Publié le 12 Août 2020


Bonjour à tous

A l'heure où des milliardaires américains envisagent la colonisation à grande échelle de la planète Mars, peu se souviennent que le premier être vivant mis en orbite autour de la Terre était une petite chienne nommée Laïka ("Aboyeuse" en russe). Lancée dans l'urgence par l'URSS à bord du satellite Spoutnik 2 le 3 novembre 1957 pour le 40e anniversaire de la Révolution d'octobre, Laïka ne survivra que quelques heures dans l'espace mais aura prouvé aux hommes qu'ils pouvaient résister à l'accélération d'un décollage et voler en apesanteur.

Rien ne prédestinait cette petite chienne anonyme trouvée dans les rues de Moscou à un destin aussi extraordinaire que tragique. Hélas pour elle, l'entrainement fut impitoyable ! Maintenue enfermée dans une cage minuscule pour l'habituer à l'exiguïté du vaisseau, soumise au calvaire de la centrifugeuse et à des vibrations intenses, alimentée avec un gel nutritif artificiel, Laïka décolla sans encombre mais périt quelques heures après le lancement à cause d'une défaillance du système de régulation de température, ce que l'on n'apprit seulement qu'en octobre 2002 ! Spoutnik 2 ne se consuma en rentrant dans l'atmosphère terrestre que le 14 avril 1958, emportant avec elle la dépouille de Laïka.

Ce que l'on ignore souvent, c'est que Laïka n'était pas la seule à être entraînée par l'agence spatiale russe. 57 chiens auraient en effet été sélectionnés et "utilisés" pour la recherche spatiale soviétique, dont beaucoup périrent pendant les essais suborbitaux entre 1951 et 1956. Les zoonautes ne devaient pas dépasser 35 cm ni peser plus de 6 kg, et les seules à embarquer furent des femelles, présumées plus calmes et présentant l'avantage de ne pas lever la patte pour leurs besoins alors collectés dans des combinaisons spatiales adaptées.

Si la disparition de Laïka déclencha un débat international sur les questions de la maltraitance à l'égard des animaux et de l'expérimentation animale pour les besoins de la science, toutes les chiennes firent néanmoins l'objet d'un certain culte en Russie et leurs images reprises sur d'innombrables assiettes, jouets, timbres et autres poupées russes ! La première chienne à revenir vivante d'un vol orbital en 1960 fut Strelka ("Petite flèche") qui eut six chiots à son retour et dont l'un, Pouchinka, fut offert en 1961 par Nikita Khrouchtchev à Caroline, la fille du président John Fitzgerald Kennedy.

A l'heure où quelques milliardaires sont prêts à débourser des fortunes pour faire du tourisme spatial, on retiendra qu'à une autre époque des chiens sans race ni pedigree œuvrèrent malgré eux à la conquête de l'espace et à la gloire de l'Union Soviétique, choisis en pleine Guerre Froide pour être "le parfait reflet d'un monde ouvrier humble et dévoué"... Jusqu'au sacrifice et à la mort !

Sources : Magazine Ciel et Espace n°572 (août 2020) / Internet

Tonton Daniel
 

les chiennes de l'espace

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #astronomie et espace, #russie-urss, #zoologie, #le saviez-vous

Repost0

Publié le 7 Août 2020


Bonjour à tous

Parmi les nombreux mystères qui jalonnent l'histoire mouvementée de la Russie, celui de la bibliothèque perdue du tsar Ivan IV le Terrible est certainement l'un des plus curieux. A son accession au trône en 1547, le premier Tsar de toutes les Russies Ivan IV hérite de la toute nouvelle couronne mais aussi de centaines d'ouvrages collectés au XVe siècle par son grand-père Ivan III le Grand, époux de la princesse byzantine Sophie Paleologue, elle-même accompagnée à son arrivée à Moscou de centaines de manuscrits récupérés par sa famille dans les mythiques bibliothèques de Constantinople et d’Alexandrie afin de les soustraire aux pillages et aux convoitises. 

Toutes ces pièces uniques, cartes, parchemins, documents rédigés en grec, latin, hébreu et arabe, papyrus égyptiens et même textes chinois seront traduits en russe par les scribes du souverain et probablement abrités dans des galeries creusées spécialement sous les fondations déjà labyrinthiques du Kremlin de Moscou afin de les protéger des incendies qui ravageaient fréquemment la capitale.

Mais à la mort du despote, la "Libereya" disparait sans laisser de trace ! Détruite involontairement dans un incendie, cachée et oubliée dans un souterrain, déplacée hors de Moscou vers Sergeyev Posad, Vologda ou le Kremlin d'Alexandrov, nul ne sait ce qu'est devenue ce trésor littéraire. D'aucuns affirment que la bibliothèque remplissait trois salles complètes et que le monarque avait jeté une malédiction sur les curieux, d'autres que les envahisseurs polonais du XVIIe siècle auraient mangé les couvertures en cuir, d'autres encore, faute de la moindre preuve ou du moindre témoignage précis, prétendent que la bibliothèque n'aurait jamais existé... 

Recherchée dès le règne de Pierre le Grand, par les enquêteurs du Vatican puis par les derniers dirigeants soviétiques, la légendaire bibliothèque perdue est restée introuvable pour tous les archéologues, les historiens et les aventuriers. Forte de son histoire mouvementée, la ville de Moscou regorgerait dans ses entrailles de cryptes, de caveaux, de bassins souterrains, de bunkers secrets ou de postes d'écoute du KGB, autant de cachettes possibles pour l'une des bibliothèques les plus énigmatiques de l'Histoire !

Tonton Daniel

 

la bibliothèque d'ivan le terrible

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #secrets et mystères, #russie-urss

Repost0

Publié le 29 Juillet 2020

Bonjour à tous

Les plus compréhensifs goûteront peut-être les références littéraires, historiques, culturelles et politiques insérées par Jean-Pierre Alaux en 2019 dans son roman "Quand le diable dansait à Ilbarritz" opportunément sous-titré "Meurtres au Pays basque"...

Les autres, plus nombreux, seront forcément déçus par cette pseudo-enquête policière s'embourbant dans le décor du très réel château d'Ilbarritz à Biarritz ! Intrigue minimaliste, personnages ridicules, écriture sans profondeur, dialogues scolaires, l'ensemble est bavard, précieux, bourré de clichés sur le Pays basque, rempli de digressions inutiles, pédantes et prétentieuses, envahi de détails et d'explications incompatibles avec l'ambiance brumeuse, inquiétante et incertaine que doit proposer un polar digne de ce nom.

Pour frissonner au Pays basque, oublions vite cet avatar beaucoup trop léger et relisons plutôt "De chair et d'os" de Dolores Redondo !

Tonton Daniel
 

quand le diable dansait à ilbarritz

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #pays basque

Repost0

Publié le 14 Juillet 2020


Bonjour à tous

 

Définition :
En poésie, l'hémistiche représente chacune des deux parties d'un vers coupé par la césure.
Utilisé principalement pour des alexandrins.
Par extension, les deux moitiés d'une vie, d'un discours, d'une histoire d'amour…

 

A noter : Quand les deux hémistiches riment, on parle de vers normand ou de vers léonin.
Exemple : "Jusqu’au dernier soupir, | je veux bien le redire." (Corneille, Le Cid)

 

Etymologie :
Du latin "hemistichium", lui-même du grec "hêmistikhion", formé de "hémi" (moitié) et "stikhion" (ligne, vers).

 

Synonymes :
Coupure, interruption…

 

Citations :
-"L'hémistiche de Corneille était donné, dans l'ancienne rhétorique, comme l'exemple classique de litote." (Thibaudet, Réflexions littéraires, 1936)
-"Il est vrai qu'en maintenant cette leçon, je me déclare de l'école romantique, je romps le vers à la barbe de Boileau et place l'hémistiche à la troisième syllabe au lieu de la sixième."  (Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, 1848)

 

Le mot est utilisé publiquement à plusieurs reprises par le Président Emmanuel Macron, notamment dans son entretien du 14 juillet 2020 à propos de la deuxième moitié de son mandat.

 

Tonton Daniel

 
 

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #lexique

Repost0

Publié le 11 Juillet 2020

Lire la suite

Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique

Repost0