Articles avec #dereglements climatiques tag

Publié le 2 Juin 2017


Mission accomplie pour le président Donald Trump qui a permis à son corps défendant de resserrer les rangs de la communauté internationale autour de l'accord de Paris sur le climat...

Mission accomplie pour le spationaute Thomas Pesquet qui nous a permis pendant six mois de lever les yeux vers les étoiles et mieux comprendre la beauté et la fragilité de notre petite planète...

Donald Trump : 0 - Thomas Pesquet : 1

 

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Publié le 19 Mai 2017


Bonjour à tous

Le saviez-vous ? La Russie développe depuis quelques années un concept de centrale nucléaire flottante ! Cette étude est liée à la construction dans les années 70 de la centrale nucléaire de Bilibino dans l'extrême nord-est de la Russie. Située à 5600 km de Moscou au nord du cercle polaire arctique dans le district autonome de Tchoukotka, la centrale qui regroupe quatre réacteurs d'une puissance de 48 MW est la plus septentrionale du monde. Unique centrale dans le monde construite sur du pergélisol (permafrost), ses fondations seraient potentiellement instables à cause du réchauffement climatique mondial et de la fonte de ce pergélisol. Le sujet des risques sismiques ou telluriques reste confidentiel mais les journalistes interdits de visite sur le site rappellent également que la centrale de Bilibino mise en service en 1976 appartient à la génération de celle de Tchernobyl.

Spécialiste de la construction de navires, de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, la Russie a lancé depuis 1957 plus de 250 unités regroupant 900 réacteurs. Forts de cette expérience en propulsion navale atomique, les ingénieurs soviétiques ont donc développé un concept de réacteur sur barge, autonome, mobile et remorqué. Premier d'une série de huit unités principalement destinées à alimenter en énergie les villes côtières le long du passage du Nord-Est dans l'Arctique russe, l'Akademik Lomonosov sera relié à des réseaux de petites communautés isolées et à des activités industrielles onshore et offshore.

Terminée en 2007 dans des chantiers navals proches de Saint-Pétersbourg et propriété de la société Rosatom, la coque de 144 mètres de long de l'Akademik Lomonosov a reçu ses deux réacteurs nucléaires en 2009 et été lancée en juin 2010. Les deux réacteurs sont dérivés de modèles conçus pour des brise-glaces, alimentent des turbines à vapeur produisant 70 MW électriques, dix fois moins que de classiques réacteurs nucléaires à eau pressurisée, et seront rechargés en combustible tous les trois ans. D'une durée de vie de 40 ans, la barge comprend également une unité de désalinisation d'une capacité quotidienne de 240 000 m3 ainsi qu'un module de stockage de déchets radioactifs. Avec un équipage de 70 personnes, l'unité devrait enfin être opérationnelle en 2019 dans la région du Kamchatka dans l'océan Pacifique pour prendre le relais de la centrale de Bilibino en fin de vie.

D'autres projets permettant à la Russie de trouver un débouché économique et valoriser sa longue expérience des propulseurs nucléaires sont à l'étude pour des unités plus petites, utilisées sur des fleuves dans des régions éloignées des côtes. Chine, Malaisie, Indonésie, Algérie ou Argentine ont déjà annoncé leur intérêt pour ce genre d'installations.

En plus des risques inhérents à la production nucléaire (fuites, accidents ou recyclage des déchets), les opposants au projet dénoncent les risques de terrorisme, le détournement de l’uranium hautement enrichi à des fins militaires, les possibilités de tsunami dans une région à forte activité sismique et les risques de contamination du milieu sous-marin mais aussi la perturbation des écosystèmes marins dûe à une désalinisation massive ou l’insuffisance des moyens de sauvetage locaux en cas d'accident. Sans oublier l'immersion par l'URSS depuis 1965 d'innombrables fûts de déchets nucléaires dans l'Océan Arctique et la Mer de Kara en raison d'infrastructures de stockage et de recyclage insuffisantes. Ni les dizaines de sous-marins militaires russes déclassés toujours chargés de combustible nucléaire, en attente de démantèlement depuis des années et dont le très mauvais état de certains empêche tout remorquage...

D'aucuns rappellent aussi l'histoire du Sturgis MH-1A, Liberty ship de l'US Navy transformé en 1968 pour recevoir un réacteur nucléaire de 10 MW et destiné à fournir de l’électricité à une base militaire américaine située au bord du canal de Panama. Malgré les demandes de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique et de l’Organisation Maritime Internationale, le Sturgis et son réacteur n'étaient toujours pas recyclés 37 ans après leur fin de mission en 1976. Abandonné au milieu de l'impressionante flotte de réserve de James River en Virginie depuis cette date, son démantèlement a enfin débuté en avril 2015 pour s'achever en principe en 2018, un an avant la mise en service théorique de l'Akademik Lomonosov et l'arrêt de la centrale de Bilibino...

Tonton Daniel

 

une centrale nucléaire flottante

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Publié le 18 Décembre 2016


Bonjour à tous

Comptant plus de 2000 habitants à l'origine, la ville minière de Centralia, dans l'État de Pennsylvanie aux États-Unis, a été entièrement abandonnée à la suite d'un incendie accidentel dans la mine de charbon souterraine s'étendant sous la ville. Le sinistre a démarré en mai 1962... et le feu n'est toujours pas éteint 54 ans plus tard ! Alors que les routes éventrées autour de Centralia laissent échapper des fumerolles toxiques et que l'accès à la ville-fantôme est sévèrement contrölé, l'incendie s'étend aujourd'hui en sous-sol sur 1.6 km2, avance de 15 m par an et ne devrait s'éteindre que dans 250 ans quand tout le charbon de la mine sera consummé !

Peu connus du grand public malgré leur impact environnemental, les "feux de mine de charbon" accidentels sont fréquents en Chine et peuvent également être d'origine naturelle tels ceux de Mount Wingen en Australie, des Smoking Hills au Canada ou de Brennender Berg en Allemagne. Proches de la surface, tous ces feux sont alimentés par l'oxygène de l'air, libèrent d'importants stocks de CO2, de monoxyde de carbone, de soufre et de particules. On estime qu'1 % de la production de gaz à effet de serre proviendrait de ces feux de mine, soit 20 millions de tonnes de charbon parties en fumée chaque année.

La catastrophe de Centralia rappelle l'évacuation du village turkmène de Darvaza suite à l'inflammation d'une poche de gaz qui brûle en surface de manière continue depuis 1971 et que nul n'a jamais pu éteindre !

Tonton Daniel

 

l'incendie de centralia

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #environnement, #USA, #dérèglements climatiques

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Publié le 5 Novembre 2016


Bonjour à tous

Le hasard aura voulu que je termine "La 6e extinction" de la journaliste d'investigation américaine Elizabeth Kolbert quelques jours après la parution du rapport du WWF "Planète Vivante 2016" faisant état d'une accélération alarmante de la disparition de la faune sauvage, à quelques jours de l'ouverture de la COP22 et alors que le magazine Sciences et Avenir consacre un article passionnant sur le début de l'ére anthropocène dans son numéro d'octobre dernier.

Le constat dressé par Elizabeth Kolbert est très clair. Après les cinq grandes extinctions précédentes caractérisées par une "baisse marquée de la biodiversité", la sixième vient juste de débuter. Si les premières sont d'origine naturelle, dues à des causes multiples et réparties sur des durées géologiques très longues, météorites géantes, dérive des continents, glaciations ou simple sélection naturelle, la dernière a commencé avec l'apparition d'Homo Sapiens et se développe avec une effrayante et extrême rapidité.

A travers quelques exemples à la fois symboliques et très concrets, effondrement des stocks de batraciens et de chauves-souris ou modification des écosystèmes dépendant des arbres, l'auteure brosse un tableau pessimiste et réaliste, froid et sans passion, de l'extinction programmée de tout ou partie de la faune et de la flore sauvages de notre planète. Les avertissements sont nombreux : extinction du dodo en 1681, du grand pingouin en 1844 ou de la grenouille de Darwin en 2014, blanchiment des barrières de corail, constat de surchasse et de surpêche, crainte sur la disparition des abeilles et des grands singes, paradoxe des espèces obligées de migrer pour survivre mais bloquées par des réalisations humaines, routes, barrières, villes, zones défrichées... Parmi d'autres exemples, on citera également la migration des végétaux vers le nord ou en altitude, la propagation d'espèces invasives causées par le commerce mondial et le tourisme transcontinental engendrant la fin de la "distribution géographique" darwinienne, les extinctions locales à petite échelle dans des iles et des espaces réduits devenant rapidement régionales puis mondiales.

Chacune des cinq extinctions précédentes a été associée à une ère géologique précise. Capable de modifier rapidement, massivement et durablement son environnement, l'Homme a volontairement ou accidentellement engagé une nouvelle ère d'extinction massive, aujourd'hui nommée "Anthropocène" dans laquelle les biomes sont devenus des "anthromes". Homo Sapiens est désormais capable de modifier la "signature stratigraphique planétaire" par sa consommation de combustibles fossiles et de sable à béton, le stockage de déchets et les retombées d'explosions nucléaires, la création d'iles artificielles ou les détournements de fleuves, toutes cicatrices définitives qui demeureront bien après le bref passage de l'Homme sur Terre. Parmi d'autres conséquences des activités humaines entrainant la disparition de nombreuses espèces animales et végétales, on rappellera également l'emprise démographique, l'acidification des océans, la dispersion de plastiques, les émissions de gaz à effet de serre et la modification de la composition atmosphérique engendrant dérèglements climatiques, recul des glaciers, avancée des déserts et fonte des calottes glaciaires polaires..

Récompensé en 2015 par le Prix Pulitzer de l'essai et sous-titré sans ambiguité "Comment l'homme détruit la vie", le livre est passionnant de bout en bout. Il pointe du doigt le paradoxe de la petitesse de l'homme face à son énorme pouvoir de nuisance et laisse à penser qu'une espèce invasive appelée Homo Sapiens pourrait être la cause du "remplacement imparfait" de l'homme de Néanderthal... Les expériences de Biosphère, les parcs nationaux et les banques de gènes congelés ne serviront à rien. S'achevant par l'auto-destruction de cette espèce autrefois qualifiée de "sage", la sixième extinction pourrait bien être la dernière...

Tonton Daniel

 

la 6e extinction

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #littérature, #environnement, #zoologie, #dérèglements climatiques

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Publié le 31 Janvier 2016

Bonjour à tous

Depuis le 23 octobre dernier, l'un des 115 puits du deuxième centre de stockage de gaz le plus important des Etats-Unis laisse échapper de manière continue des quantités considérables de méthane dans l'atmosphère. Alors que les causes du sinistre semblent être la vétusté des installations et un défaut de maintenance, la fuite est si importante que l'état de Californie a décrété l'état d'urgence, condamné une partie de l'espace aérien au-dessus du site et fait évacuer 30.000 riverains de la banlieue de Los Angeles.

Géré et exploité par la société SoCalGas (Southern California Gas), filiale de la holding Sempra Energy, le site d'Aliso Canyon a été installé en 1973 au sein d'un ancien gisement de pétrole asséché situé à 2500 mètres de profondeur et contient 243 milliards de mètres cubes de gaz destinés à l'approvisionnement de 20 millions de consommateurs. Depuis trois mois, on estime les rejets dans l'atmosphère à 30 tonnes de gaz par heure et à un total de 90.000 tonnes pour l'instant !

Traceur de vie abondant dans le milieu naturel et donc recherché dans l'espace par les astronomes en quête de vie extra-terrestre, le méthane (CH4) est également considéré comme l'un des plus puissants gaz à effet de serre, au pouvoir de réchauffement 20 fois plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2). Incolore, inodore et peu concentré dans l'air (moins de 5%), le méthane qui fuit du site californien ne risque pas d'exploser, seuls le benzène et les additifs odorants comme l'hydrogène sulfuré, l'éthanethiol ou le mercaptan éthylique peuvent provoquer des problèmes de santé à court terme. Si le méthane se décompose totalement dans l'atmosphère terrestre sous l'effet du rayonnement UV solaire en une vingtaine d'année (un siècle pour le CO2), et si le site officiel de la société semble jouer la transparence et tente de minimiser la catastrophe, les quantités rejetées aujourd'hui en Californie inquiètent malgré tout scientifiques et climatologues.

La pression du méthane étant trop importante pour obturer le puits avec des méthodes traditionnelles, bouchons de boue ou produits chimiques, la seule solution proposée par la société SoCalGas pour colmater la fuite est le creusement d'un puits parallèle destiné à dévier et canaliser le flux de gaz. Les travaux devraient s'achever au mieux en mars 2016. D'ici là...

(Sources : magazine Sciences et Avenir n°828 - Février 2016 et différents sites internet)

Tonton Daniel

Photo de la fuite en infrarouge :

fuite de méthane

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #environnement, #USA, #dérèglements climatiques

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