Publié le 16 Juin 2013


Bonjour à tous

Contrairement à la vallée de la Vézère en Périgord, le val de Seine en Ile-de-France est pauvre en grottes susceptibles d'avoir abrité des habitats préhistoriques. Perdu au sud de la forêt de Fontainebleau, le musée de préhistoire de Nemours a pourtant mission de retracer le parcours de l'homme dans le bassin parisien entre le paléolithique ancien et l'âge du fer, en passant par le mésolithique, le néolithique et l'âge du bronze.

Premier choc, au contraire du vieux et sombre musée d'archéologie nationale de Saint-Germain en Laye, l'architecture du musée de Nemours se veut résolument contemporaine et sobre et les murs de béton brut qui émergent du sous-bois s'intègrent parfaitement entre la pente du terrain, les arbres et les rochers de grès. Mais à l'intérieur de cet écrin prometteur, réparties de manière chronologique dans sept petites salles, les collections d'outils en pierre taillée, de figures anthropomorphes, de bijoux et de poignards obligent le visiteur à un réel effort d'imagination car le choix des conservateurs de proposer une muséographie minimaliste et de faire revivre l'ambiance d'un chantier de fouilles entraine inévitablement une légère frustration. Un peu plus de profondeur n'aurait pas nui à l'ensemble et permettrait sans doute une plus grande fréquentation...

L'originalité est ailleurs et repose sur l'organisation des salles autour de patios dans lesquels sont reconstituées avec de vraies plantes les flores correspondantes à chaque période traversée. Figuiers, lauriers et fougères des périodes chaudes et semi-humides alternent ainsi avec des plantes de périodes plus froides ou plus sèches avant de laisser place aux fleurs et aux céréales cultivées par nos ancêtres.

Avant de sortir, un dernier effort d'imagination en regardant à travers les grandes baies vitrées vous permettra peut-être d'apercevoir dans les ombres du sous-bois extérieur un troupeau d'aurochs en quête de nourriture ou un groupe d'hommes de Neandertal à la recherche de gibier...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%C3%A9partemental_de_Pr%C3%A9histoire_d%27%C3%8Ele-de-France

http://www.musee-prehistoire-idf.fr/

http://tontondaniel.over-blog.com/article-7089985.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-moret-sur-loing-110725503.html

Tonton Daniel

Photos prises aujourd'hui :

le musée de préhistoire de nemours
le musée de préhistoire de nemours
le musée de préhistoire de nemours

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france

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Publié le 15 Juin 2013


Bonjour à tous

Au premier abord, ils ressemblent à des jardins français miniatures... Comme eux, ils sont conçus pour être observés du premier étage d'une habitation... On y retrouve parfois les mêmes plantes et les mêmes buis taillés... Mais les "jardins de noeuds" (ou "Jardins en noeuds" - Knot gardens) sont typiquement anglais et précèdent de deux siècles les jardins "à la française" ! Apparus outre-Manche au XVe siècle, leurs décors représentatifs du style Tudor se sont ensuite inspirés au XVIe siècle des motifs de broderies ornant les vêtements de la cour de la reine Elisabeth Ie.
Germandrées, lavandes, santolines, romarins, hélicrysums, sauges, rosiers miniatures, dicentras, heuchères et buis animent encore aujourd'hui quelques petits jardins oubliés dont celui du seul musée au monde consacré au jardinage, The Museum of Garden History, situé dans l'église St.Mary-at-Lambeth de Londres, en face de Big Ben.

(Source : Les miscellanées du jardin - Guillaume Pellerin et Cléophée de Turckheim - Ed. Ulmer)

http://en.wikipedia.org/wiki/St_Mary-at-Lambeth

Tonton Daniel

le jardin de noeuds

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #au jardin

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Publié le 12 Juin 2013


Bonjour à tous

Dans la course aux records, les botanistes comparent souvent les arbres les plus grands, les plus gros ou les plus vieux mais oublient toujours de mentionner l'arbre naturel et adulte le plus petit du monde. Je précise bien "naturel et adulte" pour le différencier des bonsaïs créés patiemment par des jardiniers psychopathes !

L'arbre naturel et adulte le plus petit du monde est donc Salix arctica, un saule arctique qui ne mesure que quelques centimètres de haut et que la littérature confond souvent avec le salix retusa, petit saule poussant en altitude en France et en Europe.
Vivant principalement autour de l'océan Arctique dans des zones rocheuses et des toundras aux conditions extrêmes, il ressemble plutôt à une plante rampante mais il est bien classé comme arbre grâce à la lignine de son tronc chétif. Dépassant rarement 15 centimètres de hauteur, le saule arctique pousse lentement et peut vivre très longtemps quand il ne sert pas de pâturage à la faune herbivore arctique, rennes, caribous, boeufs musqués, lemmings, lièvres arctiques et autres lagopèdes. Les Inuits l'utilisent également comme combustible et comme aliment d'appoint mais aussi comme médicament. Ce dernier usage n'est pas étonnant quand on sait que le principe actif de l'aspirine, l'acide acétylsalicylique, a été découvert initialement dans l'écorce des saules et qu'il doit d'ailleurs son nom au genre Salix !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saule_arctique

http://tontondaniel.over-blog.com/article-pins-de-bristlecone-108815774.html

Tonton Daniel

le plus petit arbre du monde

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #arbres

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Publié le 11 Juin 2013


Bonjour à tous

Cela pourrait être le titre d'une fable moderne mais "l'oiseau et la cigarette" est une histoire réelle aussi triste qu'étonnante !

Suite à de nombreuses observations, les chercheurs de l’Institut d’Ecologie de l’Université nationale de Mexico viennent de prouver que l'utilisation de filtres de cigarettes usagés par des oiseaux pour la fabrication de leurs nids n'était pas dûe à la légèreté de ce matériau original. En effet, les scientifiques ont pu prouver que la nicotine et les différents produits chimiques contenus dans la cellulose des filtres éloignent les acariens et les arthropodes préleveurs de sang ou transmetteurs d'endoparasites et d'ectoparasites dangereux pour les oisillons. Les ornithologues ont ainsi pu compter jusqu'à 48 filtres usagés dans un seul nid !

A priori, les moineaux domestiques (Passer domesticus) et les roselins du Mexique (Carpodacus mexicanus) ont juste copié en ville le comportement d'espèces rurales qui utilisent pour leur nid des feuilles fraiches de tabac contenant naturellement de la nicotine et des alcaloïdes agissant comme répulsifs naturels. Ce nouveau mécanisme de protection serait donc plutôt considéré comme un "exemple d’adaptation aux nouvelles conditions de vie imposées par le développement des villes". Une preuve de plus que la copie et l'apprentissage ne sont pas l'apanage de l'espèce humaine et que l'intelligence des oiseaux leur permet d'innover en permanence, fut-ce au prix d'un recyclage affligeant !

Deux questions restent sans réponse. La première concerne les éventuels effets secondaires à long terme de la nicotine, des métaux lourds et autres goudrons sur la santé des oisillons. La deuxième se rapporte à... la literie des gros fumeurs, qui devrait en théorie contenir moins d'acariens que la literie des non-fumeurs ! Qui fera cette vérification ?

Quant aux poumons des fumeurs, c'est une autre histoire et un autre débat !

(Sources : internet et Magazine Science et Vie n°1149 - Juin 2013)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_des_oiseaux

Tonton Daniel

l'oiseau et la cigarette

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #zoologie

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Publié le 8 Juin 2013


Bonjour à tous

En plus de son humour grinçant et de son talent de plume (il fut surnommé par ses contemporains "l'homme le plus spirituellement mal élevé"), le romancier et journaliste français Alphonse Karr avait aussi la passion des plantes, au point de leur dédier plusieurs ouvrages et d'acheter à Nice au milieu du XIXe siècle un magasin de fleurs, de fruits et de légumes !
Parmi son importante bibliographie, les amoureux du jardin remarqueront "Sous les tilleuls" (1832), "Un voyage autour de mon jardin" (1845), "Sous les orangers" (1848), "Lettres écrites de mon jardin" (1853), "Promenade hors de mon jardin" (1856), "Roses noires et roses bleues" (1859), "Le Crédo du jardinier" (1875), "Sous les pommiers" (1882), "Roses et chardons, ou la Politique au jardin" (1886) sans oublier les mots d'esprit de son traité intitulé "Comment insulter les plantes en latin" :

"La botanique, c'est l'art de sécher les plantes entre des feuilles de papier et de les injurier en grec et en latin !"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Karr

Tonton Daniel

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #extraits et citations, #portraits, #au jardin

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