Publié le 24 Février 2009


Bonjour à tous


Entendu hier au soir une mère de famille parlant fort à une table voisine au restaurant : "Oui ma chérie ! La rhubarbe, c'est un fruit très sucré !"


Non madame ! Tout faux ! La rhubarbe n'est pas un fruit ! Ne vous en déplaise !


C'est une plante vivace aux grandes feuilles vertes qui peut atteindre trois mètres de hauteur, aimant les sols riches et une exposition ensoleillée, et dont les seules parties comestibles sont les tiges sucrées de couleur rouge (pétioles des feuilles). Les feuilles, pleines d'acide oxalique, sont même considérées comme toxiques en provoquant nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhées. A forte dose, l'acide oxalique peut même provoquer des calculs rénaux.


La rhubarbe doit son nom à la Volga ("Rha" en grec) et aux "barbares venus de l'est" ("Barbarum" en latin), ce qui indique sa provenance orientale (Sibérie ou Chine). Elle était à l'origine conidérée comme une plante médicinale (Rhubarbe officinale) et fut introduite en Europe au XVIIIe siècle grâce au développement des échanges commerciaux avec l'Orient. La petite Histoire décrit la patience d'un marchand russe qui fut ainsi le premier à faire pousser des plants de rhubarbe importés au jardin botanique de Saint-Pétersbourg en 1750.


Consommées crues ou cuites, souvent en tartes, en compote ou en confiture, les tiges doivent être blanchies à l'eau bouillante avant la cuisson pour diminuer un peu leur acidité. La rhubarbe n'est donc pas un fruit, madame,  et si on veut vraiment faire une comparaison, sa partie comestible serait plus proche des cardes de blettes !


Tonton Daniel







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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #alimentation

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Publié le 23 Février 2009


Bonjour à tous


Le Japon, dernier Empire de la planète et seconde puissance économique mondiale, a toujours été une terre de contrastes, mêlant culture médiévale et modernité, robots et geishas, bonsaïs et mangas, arts martiaux et trains à grande vitesse, haute technologie et croyances d'un autre âge : depuis lontemps, l'étude du groupe sanguin (Ketsu-eki-gata) d'un individu est largement utilisée dans la société nippone pour déterminer son caractère et ses capacités sociales.

L'explication de cette absurdité est simple : depuis l'occupation de la Corée, de la Chine et de Formose par le Japon au début du XXe siècle, le fier "Empire du soleil levant" a cherché à prouver sa prétendue "supériorité" par des caractéristiques raciales, à la manière du régime nazi à la même époque qui reconnaissait la primauté des yeux bleus et des cheveux blonds...

Aujourd'hui, livres, boissons, jeux vidéo, agences matrimoniales et, plus grave, regroupements de jeunes enfants ou recrutements professionnels s'appuient très souvent sur cet "horoscope sanguin" !
Aussi idiot que nos signes du zodiaque, le racisme en plus !


Dépêche du 11 février 2009 :


"Le groupe sanguin, un trait psychologique pour les Japonais.


Au Japon, demander à quelqu’un son groupe sanguin est bien plus qu’une simple question. Ca peut être l’introduction à une rencontre sentimentale ou à un entretien d’embauche.
En 2008, quatre des dix premiers best-sellers dans le pays traitaient de l’influence du groupe sanguin sur la personnalité, selon le plus gros distributeur de livres du Japon, Tohan Co. Cette série de quatre ouvrages, consacrés chacun à un groupe sanguin (B, O, A et AB), a dépassé au total les cinq millions d’exemplaires vendus, a précisé leur éditeur, Bungeisha.
(...)
Même le Premier ministre Taro Aso semble considérer l’information comme suffisamment importante pour révéler son profil sur le Web. Il est du groupe A. Son rival de l’opposition, Ichiro Ozawa, du groupe B.
A l’heure actuelle, les caractéristiques du groupe sanguin figurent dans un jeu de Nintendo DS vendu au grand magasin Printemps de Tokyo, tout comme des sacs remplis d’accessoires féminins en rapport avec le groupe sanguin. Une chaîne de télévision diffuse une comédie dans laquelle les femmes cherchent des hommes en fonction de leurs groupes sanguins.
Et ce n’est pas tout. Les agences matrimoniales vont jusqu’à fournir des tests de compatibilité sanguine, et certaines entreprises prennent la décision d’affectations à partir des groupes sanguins.
Dans certains jardins d’enfants, les petits sont divisés selon leurs groupes sanguins, et l’équipe féminine de softball, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Pékin, utilise la théorie pour personnaliser chaque entraînement.
Et, en dépit d’avertissements répétés, de nombreux employeurs continuent à demander les groupes sanguins lors des entretiens d’embauche, a indiqué Junichi Wadayama, un responsable du ministère de la Santé, des Affaires sociales et du Travail.
"C’est tellement répandu que la plupart des gens, même les dirigeants d’entreprise, ne sont pas conscients que demander le groupe sanguin peut conduire à une discrimination", a ajouté Wadayama.
Les groupes sanguins, déterminés par les protéines présentes dans le sang, n’ont rien à voir avec la personnalité, a rappelé Satoru Kikuchi, professeur associé de psychologie à l’Université Shinshu. "C’est simplement de la fausse science", a-t-il ajouté. "L’idée encourage les gens à juger les autres sans même essayer de les comprendre comme des êtres humains. Ca ressemble à du racisme".
D’ailleurs, l’utilisation des groupes sanguins a des racines peu recommandables. La théorie, empruntée à l’idéologie nazie, a été adoptée par le gouvernement militaire du Japon dans les années 30 pour améliorer la "race" des soldats. L’idée a été abandonnée des années après et l’intérêt qu’elle suscitait a disparu.
Elle a refait surface dans les années 70, alors que Masahiko Nomi, un avocat sans expérience médicale, redonnait à la théorie un attrait de masse. Son fils, Toshitaka, en fait la promotion par l’intermédiaire d’un groupe privé, le Human Science ABO Center, déclarant qu’il n’entend pas juger les gens mais améliorer les relations et permettre aux gens de se réaliser.
Les livres vendus ne vont pas jusqu’à parler de déterminisme du groupe sanguin, mais suggèrent en revanche que, si ce paramètre sanguin crée les tendances de la personnalité, ce n’est pas définitif".


http://fr.wikipedia.org/wiki/Croyance_japonaise_en_l'influence_du_groupe_sanguin_sur_la_personnalit%C3%A9


http://www.aujourdhuilejapon.com/actualites-japon-le-groupe-sanguin-determine-t-il-le-temperament-des-japonais--5982.asp?1=1


http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_sanguin


http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9n%C3%A9tique_des_populations


Tonton Daniel




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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #japon, #homo absurdus

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Publié le 22 Février 2009


Bonjour à tous


La semaine dernière, dans un reportage télévisé sur la décroissance et ses adeptes, j'ai découvert qu'on pouvait créer son propre compost en appartement ! La jeune fille interrogée présentait dans sa cuisine une sorte de tiroir fermé contenant terreau et vers de terre dans lequel elle plaçait ses déchets organiques (épluchures de fruits et de légumes, coquilles d'oeuf émiettées, carton, sachets de thé, mouchoirs en papier...), les lombrics se chargeant de recycler naturellement ces produits. Et d'ajouter qu'il n'y avait aucune odeur, un volume de déchets moins important dans les poubelles et la satisfaction de lutter contre la pollution ! La lombriculture en appartement... Un peu excessif sans doute... Quoique... 


Deuxième surprise, l'article de Wikipedia sur le compostage est très long et très complet. En voici la définition initiale : "Le compostage est un procédé biologique de conversion et de valorisation des matières organiques (sous-produits de la biomasse, déchets organiques d'origine biologique...) en un produit stabilisé, hygiénique, semblable à un terreau, riche en composés humiques, le compost".


Les agriculteurs-éleveurs connaissent depuis toujours le principe attribué à Lavoisier : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Ils utilisent lisier (mélange de déjections d'animaux et d'eau), fumier (excréments d'animaux additionnés de pailles) et purin (urine des animaux) comme fertilisant et engrais pour leurs cultures. Simple bon sens... à condition de ne pas polluer les nappes phréatiques avec des batteries d'élevage industrielles !


http://fr.wikipedia.org/wiki/Compost


http://fr.wikipedia.org/wiki/Ver_de_terre


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lombriculture


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lombricompost


http://www.aujardin.info/fiches/compost.php


http://www.aujardin.info/fiches/lombri-culture.php


Tonton Daniel




 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #déchets et recyclage

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Publié le 21 Février 2009


Bonjour à tous


Le préservatif, comme son nom l'indique, est un accessoire destiné à l'origine lors d'un rapport sexuel à préserver l'organisme des maladies vénériennes, aujourd'hui nommées maladies et infections sexuellement transmissibles (MST et IST), les plus connues étant la blénorragie, l'herpès, la syphilis, le sida. Utilisé longtemps comme moyen contraceptif au grand dam des autorités religieuses, il a retrouvé depuis quelques années sa vocation initiale notamment depuis la pandémie de sida. Le préservatif masculin existe depuis des milliers d'années et a été fabriqué au cours du temps avec différents matériaux plus ou moins efficaces et étanches au sperme ou aux sécrétions vaginales : boyaux et vessies d'animaux, papier huilé, caoutchouc, latex...


Si le préservatif masculin est une "enveloppe de caoutchouc destinée à être posée sur le pénis avant un rapport sexuel", il existe un préservatif féminin, moins connu, adapté à la morphologie de l'organe sexuel féminin, composé d’une fine gaine en polyuréthane ou en nitrile munie d'un anneau souple à chaque extrémité, qui peut être posé longtemps avant un rapport sexuel, ce qui n'interrompt pas les préliminaires. L’anneau du côté fermé se tord et se place dans le vagin alors que l’autre bout prend place à l’extérieur.


Le préservatif masculin doit être utilisé pour tout rapport à risque, pénétration vaginale ou anale, mais aussi, ce que l'on sait moins, lors de la fellation, pratique répandue et risquée en cas de maladie sexuelle de l'homme conjuguée à une mauvaise hygiène dentaire ou buccale de sa (ou son) partenaire. Il est d'ailleurs recommandé par précaution de ne pas se laver les dents avant une fellation pour éviter des saignements ou des micro-lésions susceptibles de favoriser une infection virale. Les spécialistes du marketing ont créé des préservatifs masculins parfumés (fraise, vanille, menthe, réglisse...) pour celles (ou ceux) qui ne supportent pas le parfum du latex.


D'autres règles d'utilisation doivent être observées pour garantir la fiabilité de la protection : n'utiliser qu'un seul préservatif à la fois, l'enlever de sa pochette manuellement et sans objet coupant, n'utiliser que des gels lubrifiants à base d'eau (les corps gras comme huile ou vaseline rendent le latex poreux et donc inefficace), bien pincer le réservoir terminal avant la pose, respecter la date de péremption. Les préservatifs sont utilisables une seule fois, existent en plusieurs tailles, sans latex pour éviter des allergies ou avec nervures pour accentuer le plaisir des partenaires. On lui a donné plusieurs noms familiers : capote anglaise, condom, capuchon, caoutchouc, chapeau, poteca (en verlan)... ou "french letter" en anglais !


http://tontondaniel.over-blog.com/article-30070449.html


Pose du préservatif féminin : http://www.cyes.info/themes/sida/preservatif_feminin.php


Histoire du préservatif : http://www.leroidelacapote.com/history.php


Sortez couverts !


Tonton Daniel


Un préservatif féminin :





La pose du préservatif masculin :




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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #sexualité

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Publié le 20 Février 2009


Bonjour à tous


Symbole très laid de l'URSS des années 70, le célèbre hôtel Intourist de Moscou situé en bas de l'avenue Gorkovo à 100 m du Kremlin a été rasé en mars 2002 pour être remplacé en 2004 par un établissement plus moderne.


Logé dans cet hôtel lors de mon premier séjour à Moscou en septembre 1993, ma première surprise fut de découvrir à travers la vitre de ma chambre une immense publicité pour la firme Panasonic sur l'immeuble situé de l'autre côté du boulevard ! Le bloc soviétique avait explosé depuis deux ans et le capitalisme avait déjà pris pied au pays de Karl Marx, commençant à envahir peu à peu Moscou et les mentalités de ses habitants. Le dollar était souvent utilisé en ville pour payer ses achats, mais curieusement pas dans les 3 Mac Donald's que comptait déjà la capitale russe à cette époque !


L'hôtel Intourist représentait à lui seul tous les paradoxes de Moscou en 1993, mêlant le décor de chambres impersonnelles et certainement truffées de vieux micros obsolètes à la présence d'une salle de jeux au rez-de-chaussée (d'où je fus refoulé poliment mais fermement à cause d'un blue-jeans incompatible a priori avec le sérieux du lieu). Même contraste entre les superbes "demoiselles" attendant dans le hall le touriste esseulé ou le haut fonctionnaire de passage et les antiques "babouchkas" mafflues régnant à chaque étage sur les stocks de couvertures et les réserves d'eau minérale... Et toujours même contraste entre la situation privilégiée du bâtiment et la salle de restaurant de l'hôtel, si insignifiante que je ne m'en souviens même plus !


Seule récompense : malgré un ciel plombé, la vue extraordinaire depuis les fenêtres à chaque bout du couloir du 22e et dernier étage ! La gigantesque tour de télécommunications Ostankino au nord, le Kremlin et la Place Rouge à deux pas au sud, les "gratte-ciels" moscovites à l'horizon... J'avais attendu en vain l'irruption d'un agent de la police secrète du KGB pour m'interdire ou me reprocher mes quelques photos...


La position privilégiée de l'hôtel Intourist m'avait permis d'aller à pied le soir sur la Place Rouge pour la traditionnelle relève de la garde devant le tombeau de Lénine (http://tontondaniel.over-blog.com/article-14460469.html). Surprise ! Le spectacle était au rendez-vous mais pas celui que j'attendais ! Orchestre de jazz, militaires ivres, vieilles femmes vendant quelques guenilles aux passants, bande de jeunes excitant ses chiens pour les faire aboyer volontairement au passage de la garde... A cet instant, j'ai compris que l'ancienne URSS avait bel et bien disparu !


A l'instar de l'hôtel Intourist, les autorités moscovites et russes ont envisagé de faire disparaitre le tombeau de Lénine et d'enterrer le corps momifié du révolutionnaire afin de clore symboliquement le chapitre du marxisme-léninisme. Le projet n'est pas figé, mais oui, c'est certain, l'Union Soviétique a vécu...


http://www.batiactu.com/edito/disparition-l-hotel-intourist-de-moscou-11471.php


http://www.batiactu.com/edito/moscou-fait-ses-adieux-a-l-hotel-intourist-11959.php


http://fr.wikipedia.org/wiki/Kremlin_de_Moscou


http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Ostankino


http://fr.wikipedia.org/wiki/Gratte-ciel_staliniens


http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_L%C3%A9nine


Tonton Daniel


L'hôtel Intourist avec le Kremlin au fond à gauche:



 

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #souvenirs de voyage, #russie-urss

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