Publié le 27 Septembre 2007


Bonjour à tous

Dans le domaine de l'industrie pétrolière, il y a longtemps qu'on a fait une croix sur les principes au profit des intérêts financiers ! Le président Sarkozy m'a fait bien rire hier en exhortant Total à geler ses investissements en Birmanie : la compagnie française est implantée dans ce pays depuis 1992 ! Quant au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, il a salué "la détermination des manifestants birmans", lui qui fut un temps payé par Total pour affirmer que tout allait bien en Birmanie ! La compagnie pétrolière française ferme ainsi les yeux sur cette forme d'esclavage qu'est le travail forcé des birmans, et contribue à maintenir le régime militaire en place en lui fournissant des devises, en plus d'une caution morale et politique.
Aujourd'hui, après 5 semaines de mouvement pro-démocratique et d'espoir, la junte militaire au pouvoir a fait tirer dans la foule des manifestants, avec la bénédiction tacite de Pékin et de Moscou qui ont opposé leur veto aux résolutions des Nations-Unies...

Article Wikipedia :
"L'affaire Total en Birmanie :
Depuis quelques années, plusieurs ONG mènent une campagne juridique et médiatique contre Total (et son partenaire Unocal), sur les modalités de construction d'un gazoduc en Birmanie. Ces ONG accusent Total d'avoir utilisé une main-d'œuvre esclavagisée sciemment. Le principal argument contre cette hypothèse est le déséquilibre entre le risque encouru et le coût résiduel de la main-d'œuvre en Birmanie. Un rapport rédigé par Bernard Kouchner, à la demande de Total et moyennant salaire, établit ainsi que Total n'a pas utilisé de main-d'œuvre servile sur son chantier, confirmant ainsi l'enquête d'une journaliste de Marianne parue quelques mois plus tôt. Outre ces accusations de non-respect des Droits de l'homme, Total est souvent accusé par les ONG d'être indirectement un des principaux financeurs de la dictature au pouvoir en Birmanie, accusations très compliquées à mettre en place d'un point de vue juridique.

Chronologie :
En 1996, des ressortissants birmans attaquent Unocal (Chevron), société partenaire de Total en Birmanie, devant les tribunaux américains pour mauvais traitements.
En 1997, le Sénat pointait déjà les possibles manquements aux Droits de l'Homme en Birmanie dont Total aurait pu être témoin.
En 1999 un rapport du Sénat français avait ainsi épinglé la collusion de la société TotalFina Elf avec la junte au pouvoir.
En 2002, quatre ressortissants birmans portent plainte devant la justice belge en vertu de la loi sur la « compétence universelle » pour (complicité de) crimes contre l'Humanité contre Total, son dirigeant Thierry Desmarest, ainsi que Hervé Madeo, directeur de la filiale birmane de Total.
En 2003, le Parlement européen parlait d'une « situation politique désastreuse » en Birmanie.
En 2003, Bernard Kouchner publie un rapport (après une visite de quatre jours du 25 au 29 mars 2003) sur les activités de Total en Birmanie. Ce rapport exonère Total de toute responsabilité dans les violations des Droits de l'Homme dont auraient pu être victimes les Birmans. Aung San Suu Kyi soutient les plaidants et Bernard Kouchner est critiqué pour son enquête, par exemple par René Backmann dans le Nouvel Observateur (cf édition du 18 décembre 2003).
2005 : d'après Total, l'affaire Unocal est réglée par voie transactionnelle en mars 2005. Le montant n'a pas été révélé.
29 juin 2005 : la cour de cassation belge juge la plainte contre Total irrecevable, mettant ainsi fin aux poursuites en Belgique. Le droit belge a été changé et la loi de compétence universelle abrogée en 2003, nombre de plaintes ne sont ainsi plus valides à l'aulne de la nouvelle législation.
28 mars 2007 : la cour de cassation belge déssaisit définitivement la justice belge de l'instruction dans l'affaire opposant les plaignants birmans à la société Total, suivant ainsi le réquisitoire du Ministère public."

Pour soutenir les démocrates en Birmanie et le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi : http://www.birmanie.net/

Tonton Daniel

total-en-birmanie.jpg

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #économie

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Publié le 25 Septembre 2007


Bonjour à tous

 

Avant le sujet du jour, un complément sur l'Iran pour appuyer mon article du 28 janvier (http://tontondaniel.over-blog.com/article-5427484.html) :

http://www.20minutes.fr/article/183023/Monde-Dick-Cheney-a-envisage-d-attirer-l-Iran-dans-une-guerre-avec-Israel.php

Sujet du jour donc, la base de lancement de missiles de Biscarrosse, dans les Landes, située entre le parallèle 44°24,5 N et le parallèle 44°13,5 N :

 

Dépêche Reuters d'avant-hier :


"De 300 à 400 personnes ont manifesté samedi en faveur du désarmement nucléaire devant le Centre d'essai de lancement de missiles (CELM) à Biscarrosse, dans les Landes, où les tirs d'essai du missile stratégique à longue portée M51 sont effectués.
Le M51 est destiné à équiper à partir de 2010 les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de nouvelle génération de la force océanique stratégique. Pouvant contenir six têtes nucléaires, il doit avoir une portée de l'ordre de 8.000 km, contre 6.000 km pour le M45 dont sont dotés actuellement les SNLE. Un deuxième tir d'essai de ce missile a été réalisé avec succès le 21 juin dernier.
Parmi les manifestants se trouvait le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire Olivier Besancenot. L'ancien candidat d'extrême gauche à l'élection présidentielle a souligné que "Nicolas Sarkozy n'arrête pas de nous répéter que la France doit faire des économies mais ça ne dérange personne que des milliards soient dépensés dans les armes".

 

Wikipedia :


"Le Centre d'Essais de Lancement de Missiles (C.E.L.M.) est un organisme, créé en 1962, qui dépend du Ministère de la Défense à travers la délégation générale pour l'Armement et la Direction des Essais. On y effectue des essais en vol de missiles et des tirs sur rails pour des simulations dynamiques. Sa mission principale est de tester les missiles balistiques de l’armée, soit en phase de faisabilité, soit en phase d'entraînement pour l'armée de l'air. Depuis sa création, on y a tiré plus de 8 000 missiles, lancé plus de 4 000 cibles aériennes, et réalisé plus de 900 essais sur rail. Le CELM est basé à Biscarrosse dans le département des Landes, à Gâvres dans le Morbihan et à Toulon dans le Var.
Les essais de missiles tactiques commencent dès mars 1964. Le CEL a permit de tester les différents étages des missiles français. Il y eut également des essais des missiles nucléaires tactiques : Pluton (propulseur Styx) à partir de 1968, puis Hadès (propulseur Archeron) à partir de 1988.
De 1964 à 1968, quelques tirs (M1 principalement) ont été effectués depuis l’Île du Levant, dans une structure qui deviendra quelques années plus tard le Centre d'Essais de la Méditerranée (CEM).
Dernièrement, un premier vol expérimental du Missile M51 (sans arme) a été effectué le 9 novembre 2006 malgré la présence d'opposants sur le site du Centre d’Essais des Landes."

 

La fin des essais nucléaires réels dans les atolls polynésiens de Mururoa et Fangataufa en 1996, et le démantèlement des installations du plateau d'Albion en 1999, ont fait oublier que l'Etat français continuait d'entretenir, d'améliorer, d'agrandir et de diversifier son parc de missiles dans le cadre de sa politique de dissuasion. Les charges embarquées à bord de ces missiles évoluent également : les têtes thermo-nucléaires "TN75" de 110 kt seront remplacées par des têtes "TNO" de 100 kt en 2015 (on estime à 348 têtes nucléaires le parc français actuel). Tout cela coûte très cher : le budget de la Défense en 2007 a été fixé à 47,7 milliards d'euros ! De quoi donner raison à Olivier Besancenot à propos des économies budgétaires promises par le gouvernement Fillon !

 

http://www.nonaumissilem51.org/

 

Tonton Daniel

 

Deux cartes du site récupérées sur le net :

 

celm.JPG

 

landes.jpg

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous

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Publié le 23 Septembre 2007


Bonjour à tous

Je ne résiste pas à l'envie de reproduire un texte magnifique paru dans Courrier International du 6 septembre, signé par Nina Farnia pour le web-magazine "Tehran avenue" :

"En visite à Téhéran, une Irano-Américaine constate qu'en dépit de la situation catastrophique de l'Iran ce pays reste plus doux à vivre que les Etats-Unis, patrie de Big Brother et terre de solitude."

"La chaleur humaine de mon pays.
Hier, je me promenais dans le parc Shahrara en début d’après-midi quand j’ai vu un homme qui transportait des bottes de sabzi khordan (herbes aromatiques et crudités). Les après-midi d’été, ce sont des denrées difficiles à trouver, à moins d’être un lève-tôt. “Monsieur, où avez-vous trouvé ces sabzi ? — Je les ai achetés ce matin chez le vendeur de fruits et légumes de l’autre côté de la rue, je les ai mis au frigo à mon travail et, maintenant, je les rapporte chez moi. Prenez-en donc la moitié”, m’a-t-il répondu. Moi, une Iranienne des Etats-Unis, j’étais sous le choc. Quelqu’un m’offrait la moitié de ce qu’il possédait. J’ai aussitôt répliqué : “Non merci, monsieur, je vais en trouver moi-même, merci beaucoup.” Mais il a insisté. “Je vous en prie, prenez-en la moitié, vous aussi, vous avez travaillé toute la journée, non ? Prenez la moitié des miens.” Ce que je n’ai pas fait, bien sûr, croyant pouvoir m’en procurer par moi-même. Dans mon américanité, je ne pouvais imaginer accepter un tel don d’autrui. Je suis en Iran depuis plus d’un mois. Partout, jeunes et vieux, riches et pauvres me disent à quel point l’Iran d’après la révolution et d’après la guerre est devenu horrible. “Il n’y a plus de sécurité dans les rues.” Ils se plaignent constamment du gouvernement, du président Ahmadinejad, de l’atmosphère polluée de Téhéran, de la hausse du prix de l’essence, du métro bondé, du manque d’espoir pour les jeunes. Je ne peux qu’être d’accord, je ne peux que sympathiser avec les gens qui vivent ici – ces personnes qui ont peur que leurs enfants ne puissent jamais entrer à l’université, qui savent qu’elles ne peuvent s’offrir un logement à Téhéran. C’est mon côté américain, ce côté qui comprend ce que c’est que d’avoir peur de ne jamais voir se réaliser l’avenir que l’on souhaite. Mais, d’un autre côté, je pense aussi que Téhéran ressemble de plus en plus à n’importe quelle autre mégapole de planète. La hausse de l’essence, du prix des études, la mauvaise qualité des transports publics, un immobilier hors de prix, le crétin que les Américains ont élu président. Aux Etats-Unis, même les gosses aisés s’inquiètent. La vie à Los Angeles, à New York, à Boston et à San Francisco est aujourd’hui si chère que même les enfants de la classe moyenne supérieure ne peuvent se permettre de se payer un logement et d’aller à l’université.
La politique intérieure et extérieure des Etats-Unis constitue un autre de nos soucis. Nous savons que, contrairement à nos parents, nous vivons à une époque où le gouvernement américain se sert de la même technologie qui nous a donné les téléphones portables et le courrier électronique pour nous avoir à l’œil. Nos téléphones sont sur écoute, nos e-mails épiés, nos activités politiques surveillées. En d’autres termes, Big Brother nous regarde, c’est incontestable. Mes amis arabes, iraniens et d’Asie du Sud n’osent plus rien faire, de peur d’être accusés de terrorisme. Nous vivons dans une société de la peur : peur de ne pas avoir les moyens de nous offrir la vie que nous voulons, et peur de ne pas en avoir la liberté, même si on a l’argent nécessaire. Malgré tout, nous continuons à passer de bons moments. Tous les dimanches, je vais bronzer à la plage, je fais du vélo, aucun gouvernement ne m’interdit d’exhiber mon épiderme. Quand nous voulons nous défouler, nous allons en boîte pour y danser toute la nuit. Et, par-dessus tout, il est généralement admis que ma vie sexuelle ne regarde que moi. Or, selon moi, ce n’est pas ça, la liberté. En fait, c’est ce que Big Brother utilise pour détourner mon attention, afin que j’oublie justement à quel point je ne suis pas libre. Est-ce vraiment si différent de Téhéran ? Vous, les Iraniens, quand êtes-vous sortis à la plage ou en montagne pour la dernière fois ? Quand vous êtes-vous rendus à une mehmouni (fête) ou un aroosi (mariage), où l’ambiance est souvent plus délirante que dans la plupart des boîtes de nuit américaines ? Je suis sûre que c’était il n’y a pas si longtemps. La vie à Téhéran ressemble désormais tellement à la vie aux Etats-Unis que c’en est troublant. Et tout ça grâce à la mondialisation… Mais, quelque part, l’Iran reste différent. A mes yeux, en dépit de toutes les similitudes, l’Iran, c’est mieux. C’est mieux à cause de cet homme qui m’a offert ses sabzi au coin de la rue. Mieux parce que, chaque semaine, je suis bombardée d’appels de ma famille et de mes amis, qui veulent juste savoir si je vais bien. Mieux parce que tous les soirs, si je le veux, je peux passer du temps avec qui je veux, ce qui, aux Etats-Unis, ne m’arrive au mieux qu’une fois par semaine. Mieux parce que si, étant une femme seule peu douée sur le plan technologique, mon téléphone tombe en panne ou ma serrure est coincée, le vendeur de fruits et légumes au bout de la rue est là pour m’aider. La vie est dure, mais elle est adoucie par ces relations, des relations qui n’existent pas en Amérique. Nous autres, Iraniens des Etats-Unis, avons appris à nous adapter à la vie américaine, une vie solitaire."

Une fois de plus, merci à mon "informateur" Romain D. !
Voir aussi mon article du 28 janvier : http://tontondaniel.over-blog.com/article-5427484.html

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

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Publié le 22 Septembre 2007


Bonjour à tous

Je viens de terminer "La modification" de Michel Butor, prix Renaudot 1957, qui décrit les états d'âme d'un homme parti rejoindre sa maitresse, à travers les péripéties de son voyage en train entre Paris et Rome. Ecriture descriptive et introspective à la fois qui m'a rappelé le petit texte suivant reçu un jour dans ma boite mail :

"Il y a quelques temps, j'ai lu un livre ou la vie était comparée à un voyage dans un train. Une lecture très intéressante.
La vie est comme un voyage dans un train : on monte et on descend, il y a des accidents, à certains arrêts il y a des surprises et à d'autres il y a une profonde tristesse.
Quand on nait et qu'on monte dans le train, nous rencontrons des personnes et nous croyons qu'elles resteront avec nous pendant tout le voyage : ce sont nos parents !
Malheureusement la vérité est tout autre. Eux ils descendent dans une gare et ils nous laissent sans leur amour et leur affection, sans leur amitié et leur compagnie.
En tout cas, il y a d'autres personnes qui montent dans le train et qui seront pour nous très importantes.
Ce sont nos frères et nos soeurs, nos amis et toutes les personnes merveilleuses que nous aimons.
Certaines considèrent le voyage comme une petite promenade.
D'autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage.
Certains quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours... D'autres montent et descendent tout de suite et nous avons tout juste le temps de les croiser...
Nous sommes surpris que certains passagers que nous aimons, s'assoient dans un autre wagon et qui pendant ce temps nous laissent voyager seuls. Naturellement, personne ne peut nous empêcher de les chercher partout dans le train.
Parfois malheureusement, nous ne pouvons pas nous asseoir à côté d'eux car la place est déjà prise.
Ce n'est pas grave... le voyage est comme çà : pleins de défis, de rêves, d'espoirs, d'adieux... mais sans retour.
Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas quand on descendra du train pour toujours. Nous ne savons pas non plus quand nos compagnons de voyage feront la même chose. Même pas celui qui est assis juste à côté de nous.
Mais je suis sûr qu'un jour ou l'autre j'arriverai à la gare centrale.
Nous tous mes amis, faisons tout le possible pour faire un bon voyage et essayons de laisser un bon souvenir de nous au moment où nous descendrons du train."

Quant à moi, je compléte la métaphore du voyage en ajoutant les arrêts imprévus, les erreurs d'aiguillage, les contrôles inévitables, les intempéries soudaines, les trains à quai, les passages à niveaux, les horaires bouleversés, les bagages oubliés, les trajets périlleux, les paysages et frontières traversés, les horizons nouveaux, les correspondances obligatoires, le rythme imposé et la fatigue croissante...

Allons, bon voyage !

Tonton Daniel

 

la modification

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le temps qui passe, #littérature

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Publié le 20 Septembre 2007


Bonjour à tous

Dépêche du jour : "La Yougoslavie n’existe plus… C’est Internet qui le dit. Pourtant, le pays a bien été dissout en 2003. Mais jusqu’à présent, les noms de sites Internet demeuraient en «.yu». L'autorité qui gère ces noms de domaine, l'Icann, a officiellement entériné la disparition de la Yougoslavie en décidant de supprimer les noms en «.yu», a indiqué l'organisation mercredi, quatre ans après la dissolution du pays, depuis scindé entre Serbie et Monténégro. D’ici au 30 septembre 2009, les noms de domaines en «.yu» devront être remplacés soit par des noms en «.rs» (pour la Serbie) soit en «.me», pour le Montenegro. Certains noms de pays disparus perdurent, comme les sites en «.su» (de l'ex-URSS). L'Icann discute encore avec l'organisme qui gère le «.su» pour assurer sa transition vers, par exemple, le nom «.ru» de la Russie."

Question : Qu'est-ce que l'Icann?

L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) est une organisation de droit privé à but non lucratif ayant les responsabilités suivantes :
- gestion des noms de domaine de premier niveau pour les codes génériques (generic top level domain ou gTLD comme ".com") et les codes nationaux (country codes top level domain ou ccTLD comme ".fr"),
- gestion du serveur racine d'Internet,
- gestion des éléments techniques du DNS (Domain Name System) qui associe l'adresse de protocole internet IP de chaque ordinateur à un nom de domaine (ex : “www.icann.org” au lieu de “192.0.34.163”).

La gestion des codes est souvent déléguée à d'autres organismes comme VeriSign pour les domaines .com et .net ou l'AFNIC pour le domaine .fr.
Pour les noms de domaine de premier niveau, voir :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_de_premier_niveau

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_domaines_de_premier_niveau_d%27Internet

Les règles relatives aux transactions financières, le contrôle du contenu sur Internet, les messages électroniques à caractère commercial non sollicités (“spam”) et la protection des données n’entrent pas dans le cadre des responsabilités de coordination technique de l’ICANN.

L'historique de sa création et sa gestion interne actuelle alimentent une polémique internationale :
"Le rôle de l'ICANN est régulièrement remis en question, notamment à cause de ses liens avec l'administration américaine. L'ICANN a en effet été fondée suite à une directive du Département du Commerce américain et l'ICANN fonctionne toujours sur la base d'un mémorandum avec ce ministère.
La compétence de l'ICANN est mondiale et ses décisions s'imposent de fait aux États, alors même qu'elle est de droit californien, se trouve soumise de ce fait à l'Attorney général (ministre de la Justice) de cet État et relève en dernière instance du département américain du Commerce.
De nombreux pays aimeraient que la fonction dévolue actuellement à l'ICANN soit prise en charge par un organisme dirigé par l'ONU. L'ONU elle-même a indiqué avoir des projets dans ce domaine, mais l'administration Bush s'y oppose fortement.
D'autres personnes préféreraient une autre organisation sous forme coopérative qui ne soit, ni l'ONU (qui est inter-gouvernementale et où la société civile n'est pas représentée), ni l'ICANN, qui est purement américaine."

Autre point de discorde, la création d'un suffixe ".xxx" pour tous les sites érotiques et pornographiques :
"9 Janvier 2007 : Evincée des débats en mai 2006, l'extension destinée aux sites pornographiques pourrait prochainement revenir animer les débats de l'Icann. L'organisme chargé de la régulation des noms de domaine au niveau mondial vient en effet de publier une nouvelle version du contrat potentiellement destiné à réguler le .xxx. Ouverte aux commentaires jusqu'au 5 février, cette nouvelle version sera ensuite discutée en interne au sein de l'Icann, qui décidera s'il convient ou non de mettre en place cette nouvelle extension, ou TLD (Top-Level Domain).
Historiquement, le .xxx suscite d'importantes réticences au sein du Congrès américain. En mai dernier, la Commission européenne avait déclaré que le refus de cette extension par l'Icann, organisme prétendument libre de toute pression étatique, témoignait de l'ingérence des Etats-Unis dans la gestion des noms de domaine. Le récent passage à une majorité démocrate aux Etats-Unis n'est peut-être pas étranger à cette reprise des négociations. En attendant qu'une décision soit prise, les commentaires laissés sur le fil de discussion ouvert par l'Icann témoignent de la complexité du problème."

Et on pourrait encore ajouter la bataille autour des "WHOIS", bases de données pour l'enregistrement des noms de domaine, entre les autorités américaines (Federal Trade Commission ou FTC) et l'ICANN d'une part, et le gNSO (generic Names Supporting Organisation) qui regroupe les gestionnaires d'extensions génériques d'autre part. Les premiers veulent l'accès à toutes les données pour tout contrôler alors que les seconds (dont la CNIL en France) voudraient limiter les WHOIS à un rôle de bases de données uniquement techniques.

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #internet et informatique

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