Publié le 23 Mars 2009


Bonjour à tous


Avec "Jusqu'à quand ?", publié en octobre 2008, Frédéric Lordon prétend décrire -et comprendre- à lui tout seul non seulement le système capitaliste et libéral dans son entier, mais également les crises qu'il engendre et plus particulièrement la crise dite des subprimes commencée en 2007 qui donne matière à son ouvrage.


Dans un style tour à tour pédant, ampoulé ou aussi hermétique et abscons qu'un produit financier sophistiqué, Frédéric Lordon use d'anglicismes, d'acronymes et d'explications techniques qui ne facilitent pas toujours la compréhension de l'analyse, mais il est vrai que le sujet ne s'y prête guère.


Sur le fond, rien de bien nouveau... Les causes de la crise actuelle ? Titrisation, produits dérivés, effets de levier, dérèglementation, réassurance, course à l'innovation financière, autorégulation... Mais aussi cupidité, emballement collectif, besoin de liquidité financière, absurdité des notes attribuées par les agences de notation, concurrence frénétique, utilisation abusive des probabilités pour les calculs de risque... et j'en oublie !


Les conséquences ? Dans le désordre : détérioration de l'économie réelle, effondrement possible du dollar comme monnaie de référence, liquidation de fonds, chômage, baisse des salaires, faillites bancaires et industrielles, chute des cours de bourse... et l'unité de base de tous les calculs qui devient le trillion de dollars !


Frédéric Lordon a au moins un mérite, celui de proposer quelques remèdes : interventionnisme, appel aux fonds souverains, réglementation des échanges commerciaux, modification des règles sur les fonds propres des banques et des intermédiaires financiers, modification des règles d'attribution de primes aux traders, suppression des produits à risques (dérivés et titrisation) et des leviers, "nationalisation européenne des entreprises de bourse"... Et surtout : faire la sourde oreille aux récriminations des acteurs de la finance devant ces options !


En dernière page, afin sans doute d'éviter une étiquette "de gauche", l'auteur envoie un coup de griffe aux socialistes français qui (en substance) "n'ont rien compris" et "sont appelés à disparaitre". Hors propos et mal venu !


Enfin, on pourrait dire que Frédéric Lordon, en bon opportuniste, profite du système qu'il critique en rédigeant ce pamphlet qui lui rapportera moult droits d'auteur, à l'instar de ses autres ouvrages sur les fonds de pension en 2000 et sur la vague éthique en 2003... Mais il est vrai qu'il n'est pas le seul...


Tonton Daniel





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Publié dans #littérature

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Publié le 22 Mars 2009


Bonjour à tous


L'un des avantages du train sur la voiture pour aller en province (ou revenir à Paris !) est la possibilité de faire des rencontres inattendues. De retour ce soir de Limoges, je me suis trouvé côte à côte avec un monsieur truculent et portant la rosette, ravi d'avoir trouvé un auditoire pour l'écouter raconter sa vie de diplomate : M. Claude de Kémoularia, ex-ambassadeur représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies et chef de la mission permanente française auprès des Nations unies à New York de 1984 à 1987, à l'écouter ami personnel de Benyamin Netanyahou, en froid avec Jacques Chirac qui aurait nui à sa carrière, et revenant pour l'instant avec sa fille d'on ne sait où... Sa biographie (merci internet) est en tout cas une page d'histoire contemporaine à elle-seule !


Sur le fond de la discussion, d'après lui, le monde va de plus en plus mal : conflit israélo-palestinien insoluble, détention par l'Iran de la bombe atomique, tension à venir entre Chine et Russie pour les ressources naturelles de Sibérie, incapacité du président Obama à changer la politique extérieure de ses prédecesseurs... et surtout, toujours d'après lui, la cause de tous les maux : la surpopulation sur notre planète ! Comme je le lui ai fait remarquer, voilà une opinion qui va faire plaisir à un de mes collègues !


http://tontondaniel.over-blog.com/article-3397554.html


http://tontondaniel.over-blog.com/article-15170888.html


http://tontondaniel.over-blog.com/article-6276747.html


http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ambassadeurs_fran%C3%A7ais_aux_Nations_unies


http://www.colisee.org/article.php?id_article=2489


Tonton Daniel





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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #portraits

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Publié le 21 Mars 2009


Bonjour à tous

 

Je vous en parlais récemment (http://tontondaniel.over-blog.com/article-28913773.html). L'article signé par Caroline Sourt, paru dans The Guardian et repris dans Courrier International n° 958 du 12 mars 2009 me rappelle les compréhensibles attaques du MEND contre les compagnies pétrolières occidentales au Nigéria voisin :

 

"NIGER •  Areva accusé de toutes parts :

Le groupe français exploite depuis quarante ans des mines d’uranium à Arlit. Si sa présence est un atout pour l’économie locale, elle laisse cependant à désirer sur le plan de l’environnement. 

Areva est le groupe nucléaire français qui construit en ce moment des centrales dans toute l’Europe et doit piloter le développement du nucléaire britannique. Depuis quarante ans, il exploite les mines d’uranium du nord du Niger à partir de sa base d’Arlit. Quand on entre dans la ville, on a un peu l’impression d’être dans un film de série B des années 1950 sur la fin du monde. Arlit est entourée d’un désert formé non pas des belles dunes ondoyantes des magazines de voyage, mais d’une vaste plaine aride balayée par les tempêtes de poussière orange venues du Sahara.

Les 2 000 employés de la mine vivent dans des pavillons entretenus par l’entreprise, dans des rues bien ordonnées, et disposent d’eau courante propre et d’électricité. Au menu du club-house figurent des plats français tels que le magret de canard. Il y a des écoles, un hôpital et des terrains de sport où tout le monde est censé pouvoir jouer au football, une installation invraisemblable au milieu du désert. Mais ces équipements ne sont ouverts qu’aux familles des mineurs et aux fonctionnaires en poste dans la ville.

Une atmosphère de désespoir pèse sur les cabanes

Hors de l’environnement fabriqué par l’entreprise, Arlit offre un visage différent. Dans les rues, une atmosphère de désespoir pèse sur des cabanes construites avec de la terre, des bâches en plastique, de la tôle ondulée et des bouts de ferraille probablement volés dans les mines. Il y a des ordures partout. Après le coucher du soleil, les ruelles grouillantes de monde accueillent des trafiquants de cigarettes, de drogue, d’armes et d’êtres humains.

A la différence de la majorité des mineurs, amenés du sud du Niger, la plupart des 60 000 personnes qui vivent dans les bidonvilles d’Arlit sont originaires du Nord. De tradition nomade, peu sont allés à l’école et ils n’ont pas les qualifications nécessaires pour travailler dans les mines. Ils disent qu’ils ont posé leur baluchon à Arlit parce que toute l’eau des nappes phréatiques a été pompée pour exploiter les gisements, ce qui a transformé la région en désert. Certains ont perdu leur troupeau pendant les années de grande sécheresse et ont été attirés par la perspective de trouver un travail. Mais, malgré tous les problèmes que posent les mines, personne ne souhaite leur fermeture.

Outre l’épuisement de l’eau, Areva a été accusé d’une multitude de mé­faits par des ONG locales et inter­nationales. En 2008, la Fondation suisse de l’énergie (SES) l’a proposé pour un Public Eye Award [prix du public de la multinationale la plus irresponsable], affirmant que les médecins des hôpitaux du groupe faisaient passer des cas de cancer – qui pourraient être dus à des niveaux élevés de radioactivité dans les mines – pour des cas de sida. Areva réfute ces allégations et mentionne les millions d’euros qu’il a investis dans des projets d’intérêt collectif au Niger. Pour ce qui est des niveaux de radioactivité à Arlit, le groupe brandit sa certification ISO 14001. Il est la seule entreprise au Niger à respecter ces normes de sécurité environnementale. Mais les accusateurs, dont le Mouvement des Nigériens pour la justice, ne sont pas convaincus : ils affirment que le sujet requiert une enquête indépendante plus approfondie.

Une série d’attaques menées par des groupes rebelles

Areva est également impliqué dans une controverse plus large et plus complexe sur la façon dont l’argent de l’uranium nigérien doit être dépensé. Ces deux dernières années, les mines ont subi une série d’attaques menées par des groupes rebelles, et quatre employés français ont été kidnappés en juin 2008. Les rebelles veulent qu’une plus grande part des recettes d’exploitation soit investie dans la construction d’infrastructures et dans le développement du nord du Niger. Lorsque la production est interrompue, les revenus du gouvernement s’en ressentent et la publicité générée en attaquant une entreprise multinationale est, pour les rebelles, une façon de faire entendre leur cause. A l’heure actuelle, malgré les promesses de transférer les fonds aux régions, l’argent de l’uranium continue à être dépensé par le gouvernement central à des centaines de kilomètres de là, dans la capitale, Niamey, où la corruption est omniprésente. Beaucoup de responsables politiques sont plus que ravis de voir Areva essuyer le gros des attaques rebelles et des critiques de la communauté internationale. Le Niger est l’un des pays les plus pauvres de la planète, mais aussi le troisième producteur d’uranium du monde. Intensifier l’extraction de minerai pour alimenter les centrales nucléaires au Royaume-Uni pourrait apporter des avantages énormes à la région du Nord et à tout le pays. Mais cela ne se fera pas automatiquement. Avant de signer tout accord, Gordon Brown [le Premier ministre britannique] devra s’assurer que l’énergie moins chère et plus propre qu’il veut fournir au Royaume-Uni grâce au nucléaire ne sera pas payée au prix fort par les communautés locales du Niger". 

 

Tonton Daniel

 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #énergie & matières premières

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Publié le 19 Mars 2009


Bonjour à tous


Il est bien loin le temps où l'on trouvait chez l'épicier du coin des produits avec une vraie étiquette et un prix lisible !
Omniprésents dans tous les commerces, les codes-barres facilitent aujourd'hui la vie des caissières, les échanges internationaux et la gestion des stocks, mais pourraient à l'avenir être remplacés par des puces ou des codes à plusieurs dimensions...

Indissociables des lecteurs électroniques et des scanners optiques qui mesurent les largeurs des barres et leur écartement relatif, ces symboles constitués de barres et d'espaces plus ou moins larges datent de 1970. Il en existe plusieurs sortes, en fonction des informations stockées et du nombre de données qu'ils codent.


Mondialisation oblige, pour faciliter les échanges commerciaux, les codes les plus connus (EAN pour European Article Numbering, et CUP pour Universal Product Code aux Etats-Unis) ont donné naissance en 2003 au code GS1 mais sont toujours utilisés localement.


Les trois premiers chiffres du code EAN indiquent le pays où le produit a été fabriqué (ou le pays du siège social de l'entreprise). Exemples :


000 à 019 : Etats-Unis
300 à 379 : France
471 :       Taiwan
690 à 695 : Chine
885 :       Thailande


http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres


http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres_EAN


http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_universel_des_produits


http://fr.wikipedia.org/wiki/GS1


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lecteur_de_code-barres


Tonton Daniel





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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #le saviez-vous

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Publié le 18 Mars 2009


Bonjour à tous


Malgré tous les ravages que l'Homme peut occasionner à son Environnement, j'ai toujours pensé - candeur ou optimisme - que la Nature aura le dernier mot et saura nous survivre bien après notre disparition. Malgré le réchauffement climatique, la pollution, le pillage des ressources naturelles, la surpêche ou le gaspillage énergétique, je trouve toujours des signes d'espoir quant à l'avenir de notre Planète, comme la Forêt vierge reprenant possession des cités antiques abandonnées en Asie ou en Amérique latine, ou les herbes folles, ces minuscules petites plantes qui arrivent à germer dans nos villes au fond des caniveaux...


Le dernier signe date d'aujourd'hui quand, profitant du beau soleil, j'ai retrouvé sur mon balcon, au fond d'une armoire, cinq pots pleins de terreau d'où émergeaient des bulbes oubliés depuis le printemps dernier ! Malgré l'obscurité, la sécheresse et le froid rigoureux de l'hiver dernier, les feuilles commencent à poindre et ne demandent qu'un peu de lumière, d'eau et de chaleur pour finir de se réveiller : la période de dormance est terminée !


Jacinthes ou tulipes ? Dans le premier cas (le plus probable), il est sans doute un peu tard... Mais si ce sont des tulipes, elles tiendront d'abord compagnie aux narcisses, au forsythia et aux derniers muscaris, puis au lilas et à l'hortensia grimpant qui ont déjà débourré !


Oubliées la crise, les grèves et les querelles ! Le Printemps est arrivé ! Naïf, moi ?


Tonton Daniel







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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #au jardin

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