Pompidou voisin... Il oublie de nous préciser que nous sommes aussi voisins de l'héliport de Paris... Installer ce ballon ici était-il bien prudent ? Enfin, le signal est donné ! Une légère secousse et nous quittons rapidement la terre ferme... Pas de panique ! Tout le monde s'accroche à la main courante ou au filet de protection à grosses mailles...

Aujourd'hui, en raison de conditions climatiques incertaines, notre ballon ne dépassera pas 150 mètres d'altitude alors qu'il peut s'élever à 300 mètres par grand beau temps. Les vents atteignent presque la limite de 40 km/h et notre aérostier nous informe qu'il s'agira probablement du dernier vol de la journée. Tant que ça n'est pas le dernier vol tout court... Peu à peu, le ballon monte et la température chute... Ici encore, tant que ça n'est pas le contraire... Il me revient en mémoire l'arrivée du Hindenburg à Lakehurst en 1937... Y'a-t-il un dispositif anti-foudre à bord ? Une trousse à pharmacie ? Une radio ? Et inutile de chercher des parachutes, des masques à oxygène ou une sortie de secours, la nacelle est aussi vide que l'aéroport de Roissy un jour de grève...

Au plus près des nuages, nous voici à destination. Malgré un ciel en demi-teinte, la vue sur la Capitale et son agglomération est magnifique et justifie à elle seule ce voyage vertical. Malgré les turbulences, reprenons tous en choeur avec Luis Mariano qui chantait "Paris d'en haut"... Au bout de son filin d'acier, la nacelle tangue de quelques degrés mais il n'y a rien à l'horizon ! Pas de pigeons incendiaires ni d'attaque de gypaètes comme dans les "Cinq semaines en ballon" de Jules Verne ! Au sol, à la verticale du ballon, les promeneurs ressemblent à... à rien en fait ! On ne les distingue même plus ! Nous sommes seuls au monde... Dix minutes s'écoulent, les émules de Gambetta prennent quelques photos, des amoureux s'embrassent, d'autres s'enhardissent et circulent prudemment autour du vide... Il est temps de redescendre...

L'atterrissage sur le plancher des vaches est un peu brutal mais nous sommes fiers d'avoir survécu à cette expédition ! Le retour au sol, c'est aussi le retour à la vie réelle, à la publicité, à la pollution et au bruit. En effet, si le ballon sert de support publicitaire à une compagnie d'assurance (!), il est également couvert d'une multitude d'ampoules LED alimentées par des panneaux solaires placés à son sommet. Ces diodes changent de couleur en temps réel en fonction du degré de pollution et informent les parisiens de la qualité de l'air mesurée par l'organisme Airparif.

D'aucuns prétendent que le vrai luxe se concrétise aujourd'hui par le silence, l'espace et la solitude... Réflexion faite, j'ai bien envie de remonter...

Tonton Daniel

Photos prises hier vers midi :

le ballon de paris
le ballon de paris
le ballon de paris
le ballon de paris
le ballon de paris
le ballon de paris

"Le Chanteur de Mexico" de Richard Pottier avec Luis Mariano :

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 1 Juin 2014

Bonjour à tous

A priori, qu'ont en commun les Pussy riot, Fantômas, les catcheurs mexicains, Spiderman, les forces spéciales en intervention et les baigneuses chinoises à la plage ? Réponse : une cagoule pour tous les premiers, un facekini pour les dernières !

Apparus sur les plages chinoises de Qingdao dans la province du Shandong il y a quelques années, les premiers facekinis sont en réalité appelés "Lian jini" ("bikini pour le visage") ou "nílóng miànzhào" ("masque de nylon") et sont devenus des accessoires indispensables à la nouvelle classe moyenne chinoise depuis environ deux ans. Faites maison ou vendues dans les boutiques de bord de plage dans un large choix de couleurs, de coupes et de modèles, ces cagoules de protection contre les rayons solaires couvrent le cou et ne laissent apparaitre que les yeux et la bouche.

A l'origine de cette cagoule pour bains de mer, aucune pudeur, pas de recherche d'anonymat, pas d'interdit religieux ni de prévention sanitaire contre les mélanomes ou le cancer de la peau, uniquement la tradition pour les femmes d’Extrême Orient et d'Asie du Sud-Est d'avoir la peau du visage et des mains très blanche afin de se démarquer des travailleurs agricoles à la peau cuivrée. Un critère de beauté qui rappelle l'habitude des femmes occidentales de protéger leur teint de porcelaine sous leurs ombrelles au XIXe siècle et la preuve visible, aujourd'hui comme hier, de l'appartenance à un certain niveau social. Pour l'anecdote, rappelons qu'en Amérique latine, et encore de nos jours, certaines femmes d'origine espagnole ne se rasent pas le duvet du visage ou les poils des bras et des jambes afin de se démarquer des indiennes à la pilosité inexistante ! Sur les plages chinoises, le phénomène s'étend aux enfants, aux hommes et à tous ceux qui n'ont pas peur de ressembler à de grands brûlés ! Cette obsession de la blancheur s'étend parfois au corps entier avec le port de véritables combinaisons de baignades alors que la plupart des chinois ne savent pas nager !

Devant tant d'orgueil et face à ce symbole moderne de la distinction des classes, la momie de Mao doit se retourner dans son mausolée !

Tonton Daniel

facekini
facekini

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #chine

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Publié le 28 Mai 2014

Bonjour à tous

Symbole de la renaissance d'une ville marquée par la grande guerre et par l'arrêt de l'exploitation minière en 1990, le musée du Louvre-Lens a ouvert ses portes en décembre 2012 sur le site d'un ancien carreau de mine réhabilité. Annexe ou antenne autonome du musée de Paris, le Louvre-Lens ne possède pas de collection permanente mais accueille des expositions "représentatives de l'ensemble des collections du musée du Louvre et renouvelées régulièrement". Au centre d'un parc de vingt hectares, le site est relié au centre-ville par d'anciens cavaliers miniers, ces anciennes voies ferrées destinées au transport du charbon, désormais transformés en chemins d'accès piétonniers.

Pendant moderne de celle du Louvre-Paris, la Grande galerie, bâtiment principal du musée, abrite jusqu'à fin décembre 2017 la "Galerie du temps", exposition semi-permanente de 200 oeuvres d'art issues des collections du musée parisien et présentées dans un ordre chronologique depuis l'Antiquité jusqu'au XIXe siècle. Statues grecques, sarcophages égyptiens, bas-reliefs assyriens, fresques romaines, émaux médiévaux, objets religieux, vierges polychromes, faïences persanes, meubles Empire, portraits et paysages des écoles flamande, espagnole ou française, tous les départements du Louvre sont ici représentés par des pièces uniques considérées pour certaines comme des chefs-d'oeuvre. Si le choix des oeuvres peut paraitre restreint ou arbitraire, il doit être le prétexte à de nouvelles visites, des recherches ou des approfondissements de la part du public. Dans cet espace magnifique, de verre et d'aluminium, clair et spacieux mais malgré tout un peu bruyant, les visiteurs sont au plus près des oeuvres et peuvent également contempler au sous-sol les coulisses du musée, réserves et ateliers de restauration placés derrière de grandes vitres tactiles.

Avant même l'ouverture du Louvre-Lens, le musée parisien a annoncé une nouvelle délocalisation avec l'ouverture dans le Golfe Persique du Louvre-Abou Dhabi en 2015, relançant la polémique sur le rôle de l'Art en général et sur celui des musées en particulier. Cette décision pragmatique a été fondée sur le double et paradoxal constat que la Culture et l'Art sont universels et qu'aujourd'hui, comme une simple entreprise commerciale ou industrielle, un musée, fut-il national, doit obligatoirement se développer pour survivre, s'étendre, se franchiser, s'exporter ou se délocaliser comme l'ont déjà fait le musée Guggenheim à Bilbao, l'Ermitage à Amsterdam, la Tate Gallery à Liverpool ou le centre Beaubourg à Metz. Mais, entre mondialisation, partenariat privé et mécénat industriel, le débat entre idéologues et pragmatiques à propos de l'accès gratuit et universel à la Culture est loin d'être clos. D'aucuns avancent également l'argument que nombre d'oeuvres conservées dans les grands musées occidentaux ont souvent été pillées au cours des siècles et principalement lors des fouilles coloniales au XIXe siècle et qu'une "relocalisation", même très partielle, serait un juste retour des choses. D'autres rappellent les conditions de travail épouvantables des ouvriers à Abou Dhabi...

Le temps des musées poussiéreux, coûteux et peu fréquentés est révolu. Avant-hier lundi, la présence de nombreux jeunes enfants admiratifs était un formidable message confirmant le double rôle des musées du XXIe siècle, leur vocation "encyclopédique" et la conservation de la mémoire d'une part, leur rôle éducatif et la diffusion des "Lumières" d'autre part. A la fois résumés de la Culture mondiale et facteurs de développement social, les musées contemporains permettent désormais des échanges internationaux, génèrent un nouveau tourisme culturel et sont résolument tournés vers l'avenir.

A l'extérieur du Louvre-Lens, se détachant à l'horizon sur un ciel contrasté, les silhouettes des anciens terrils évoquent par leur forme les pyramides antiques et celle du Louvre à Paris... Ici plus qu'ailleurs, le passé, le présent et l'avenir se sont rejoints pour une renaissance spectaculaire !

Tonton Daniel

Photo prise lundi à l'entrée de la Grande galerie :

le louvre-lens

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sur les routes de france, #les arts

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