Publié le 2 Février 2014

Bonjour à tous

Imaginée et édifiée à Poissy comme simple "villa de week-end" pour la famille Savoye par l'architecte suisse Le Corbusier entre 1928 et 1931, la villa "Les Heures Claires" est l'une de ses dernières et de ses plus représentatives "villas blanches". Classée monument historique en 1965, son design a révolutionné le concept de maison individuelle et a inspiré nombre de projets et de créateurs de par le monde, au même titre que ceux d'Oscar Niemeyer ou de Franck Lloyd Wright par exemple.

Regroupant les "cinq points d'une architecture nouvelle" (pilotis, toit-jardin, plan libre, façade libre et fenêtre en bandeau) formulés en 1927 par Le Corbusier, la villa Savoye fut révolutionnaire en son temps avec son mobilier intégré et ses équipements dernier cri. Hélas, aujourd'hui, en dépit du beau soleil hivernal et malgré ses lignes sobres et pures, ses volumes modernes et géométriques, sa blancheur élégante et ses puits de lumière, la villa Savoye offrait à l'extérieur un visage un peu désuet et à l'intérieur un univers aseptisé, froid, minimaliste et formaté rappelant par instant la villa Arpel du film "Mon Oncle" de Jacques Tati. Pire, certaines installations, cuisine, buanderie ou pièces d'eau paraissent bien dépassées avec leurs parquets à l'ancienne, leurs radiateurs en fonte, leurs interrupteurs à bascule ou leurs bidets en céramique... Presque un siècle a passé...

Sur le chemin du retour vers la gare, voici la Collégiale Notre-Dame de l'Assomption. Quelle contraste avec le style de la villa Savoye ! Porche gothique richement sculpté, voûtes romanes toutes en rondeur, fonds batismaux où Saint Louis fut baptisé en 1214, tout parait ici plus vivant, plus animé, plus coloré, jusqu'aux petites et très amusantes reconstitutions en Playmobil des différentes étapes de la vie de Saint Louis ! Un crapaud sculpté sur un chapiteau roman du XIIe siècle nous apprend que cet animal était l'emblème des Francs avant la conversion de Clovis et son choix de la fleur de lys pour remplacer le batracien au Ve siècle...mais ceci est une autre histoire !

Parfois critiquée pour ses détails techniques mais souvent prise comme modèle depuis sa construction, menacée de destruction à la fin des années 50 mais conservée comme témoignage rare d'un style nouveau, symbole du temps qui passe et reflet de l'imagination d'un homme visionnaire, la villa Savoye vieillira-t-elle aussi bien que la Collégiale de Poissy ?

Tonton Daniel

Photo prise aujourd'hui :

la villa savoye

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #architecture, #paris - ile de france

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Publié le 29 Janvier 2014

Bonjour à tous

Attention ! A la lecture de cet ouvrage, risque de fou-rire dans les transports en commun ! Lecture à éviter si vous êtes timide ou katagélophobe. On vous aura prévenus !

Conçu comme un abécédaire qui recense tout ce qui peut faire peur potentiellement à Paris, "Je suis parisien mais je me soigne" du journaliste et écrivain Pierre Antilogus vous rappellera peut-être l'humour du livre "Les parisiens" d'Alain Schifres. Phobies absurdes et thérapies encore plus déjantées sont au rendez-vous : de la bobophobie à la placedelétoilophobie, en passant par l'embouteillageophobie et la kebabophobie, la couloiràbusophobie ou l'intramurophobie, vous vous retrouverez forcément dans l'un des symptômes décrits. En ce qui me concerne, ce serait plutôt la musicowagonophobie, l'ipodophobie ("Hantise d'avoir à subir le rythme assourdi mais lancinant de la musique de merde que votre voisin écoute dans le bus ou le métro") ou la culothermophobie ("Sentiment de répugnance diffus qu'on éprouve en s'asseyant dans les transports en commun sur une banquette préalablement tiédie par le postérieur d'un autre voyageur")... Hum ! Ca sent le vécu, tout çà !

"Je suis parisien..." est aussi une mine d'informations aussi réelles que saugrenues sur la Capitale, son Histoire, sa géographie, ses monuments, ses curiosités, sa faune et ses habitants. Dans ce guide touristique original, vous retrouverez les défuntes motocrottes entre deux manifs, des "crétins à trotinette" entre deux expositions, l'incontournable B.H.V. et le non moins essentiel P.S.G., des joueurs d'accordéon dans le métro, des chanteuses dans des souterrains, des fanfares d'amoureux et des voisins faisant la fête à des macarons de Ladurée dans des parcs ouverts le dimanche sous le regard de Karl Lagerfeld, de Lacan et du docteur Freud... Et oui ! Paris, tourbillon incessant et réverbère céleste, ville universelle et centre du monde, c'est tout cela en même temps !

Euh... Bon, d'accord, je m'emballe ! Redescendons sur les pavés et revenons à nos moutons franciliens : ce petit livre est à recommander à tous les touristes et gens de passage, provinciaux apeurés ou étrangers anxieux, ainsi qu'aux parisiens de tout poil et à ceux d'entre vous qui désirent simplement muscler leurs zygomatiques ! A consommer avec parcimonie (un ou deux chapitres par jour) mais on pourra dépasser la dose prescrite en cas de grande inquiétude ou de forte angoisse !

Tonton Daniel

je suis parisien mais je me soigne

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #paris - ile de france

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Publié le 26 Janvier 2014

Bonjour à tous

C'est dans le cadre splendide du Salon d'Honneur du Grand Palais à Paris que la Réunion des musées nationaux propose jusqu'au 16 février l'exposition "Cartier - Le style et l'histoire" consacrée au célèbre joaillier de la rue de la Paix. Plus qu'une simple exposition de bijoux et de pierres précieuses, l'évènement retrace un "chapitre de l'histoire de l'art" et l'évolution du style artistique à travers plusieurs époques, depuis le XIXe siècle jusqu'aux années 1970. Style "guirlande", arts déco, influences orientales, mélanges de couleurs en "tutti-frutti", pierres énormes, c'est toute l'histoire du "joaillier des rois" qui est évoquée ici, le parcours de celui qui lança parfois les modes au service d'une clientèle toujours en mouvement, têtes couronnées, riches héritières, stars de cinéma et trendsetters de la Café Society.

Dès l'entrée, c'est un éblouissement ! Le visiteur est accueilli par un spectaculaire manège de diadèmes près duquel se détache l'incroyable saphir poire de 478 cts de la reine Marie de Roumanie... Dans une vitrine, une broche draperie irréelle avec pendentif en perle rose de conque de 111 grains... Le défilé de pièces mythiques commence ! Voici, pour illustrer les anciens "bijoux de commande", le légendaire et démesuré grand collier de cérémonie du Maharajah de Patiala et ses 3000 diamants et pierres précieuses... Ici, toute en élégance, la broche-pince épaulette en émeraudes et diamants de Mme Marjorie Merriweather Post, puis les pendants d'oreilles "Tigres" de Barbara Hutton, le fabuleux collier "hindou" de Daisy Fellowes, les rubis extraordinaires d'Elizabeth Taylor...

Les vitrines se succèdent, rappelant que Cartier, à toutes les époques, a su proposer des objets luxueux et raffinés, montres bracelets, pendules "mystérieuses", objets de sac uniques comme ce flacon à parfum daté de 1925 et constitué d'une émeraude gravée et creusée fermée par une autre émeraude, le tout pesant plus de 184 cts ! Certainement l'un des flacons les plus fascinants, les plus fragiles et les plus coûteux de l'histoire de la parfumerie !

Viennent ensuite l'audacieuse broche "flamant" de la duchesse de Windsor, le magnifique diadème "Halo" porté par Kate Middleton lors de ses noces avec le prince William d'Angleterre en avril 2011, l'une des nombreuses broches de la reine Elisabeth II avec l'exceptionnel Williamson, diamant rose de 23 cts. Des photos, des tableaux, des archives, quelques dessins préparatoires... Là, après le souvenir intemporel de Grace Kelly, de Marilyn Monroe ou de Gloria Swanson, les prodigieux colliers "Serpent" et "Crocodiles" de l'extravagante actrice Maria Félix paraissent dormir sous la garde de l’épée d’académicien de Jean Cocteau...

Après un hommage justifié à Jeanne Toussaint, directrice artistique de la Joaillerie Cartier de 1933 à 1970, la visite s'achève devant un dernier chef-d'oeuvre, la formidable broche-pince "Panthère" et son fantastique saphir cabochon cachemire de 152 cts, offerte en 1949 par le Duc de Windsor à Wallis Simpson. Une pièce parfaite qui nous laissera bien après notre départ des éclairs de lumière dans les yeux, à la manière de ces larmes de diamants Cartier que pleurait Josette Day sur grand écran dans l'inoubliable "La belle et la bête" en 1946...

Tonton Daniel

cartier

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 22 Janvier 2014

Bonjour à tous

"I want to step out

Down the Champs-Elysées,

From the Arch of Triumph

To the Petit Palais.

That's for me :

Bonjour, Paris !"

Ainsi débute le salut à la Capitale que chantaient Fred Astaire, Audrey Hepburn et Kay Thompson dans le célébrissime "Funny face" tourné par Stanley Donen en 1957. Construit à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 à l'emplacement du défunt Palais de l'Industrie et dès son origine siège du musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, le Petit Palais reste aujourd'hui méconnu des parisiens malgré son emplacement prestigieux, son architecture monumentale, ses décors peints, ses espaces lumineux et ses grandes salles d'exposition.

Il est vrai que les collections permanentes peuvent paraitre disparates : on trouve sur les deux niveaux du Petit Palais des antiquités grecquo-romaines, des objets d'arts du Moyen Âge et de la Renaissance, des tableaux des écoles flamandes, hollandaises et françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, la plus grande collection publique d'icônes en France, des sculptures de Dalou ou de Rodin, des meubles art déco, des bijoux, des gravures, des photographies..., tout un inventaire à la Prévert qui peut à la fois déconcerter le visiteur et ravir les amateurs d'art.

Mais le Petit Palais c'est aussi et surtout son magnifique et intime jardin intérieur, cloitre profane isolé des bruits de la Capitale, endroit hors du temps où l'on peut boire un chocolat chaud en admirant le péristyle et en rêvant près des minuscules bassins... Une adresse à transmettre en chuchotant afin de conserver ce petit paradis intact le plus longtemps possible... Chut !

Tonton Daniel

le petit palais

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 18 Janvier 2014

Bonjour à tous

Substantif féminin employé principalement en Logique et en Philosophie.

Définition : contradiction dans un raisonnement, puis, par extension, problème insoluble et inévitable, obstacle insurmontable.

Synonymes : sophisme, embarras, impasse, antinomie.

Etymologie : du grec, constitué de "a" (privatif) et de "poros" (chemin, issue), puis du latin "aporia".

Citations :

- "Toutes les expressions, les phrases dans lesquelles nous utilisons le mot temps, quand on les analyse, aboutissent à des contradictions ou à des apories."

(Etienne Klein - Entretien magazine HDS - Janvier 2014)

- "L'Aporie, chez certains rhéteurs, n'est rien autre chose que la figure à laquelle nous donnons plus communément le nom de Dubitation; et en effet un homme qui doute semble ne trouver aucune voie pour se tirer de l'incertitude où il est."

(Nicolas Beauzée - 1789)

- "Dans ce cas, nouvelle aporie : comment Paul réussit-il à la fois à être en 62 un vieillard, en 36 un enfant et, au tout début du siècle, un nouveau-né? J’attends, sans illusion de succès, qu’on résolve pour moi ces énigmes. — Et encore ne fais-je ici allusion qu’aux impossibilités de la chronologie…"

(Bernard Dubourg - La fabrication du Nouveau Testament - 1989)

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

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