Articles avec #sexualite tag

Publié le 21 Février 2017


Bonjour à tous

Fin mai 1974, quelques jours après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la République française, le Canard Enchainé fait glousser la France entière en rédigeant la nécrologie du cardinal Jean Daniélou.

Créé cardinal par le pape Paul VI en 1969 puis élu à l'Académie française en 1972, Jean Daniélou est retrouvé mort chez une prostituée parisienne le 20 mai 1974 et déclaré victime d'un infarctus. La version officielle explique "qu'il était venu apporter de l’argent à cette femme pour lui permettre de payer un avocat capable de faire sortir son mari de prison".

Les autorités religieuses quant à elles font paraitre un éloge funèbre indiquant "que c'est dans l'épectase de l'Apôtre qu'il est allé à la rencontre du Dieu Vivant", employant ainsi un terme théologique qui désigne l'effort de l'âme vers la sainteté, un progrès de l’homme vers Dieu que le défunt a lui-même abondamment employé et commenté dans "Platonisme et théologie mystique" en 1944.

Quant au Canard Enchainé, il souligne l'étymologie troublante du mot épectase (du grec "epéktasis", extension...), le traduit aussitôt par "décès pendant l'orgasme" et rappelle pour l'occasion la mort en 1899 au palais de l'Élysée du président Félix Faure dans les bras de sa maitresse Marguerite Steinheil surnommée malicieusement "la pompe funèbre" par ses contemporains...

Ironie de l'histoire ou de la géographie parisienne, le cardinal est inhumé dans le cimetière de Vaugirard jouxtant l'avenue Félix Faure ! Unis jusque dans la mort !

"Nous retrouvons ici ce qui est la loi même de la vie spirituelle, l’épectase paulinienne, qui s’appuie sur ce qui est en arrière pour se tendre vers ce qui est en avant". (Jean Daniélou - Histoire du salut et formation liturgique - 1964)

Sources : internet et Dictionnaire des termes rares et littéraires - Jean-Christophe Tomasi - Ed. Chiflet

Tonton Daniel

 

épectase
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Publié dans #lexique, #religion, #histoire, #sexualité, #le saviez-vous

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Publié le 11 Décembre 2016


Bonjour à tous

Arte diffusait hier au soir "Raspoutine, meurtre à Saint-Pétersbourg", reportage d'Eva Gerberding consacré au personnage le plus controversé et le plus mystérieux de l'histoire russe, moine mystique au regard perçant qui réussit à imposer son influence à la cour de Russie de 1907 à 1916 en soulageant le jeune tsarévitch Alexis de son hémophilie héréditaire.

Si le reportage souligne le rôle politique du guérisseur acquis peu à peu auprès de la famille impériale, il évoque à peine l'éventuelle et très improbable liaison du moine avec la tsarine Alexandra Feodorovna, épouse de l'empereur Nicolas II. Le documentaire survole également rapidement le rapport ambigu que Raspoutine entretenait avec les femmes en général et celles de la cour impériale en particulier mais occulte totalement l'existence d'un extravagant pénis momifié de 29 cm conservé et exposé au Musée de l'érotisme de Saint-Pétersbourg qui serait celui du prédicateur aux nombreux succès féminins. Les historiens contestent cette attribution flatteuse, arguant que le corps de Raspoutine fut entièrement brûlé après son assassinat en décembre 1916.

Propagande, rumeurs, légende ? L'anatomie d'un seul individu peut-elle changer le cours de l'Histoire ? D'aucuns rappellent le besoin de conquêtes du petit et complexé Napoléon Bonaparte. D'autres suggèrent que la longueur du nez de la reine Cléopâtre aurait changé la face du monde, en oubliant de préciser que ce célèbre euphémisme dissimulait chez elle un art consommé de la fellation dont profitèrent à tour de rôle Jules César et Marc Antoine. Quelques centimètres supplémentaires sous la ceinture d'un moine russe auraient-ils donc pu forger une personnalité redoutable et influencer indirectement les décisions malheureuses du dernier tsar de Russie en matière de politiques intérieure et extérieure ? "Prolongement" de l'Histoire ou "raccourci" audacieux ?

Tonton Daniel

 

le pénis de raspoutine

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Publié dans #histoire, #sexualité, #télévision, #russie-urss

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Publié le 12 Juillet 2016

Bonjour à tous

"Santé sexuelle : Comment utiliser une digue, ce préservatif pour cunnilingus et anulingus. A l'image du préservatif, ce dispositif permet de se prémunir des infections sexuellement transmissibles.

Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Mais là où il y a un risque inutile d’attraper une infection sexuellement transmissible (IST), il n’y en a pas vraiment non plus. D’où l’importance d’avoir des rapports sexuels protégés. Si le port du préservatif en cas de pénétration et, dans une moindre mesure, de fellation, est entré dans les mœurs, l’usage de moyens de protection en cas de cunnilingus ou d’anulingus l’est nettement moins. Pourtant, les risques d’attraper des IST lors de ces rapports bucco-génitaux sont bien réels. Mais il est possible de s’en protéger. Comment ? En utilisant une digue dentaire.

Une digue dentaire, à l’origine, c’est un champ opératoire, ce petit carré de latex ou de polyuréthane mince et souple utilisé par le dentiste quand il soigne une ou plusieurs dents, qu’il veut isoler du reste de la bouche et de la salive. Mais, vous le savez désormais, la digue dentaire est aussi un rempart contre les IST en cas de rapport bucco-génital ou bucco-anal. D’ailleurs l’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (INPES) le rappelle : la bouche est un organe sexuel à part entière.

Populaire, la sexualité orale est de plus en plus plébiscitée, en particulier chez les adolescents, entre partenaires de même sexe, mais pas que, et nombreux sont ceux qui considèrent qu’elle est sans risque. Or cette pratique peut être à l’origine d’IST entre partenaires tant au niveau buccal qu’ano-génital. « La bouche est potentiellement vectrice et victime d’IST, a indiqué le Dr Fabrice Campana, chirurgien-dentiste au Centre Massilien de la Face à Marseille, lors d'une conférence sur la santé bucco-dentaire donnée par l' Association dentaire française (ADF). Une trentaine de bactéries, virus et parasites se transmettent sexuellement y compris lors de pratiques oro-génitales (fellation, cunnilingus, anulingus) ». VIH, herpès, papillomavirus, hépatite B, gonocoques ou encore chlamydias peuvent ainsi se transmettre en pratiquant le sexe oral. « Tout comme la syphilis, qui est en forte recrudescence depuis quelques années, alerte le Dr Campana. Justement du fait d’ une sexualité orale non protégée ».

Donc, quand l’ambiance se réchauffe, au même titre que l’on sort un préservatif au moment de la pénétration, on pense désormais à utiliser une digue avant de passer aux caresses bucco-génitales. Encore faut-il arriver à se procurer ce moyen de protection peu connu, mais qui fait de plus en plus parler de lui. Comme un préservatif classique, la digue est, bien sûr, à usage unique et à jeter après utilisation. Faute de campagne de prévention d’ampleur sur elle, la digue reste assez méconnue et boudée, d’autant qu’il faut un peu d’entraînement avant de maîtriser son usage.

Enfin, histoire d’être complètement au taquet sur le volet de la sexualité orale bien protégée, il faut savoir qu’une mauvaise hygiène bucco-dentaire, tout comme la présence d’une blessure ou d’une inflammation muco-gingivales favorisent la transmission des IST. Il y a un certain timing à respecter, préconise le Dr Campana. Il est recommandé d’éviter le brossage et l’utilisation de fil dentaire dans l’heure précédant et suivant un rapport sexuel oral".

(Source : http://www.20minutes.fr)

Tonton Daniel

digue
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Publié dans #sexualité

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Publié le 13 Mars 2016

Bonjour à tous

En pleine campagne électorale présidentielle aux Etats-Unis, la dernière annonce des frères Wachowski est presque passée inaperçue. Comme un pied de nez à Donald Trump et aux républicains conservateurs, les deux réalisateurs américains de la trilogie Matrix et producteurs du film V pour Vendetta ont en effet achevé leur transformation physique : après Andrew devenu Lilly en 2012, c'est son frère Larry qui est devenu Lana après opération chirurgicale ! Un cas rarissime dans une même fratrie.

Alors que le débat sur le genre continue d'agiter les milieux traditionalistes, le changement de sexe physique est pratiqué depuis longtemps par les "people". Depuis la "Danish girl" Lili Elbe et la française Coccinelle, on ne compte plus les artistes comme Dana International, les sportifs comme Renée Richards et Erika Schinegger ou les personnalités comme Bradley Manning, militaire au coeur de l'affaire WikiLeaks devenue Chelsea, qui se sont fait opérer. Parmi les nombreuses personnalités transgenre emblématiques et opérées, on peut aussi nommer la fille de Cher, Chastity Bono devenue Chaz en 2010, William Bruce Jenner, médaille d'or olympique et beau-père de la tribu Kardashian, devenue Caitlyn en 2015, ou notre Amanda Lear nationale, née Alain Tapp puis opérée dans les années 60 selon de nombreuses sources.

Rappelons que chacun d'entre nous possède un sexe biologique inscrit dans ses chromosomes, un sexe physiologique visible apparenté aux organes génitaux, une orientation sexuelle (hétérosexualité, bisexualité, homosexualité, asexualité) et un "genre" qui désigne le sentiment d'être un homme ou une femme. Le mélange de toutes ces composantes fournit toutes les combinaisons et personnalités possibles.

Exemples, les intersexuels au sexe biologique différent de leur sexe physiologique (l'athlète féminine Caster Semenya possédant des chromosomes masculins) ou les transsexuels (appelés aussi individus transgenre) dont le genre est non conforme à leur sexe physiologique. Comme les frères Wachowski, les personnes transgenre "mal dans leur peau" se font parfois opérer chirurgicalement pour mettre leur corps en conformité avec leur genre mais gardent évidemment leurs gènes et chromosomes de naissance, donc leur sexe biologique.

Le cas des vrais hermaphrodites est un peu différent car ceux-ci possèdent à la fois des attributs physiques masculins et féminins, indépendamment de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Dans l'Histoire, les castrats et eunuques étaient des hommes castrés ou émasculés pour raisons artistiques, punitives, religieuses ou politiques. Quant aux hijras indiens, ils constituent une caste regroupant des individus assimilés à un "troisième sexe".

Les personnes travesties et les transformistes n'entrent pas dans ce débat du genre. On rappellera que travestis, dragkings et drag queens comme l'actrice Divine ou la chanteuse Conchita Wurst ne sont pas plus transgenre que la très grande majorité des homosexuels hommes et femmes. Quant aux mannequins androgynes et gynandres comme Andrej Pejic ou Tamy Glauser, leur apparence leur permet de défiler sur les podiums comme homme ou comme femme, indépendamment de tout genre ou sexualité.

Impossible enfin de ne pas évoquer le cas de Thomas Beatie, transsexuel ayant gardé son utérus, qui a accouché après sa transformation incomplète et qui se retrouve être à la fois le père social et la mère biologique de ses trois enfants !

Au-delà des apparences, il est donc inutile et stupide de vouloir classer et juger les êtres humains, tous différents car influencés dès leur naissance par la biologie, l'environnement, l'éducation, la culture et l'expérience. "On ne naît pas femme, on le devient" écrivait Simone de Beauvoir en 1949. Si cette affirmation sur la construction sociale et la nature du genre opposé au sexe fait toujours débat aujourd'hui au sein des communautés scientifique et philosophique, elle est devenue une certitude pour les soeurs Wachowski !

Tonton Daniel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Transsexualisme

https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(sciences_sociales)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Identit%C3%A9_de_genre

http://tontondaniel.over-blog.com/article-35448665.html (hermaphrodisme)

http://tontondaniel.over-blog.com/article-18597791.html (homme enceint)

http://tontondaniel.over-blog.com/2014/05/conchita-wurst.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-andrej-pejic-69037512.html

http://tontondaniel.over-blog.com/article-25983195.html (dépénalisation universelle de l'homosexualité)

Les frères Wachowski :

le genre des wachowski

Les sœurs Wachowski :

le genre des wachowski

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #portraits, #sexualité

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Publié le 6 Mars 2016

Bonjour à tous

Aujourd'hui oublié en bordure de la forêt de Fausses-Reposes entre Vaucresson et La Celle-Saint-Cloud en région parisienne, le pavillon du Butard est un petit bâtiment de style Louis XV, édifié de 1750 à 1754 par l'architecte Gabriel sur le terrain des Hubies dépendant alors du parc de Versailles, ancien rendez-vous de chasse d'apparence coquette et anodine mais à l'histoire sulfureuse...

Caves aux murs épais, petites chambres à fenêtres basses, salon décoré de miroirs et de frises d'amours, le Butard abrite dans un premier temps les turpitudes et les très jeunes conquêtes du roi Louis XV avant la construction du scandaleux Parc-aux-cerfs à Versailles. Après la Révolution, il devient pendant quelques années la propriété de l'insouciante et frivole Joséphine de Beauharnais qui l'intègre à son domaine de Malmaison. Après le second Empire et les visites de Napoléon III, le pavillon est brièvement occupé par les troupes prussiennes en 1870 et sombre dans l'oubli et la décrépitude. Théâtre de fêtes fastueuses avant la seconde guerre mondiale, il est classé au titre des monuments historiques en 1927, est peu à peu remeublé et restauré avant de servir de cachette à la Libération à différentes personnalités accusées d'avoir collaboré avec l'occupant.

Mis par l'Etat à la disposition des présidents de l'Assemblée nationale, le discret pavillon est en 1959 au centre d'une célèbre affaire de moeurs pédophile, dite "des ballets roses", dans laquelle est impliqué entre autres André Le Troquer, 73 ans, résistant proche du général de Gaulle, ancien ministre à la Libération et dernier président de l'Assemblée nationale de la IVe république, ainsi que sa compagne, la pseudo comtesse de Pinajeff ! Alcool, drogue, soupers libertins, séances de strip-tease, spectacles érotiques et chatiments corporels, les plus jeunes "invitées" n'ont alors que 14 ans... Après le procès, en réaction à ce vaste système de détournement de mineures, le Canard Enchainé titrera alors sur le "tout pourri" !

Désormais confié à l'Office national des forêts qui l'entretient et le loue pour des manifestations culturelles, familiales ou privées a priori plus avouables, le pavillon du Butard n'est toujours pas ouvert au public. De peur que ses murs ne puissent parler ?

Tonton Daniel

Les photos prises ce matin :

le pavillon du butard
le pavillon du butard
le pavillon du butard

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Rédigé par tonton daniel

Publié dans #paris - ile de france, #histoire, #sexualité, #architecture

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