Publié le 2 Août 2014

Bonjour à tous

L'Orient-Express, le Taurus-Express, le Venise-Simplon-Orient-Express, le Train Bleu, la Flèche d'or, le Mistral... Les noms de ces trains mythiques de la non moins prestigieuse Compagnie Internationale des Wagons-Lits ont fait fantasmer des générations de voyageurs depuis la fin du XIXe siècle et continuent aujourd'hui à susciter des rêves d'évasion grâce à l'exposition "Il était une fois l'Orient-Express" présentée par la SNCF à l'Institut du monde arabe à Paris jusqu'au 31 août.

Dès le parvis, face à la Seine, une locomotive à vapeur, aussi noire que fascinante, semble prête à bondir vers des contrées lointaines. Derrière elle, quatre wagons restaurés, tout droit sortis d'un roman de Graham Greene ou de Pierre Loti, paraissent avoir été abandonnés par leurs passagers comme par magie. Dans la voiture Pullman de la Flèche d'or, la voiture-lit, la voiture salon-bar du Train Bleu et la voiture-restaurant, toutes habillées de bleu nuit et parcourues de filets d'or, un somptueux décor Art nouveau rappelle une époque révolue où le temps s'écoulait avec lenteur entre Londres, Paris, Vienne, Venise et Istanbul.

A l'intérieur de l'Institut, entre photos sépia et affiches colorées, la suite de l'exposition donne l'occasion de découvrir la vaisselle de la compagnie monogrammée CIWL, les bois exotiques, les marquetteries d'acajou, les panneaux de verre signés Lalique, les malles Vuitton et les robes de soirée de Paul Poiret ou de Jeanne Lanvin, mais aussi une certaine idée de l'Europe des Années Folles, le Grand Tour, l'orientalisme, les premiers guides touristiques et les extravagances du roi de Bulgarie et celles du maharaja de Cook Behar. L'Orient-Express, lien d'une Europe unie et fantasmée par son créateur Georges Nagelmackers, était aussi un monde clos pendant 3 nuits et 4 jours, un club où se cotoyait une clientèle composant avec les saisons, écrivains et aventuriers, espions et privilégiés, grandes fortunes et vieille aristocratie oisive... sans oublier leurs domestiques, les porteurs de bagages, le conducteur polyglotte, responsable de sa voiture et appelé par erreur "contrôleur", ou les madones des sleepings...

 

D'aucuns prétendent également que le succès de l'Orient-Express auprès de beaucoup d'anglais fut une conséquence de la rigueur morale de la cour victorienne. Et de donner en exemple les frasques d'Albert Édouard de Saxe-Cobourg-Gotha, prince de Galles et fils aîné de la reine Victoria auquel il succéda sous le nom d'Édouard VII en 1901. Les escapades parisiennes du prince qui fréquentait, régulièrement et entre autres, le célèbre Chabanais à Paris défrayaient les chroniques bien avant la création des charters aériens vers la Thaïlande...

 

Entre un paquebot et un Zeppelin, le train mythique permettait de traverser l'Europe un verre de Champagne à la main sans se préoccuper des frontières et des nationalismes. Ce premier express international fut en effet rapidement suivi du Venise-Simplon-Orient-Express, de l'Alberg-Orient-Express et prolongé par le Taurus-Express reliant le Moyen-Orient et l'Egypte. Le développement du voyage en train nécessita en outre la création le long du trajet de quelques palaces prestigieux comme le Pera Palace à Istamboul ou le Cataract à Assouan ainsi que la mise en place d'un service automobile assuré par une invraisemblable flotte de Rolls-Royce vers Beyrouth et Téhéran ! La Riviera et ses palmiers pour les uns, un Orient idéalisé et mystique pour les autres, l'exotisme pour tous !

Ayant survécu à plusieurs guerres et aux vicissitudes de l'Histoire mais pas aux nécessités de la rentabilité économique, l'Orient-Express roula jusqu'en 1977 et laissa place aux trains à grande vitesse, impersonnels et surpeuplés. Ceux qui n'auront pas la chance de visiter l'exposition pourront toujours revoir "Le Crime de l'Orient-Express", film de Sidney Lumet tourné en 1974 d'après Agatha Christie pour lequel les voitures ont été reconstituées jusqu'au moindre détail et dans lequel a été utilisé la locomotive immatriculée 230-G-353 qui trône aujourd'hui fièrement à l'entrée de cette parade ferroviaire.

Tous les voyageurs en voiture ! Attention à la fermeture des portes ! Attention au départ ! Bon voyage !

Tonton Daniel

il était une fois l'orient-express

Quelques liens :

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #transports, #europe

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Publié le 13 Juillet 2014

Bonjour à tous

Et non ! Le Tour de France en musique, ce n'est pas que du musette et de l'accordéon ! A deux semaines de l'arrivée de la Grande Boucle sur les Champs-Elysées à Paris, retrouvons le Tour vu par le groupe allemand de musique électronique Kraftwerk, puis revu et corrigé par Senor Coconut ! A quand une reprise par Yvette Horner ? En selle !

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paroles et musique, #sports et jeux

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Publié le 11 Juillet 2014

Bonjour à tous

Aujourd'hui considérés comme autant de facteurs essentiels à l'apparition de la vie terrestre, les volcans sont également à l'origine de nombreux mythes et croyances. L'un d'entre eux, le Vésuve, celui-là même qui ensevelit Herculanum et Pompéi en 79, est associé depuis le XVIe siècle au culte de San Gennaro (Saint Janvier) par les habitants de Naples, la ville italienne qu'il domine et qu'il a plusieurs fois menacée au fil du temps. Parmi une cinquantaine d'autres saints et saintes, les napolitains choisirent en effet en 1527 San Gennaro, saint patron de leur ville, comme saint protecteur contre le Vésuve et contre la peste. Afin de le remercier, un trésor fut constitué et une chapelle lui fut consacrée dans la cathédrale de Naples. C'est une partie de ce trésor, sorti pour la première fois d'Italie, que le musée Maillol et la fondation Dina Vierny présentent à Paris jusqu'au 20 juillet.

Sur deux niveaux sont présentés tableaux, bustes reliquaires en argent, objets liturgiques, calices, patènes, ciboires, chandeliers... et les deux pièces principales du trésor, la mitre de San Gennaro, brillante de 3700 diamants, émeraudes et rubis, ainsi que le fabuleux et inestimable collier-pectoral composé au fil des siècles grâce aux dons de familles royales. Moins brillant mais plus sacré, l'ostensoir en vermeil des deux saintes ampoules (présenté sans les ampoules restées évidemment à Naples) rappelle le "miracle" de San Gennaro : le sang coagulé du saint prétendument contenu dans les ampoules se liquéfie régulièrement trois fois par an et à date fixe depuis le XIVe siècle au vu et au su de tous et à la grande satisfaction des dévôts ! Liquéfaction que de nombreux scientifiques expliquent et reproduisent simplement avec un récipient contenant de la cire ou de l'huile colorée. Celle-ci, réchauffée et agitée après manipulation de l'officiant, se liquéfie après quelques minutes avant de redevenir solide dès que l'ampoule est reposée. Exactement de la même manière qu'à Naples ! On ne peut donc que sourire devant cette aimable supercherie et la crédulité des fidèles... "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !" (Evangile selon Matthieu).

Avant la sortie, dans l'incontournable boutique de souvenirs, qui remarquera sur l'affiche de l'exposition la mitre de San Gennaro, petit volcan ouvert brillant comme un flot de lave, image de l'orgueil humain face aux forces de la Nature, semblant écraser le Vésuve de sa supériorité symbolique alors que le christianisme, les croisades, les missions évangéliques et les feux de l'inquisition ont sans doute fait plus de victimes au cours des siècles que tous les volcans de la Planète réunis ?

Tonton Daniel

le trésor de naples

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #religion

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Publié le 8 Juillet 2014

Bonjour à tous

Les bords de Loire à Beaugency, le château et la faune du domaine de Chambord, les vitraux de la cathédrale de Chartres, le château et le parc de Maintenon, voici quelques souvenirs et sensations inoubliables d'un long et magnifique week-end entre Beauce et Val de Loire...

Tonton Daniel

Quelques photos prises ces derniers jours :

(A noter le léger flou des troupeaux de mouflons et de chevreuils photographiés à grande distance sur les pièces du Chêne et de Gabillière dans le domaine de Chambord)

entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire
entre beauce et val de loire

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sur les routes de france

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Publié le 3 Juillet 2014

Bonjour à tous

1932. Fuyant les Etats-Unis et la grande dépression, Jimmy Gralton revient dans son Irlande natale afin de reprendre la ferme familiale. Au village, il retrouve également la salle de danse abandonnée lors de son départ et entreprend de lui redonner vie avec l'aide de quelques voisins et amis. C'est compter sans le prude clergé catholique et les propriétaires terriens locaux qui voient d'un très mauvais oeil leur échapper toute autorité morale et économique. En 1932 en effet, douze ans seulement après la séparation du nord et du sud de l'Ulster, l'Irlande hésite encore entre guerre civile et guerre d'indépendance. La tutelle anglaise ne sera définitivement levée qu'en avril 1949, date officielle de la déclaration d'indépendance de l'Eire. Héros propulsé malgré lui dans la vie politique de sa communauté et de son pays, Jimmy Gralton, que l'Eglise n'hésitera pas à comparer au diable et que les grands propriétaires dénonceront comme communiste, sera expulsé vers les Etats-Unis où il s'éteindra en 1945 sans avoir jamais revu l'Irlande.

Cette histoire vraie mêlant destins d'un homme et d'un pays sert d'argument au dernier film de Ken Loach, "Jimmy's hall". On y retrouve la patte du réalisateur engagé dénonçant bêtise, violence, inégalités, injustice et intolérance ainsi que plusieurs thèmes récurrents de sa filmographie, chômage, vie communautaire ou désoeuvrement de la jeunesse. Prenant pour exemples les méthodes du K.K.K., les dénonciations publiques faites par un clergé puissant et conservateur ou les embarras politiques de Charlie Chaplin, Ken Loach réussit une fois de plus à faire passer son message.

Décor de tourbières, poèmes de Yeats, scones et thé au lait, tâches de rousseur et histoire d'amour contrariée par le contexte politique, voici les ingrédients d'une page d'Histoire à la résonance actuelle et très moderne. Par souci de vraisemblance, tous les acteurs sont irlandais, Barry Ward dans le rôle-titre, Simone Kirby ou Andrew Scott très loin de son rôle de Moriarty à la télévision. N'oublions pas enfin les magnifiques décors du comté de Leitrim et la musique du film, hymne à la Liberté mêlant jazz, Step Dancing ou chants celtes, qui invitent à entrer dans la danse et à découvrir l'Irlande au plus vite...

Tonton Daniel

jimmy's hall

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #cinéma

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